Le préfet de police de Paris Didier Lallement est « un préfet très politique » pour Alexis Corbière
Des affrontements entre la police et les casseurs ont eu lieu en marge des manifestations hier dans plusieurs villes. Le préfet de police de Paris avait appelé les manifestants à aider les forces de l’ordre à arrêter les casseurs.

Le préfet de police de Paris Didier Lallement est « un préfet très politique » pour Alexis Corbière

Des affrontements entre la police et les casseurs ont eu lieu en marge des manifestations hier dans plusieurs villes. Le préfet de police de Paris avait appelé les manifestants à aider les forces de l’ordre à arrêter les casseurs.
Public Sénat

Par Océane Blanchard

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Pour éviter les violences, le préfet de police Didier Lallement avait lancé un appel aux manifestants et aux syndicats, les incitant à « empêcher ces casseurs de casser ». Une communication qui révolte Alexis Corbière, député France Insoumise et participant au mouvement social : « Cet homme est un provocateur. »

Pour le député de Seine-Saint-Denis, il s’agit d’une manœuvre pour résumer les manifestations aux violences en marge de cortèges et faire oublier les revendications sociales. Il y avait « 300, 400 imbéciles black blocs place de la République qui embêtaient les forces de police, et tout ça a duré longtemps » décrit-il.

Mais Didier Lallement est un préfet « très politique » dénonce Alexis Corbière. « Il s'est auto-caricaturé dans une vidéo qui a circulé, où une dame l'interpelle dans une manifestation et il lui dit ‘moi je ne suis pas dans le même camp que vous Madame’. Un préfet, il n’a pas à choisir de camp, un préfet il est au service de tout le monde, de l'intérêt général » dénonce le député FI.

Une communication qui cristallise encore plus les tensions entre manifestants et représentants de l’ordre pour Alexis Corbière. Lorsqu’il était préfet à Bordeaux, Didier Lallement « n'a rien trouvé à redire » alors que le parlementaire Loïc Prud’homme « s'est fait matraquer par des forces de l'ordre » explique-t-il. « Moi je ne suis pas pour que les citoyens se fassent matraquer ».

Partager cet article

Dans la même thématique

Le préfet de police de Paris Didier Lallement est « un préfet très politique » pour Alexis Corbière
3min

Politique

« Il peut y avoir des moments festifs sans pour autant être obligé de boire » juge la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly

En ce début d’année, un million de Français ont choisi de ranger leurs verres pour relever le défi du « dry january » ou « janvier sobre ». Une pause bienvenue dans un pays où l’alcool est omniprésent dans la vie sociale et reste responsable de milliers de morts chaque année. Souvent taboue et parfois accentuée par la pression sociale, l’addiction à l’alcool constitue un enjeu de santé publique majeur. Comment réduire les risques ? l’addictologue Delphine Moisan et la sénatrice communiste Cathy Apourceau-Poly sont les invitées de l’émission Et la santé ça va ? pour en débattre.

Le

6min

Politique

Municipales 2026 : les prisons privées du vote par correspondance

Conformément à la loi promulguée en juillet 2025, les détenus ne pourront plus voter par correspondance aux scrutins locaux, dans le souci d’éviter toute distorsion électorale. Au mois de mars, les municipales seront les premières élections concernées par ce changement.

Le

image prétexte écran ordinateur
5min

Politique

 « Où va ma France ? » : Guillaume Gontard, président du groupe écologiste au Sénat, juge l’initiative « totalement scandaleuse et illégale ».

La députée écologiste Sabrina Sebaihi a dénoncé, lundi 5 janvier sur le réseau social X, le site « Où va ma France ? », qu’elle accuse de constituer un « fichage dangereux ». La plateforme cartographiant mosquées, quartiers dits « sensibles » et hébergements pour migrants, fait désormais l’objet de plusieurs saisines judiciaires.

Le

Le Senat, Paris.
5min

Politique

Fin de vie : « Un référendum sur le texte inopérant du Sénat, n’aurait pas de sens », considère Olivier Falorni

Cette semaine, la commission des affaires sociales du Sénat a restreint la portée de la proposition de loi établissant « un droit à l’aide à mourir », le remplaçant par une « assistance médicale à mourir ». L’auteur de la proposition de loi, le député Olivier Falorni, juge la version du Sénat « inopérante » et espère « un dernier mot » de l’Assemblée avant l’été. Le chef de l’Etat a rappelé qu’il était prêt à aller au référendum si la navette parlementaire était interrompue.

Le