Le préfet de police de Paris Didier Lallement est « un préfet très politique » pour Alexis Corbière
Des affrontements entre la police et les casseurs ont eu lieu en marge des manifestations hier dans plusieurs villes. Le préfet de police de Paris avait appelé les manifestants à aider les forces de l’ordre à arrêter les casseurs.

Le préfet de police de Paris Didier Lallement est « un préfet très politique » pour Alexis Corbière

Des affrontements entre la police et les casseurs ont eu lieu en marge des manifestations hier dans plusieurs villes. Le préfet de police de Paris avait appelé les manifestants à aider les forces de l’ordre à arrêter les casseurs.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

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Pour éviter les violences, le préfet de police Didier Lallement avait lancé un appel aux manifestants et aux syndicats, les incitant à « empêcher ces casseurs de casser ». Une communication qui révolte Alexis Corbière, député France Insoumise et participant au mouvement social : « Cet homme est un provocateur. »

Pour le député de Seine-Saint-Denis, il s’agit d’une manœuvre pour résumer les manifestations aux violences en marge de cortèges et faire oublier les revendications sociales. Il y avait « 300, 400 imbéciles black blocs place de la République qui embêtaient les forces de police, et tout ça a duré longtemps » décrit-il.

Mais Didier Lallement est un préfet « très politique » dénonce Alexis Corbière. « Il s'est auto-caricaturé dans une vidéo qui a circulé, où une dame l'interpelle dans une manifestation et il lui dit ‘moi je ne suis pas dans le même camp que vous Madame’. Un préfet, il n’a pas à choisir de camp, un préfet il est au service de tout le monde, de l'intérêt général » dénonce le député FI.

Une communication qui cristallise encore plus les tensions entre manifestants et représentants de l’ordre pour Alexis Corbière. Lorsqu’il était préfet à Bordeaux, Didier Lallement « n'a rien trouvé à redire » alors que le parlementaire Loïc Prud’homme « s'est fait matraquer par des forces de l'ordre » explique-t-il. « Moi je ne suis pas pour que les citoyens se fassent matraquer ».

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