Le plus dur reste à faire pour Fillon, estime la presse
François Fillon, soutenu à l'unanimité par le comité politique de LR, a gagné une victoire à l'usure, estime mardi la presse qui pense cependant...

Le plus dur reste à faire pour Fillon, estime la presse

François Fillon, soutenu à l'unanimité par le comité politique de LR, a gagné une victoire à l'usure, estime mardi la presse qui pense cependant...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

François Fillon, soutenu à l'unanimité par le comité politique de LR, a gagné une victoire à l'usure, estime mardi la presse qui pense cependant que pour le candidat de la droite à la présidentielle, le plus dur reste à faire.

"Il les a eus", titre en Une Le Parisien, résumant le sentiment général.

"Une victoire à l'usure pour laquelle l'ancien Premier ministre a encore déjoué la plupart des pronostics", constate Stéphane Albouy, l'éditorialiste du quotidien populaire.

"L’obstination a fini par payer", note de son côté Jean-Michel Servant, du Midi Libre. "François Fillon a gagné son bras de fer", écrit Michel Urvoy, de Ouest-France. Il a remporté "la bataille tactique", pour Laurent Bodin, de l'Alsace.

"Il était temps ! Si elle veut sauver ce qui peut l’être, la droite doit repartir en campagne, et vite! Et donc serrer les rangs derrière le seul candidat encore debout : François Fillon", lance dans Le Figaro, Alexis Brézet, avant d'ajouter : "est-ce à dire que la bataille sera facile ? Évidemment non."

Ce qui fait écrire à Laurent Bodin (L'Alsace) que "le plus dur reste à faire" pour le candidat de la droite, notamment pour "redevenir audible et crédible". Pour "convaincre, au-delà de son noyau dur, la droite", ajoute Hubert Coudurier, du Télégramme.

- 'Rassembler et souder' -

Et Jean-Michel Servant, dans le Midi Libre, de rappeler : "les Républicains sortent en miettes de ce triste vaudeville. La plupart des cadres ont quitté le navire ou se sont couchés devant l’homme providence".

Les rebondissements de la campagne électorale
Les rebondissements de la campagne électorale
AFP

"L’hémorragie est désormais sous contrôle" mais elle "a durablement affaibli celui qui incarnait la force déterminée d’une alternance crédible", souligne Hervé Chabaud, de L'Union/L'Ardennais.

"Il lui faut rassembler et ressouder les pièces du puzzle", observe Denis Daumin, de la Nouvelle République du Centre-Ouest.

Et "ce ne sera pas si simple alors qu'une partie de sa famille a pris du champ", prévient Bernard Stéphan, de La Montagne. Ce sera d'autant plus difficile pense Patrice Chabanet, du Journal de la Haute-Marne, que "la braise est encore sous la cendre".

"Il doit sa vie puis sa survie à l'aile la plus radicalisée de la droite", signale Cécile Cornudet, des Echos. Et l'éditorialiste du journal économique de se demander si "le candidat peut se recentrer, sur son projet comme sur les hommes. C'est l'un de ses - nombreux - défis".

Partager cet article

Dans la même thématique

Rally at Place de la Republique for the release of activists from the Global Sumud Flotilla
7min

Politique

Garde à vue de Rima Hassan : comment fonctionne l’immunité parlementaire des eurodéputés ?

L’eurodéputée Rima Hassan a été placée en garde à vue jeudi. Ressortie libre dans la soirée, elle, sera jugée le 7 juillet prochain devant le tribunal correctionnel pour « apologie de terrorisme », en raison d’un post publié le 26 mars 2026 sur son compte X. La procédure a entraîné de nombreuses questions au regard de l’immunité parlementaire qui protège les députés européens.

Le

Session of questions to the government at the Senate
3min

Politique

Un nouveau projet de loi contre le séparatisme pour renforcer l’arsenal de 2021

Le gouvernement prépare un nouveau texte législatif visant à renforcer la lutte contre le séparatisme, dans la continuité de la loi adoptée en 2021. Présenté fin avril en Conseil des ministres, ce projet entend combler certaines limites identifiées par l’exécutif, notamment en matière de contrôle des structures et de protection des mineurs.

Le

Paris: Gerard Larcher elu President du Senat
9min

Politique

Sénatoriales : le groupe PS s’attend à une stabilité ou à un léger recul

Après les municipales, le PS espère conserver sa place de second groupe de la Haute assemblée, à l’issue des sénatoriales de septembre. « Je parie sur la stabilité », affirme Patrick Kanner, patron des sénateurs socialistes. Le sénateur du Nord n’exclut cependant pas le scénario du pire, qui serait « une perte sensible » de « 5 sièges ». Le groupe compte aujourd’hui 65 membres.

Le