Le PRG de Sylvia Pinel soutient Benoît Hamon
Le Parti radical de gauche (PRG) a décidé mercredi en comité directeur de soutenir Benoît Hamon à la présidentielle et a...

Le PRG de Sylvia Pinel soutient Benoît Hamon

Le Parti radical de gauche (PRG) a décidé mercredi en comité directeur de soutenir Benoît Hamon à la présidentielle et a...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le Parti radical de gauche (PRG) a décidé mercredi en comité directeur de soutenir Benoît Hamon à la présidentielle et a également validé un accord avec le Parti socialiste en vue des législatives, a-t-il annoncé.

Réuni mercredi après avoir pris quinze jours de réflexion supplémentaires pour examiner notamment l'opportunité de s'entendre avec Emmanuel Macron (En Marche!), le PRG assure dans un communiqué que sa présidente, Sylvia Pinel, "respectera l'engagement contracté au moment de sa candidature" à la primaire socialiste élargie, remportée le 29 janvier par M. Hamon.

Concernant l'élection présidentielle, "le PRG réaffirme son positionnement au centre-gauche et son attachement à une gauche de gouvernement", ajoute le parti, se disant déterminé à "lutter contre la menace que représenterait l'élection du Front national".

M. Hamon, qui se "félicite" de ce soutien et "remercie chaleureusement Sylvia Pinel", a pour sa part souligné que "cette décision est le fruit d'un échange approfondi que j'ai eu avec Sylvia Pinel et son équipe qui, par la qualité des propositions qu'ils m'ont faites, ont permis d'enrichir encore le projet que je propose aux Français".

"Le comité directeur du PRG valide les termes d'un accord pour les élections législatives avec le PS", a aussi précisé le plus vieux parti de France.

"Cette décision marque une étape importante non seulement dans la constitution d’une future majorité de gouvernement, mais également dans le nécessaire rassemblement pour mettre le Front national en échec", a salué en retour le PS.

Le PRG reste toutefois miné par des divisions entre ceux qui souhaitaient respecter la parole donnée au moment de s'engager dans la primaire et ceux qui auraient préféré rejoindre la campagne de M. Macron.

De nombreux parlementaires radicaux, comme le député Alain Tourret, ont déjà annoncé qu'ils soutiendraient M. Macron.

Mme Pinel, qui avait enregistré 2,02% des voix à la primaire, avait présenté un peu plus tôt en comité directeur une lettre d'engagement programmatique de M. Hamon.

Dans cette lettre, dont l'AFP a obtenu copie, le candidat répond à ses exigences, entre autres sur une nouvelle gouvernance économique de la zone euro, sur la volonté d'avancer rapidement pour une harmonisation européenne de l'impôt des sociétés, sur une aide spécifique pour encourager les TPE à remplir leurs objectifs sociaux et environnementaux. Une réflexion sur la cogestion dans les entreprises, la poursuite de la recherche sur le nucléaire civil et militaire ou le remplacement de l'Observatoire de la laïcité par une délégation interministérielle sont aussi cités.

Selon une source proche du PRG, Mme Pinel, considérant avoir obtenu des "inflexions" de la part de M. Hamon, était favorable à une validation de cet accord et "donc au respect de la parole donnée" lors de la primaire.

Une autre source a précisé à l'AFP que Mme Pinel avait également pris contact ces dernières semaines avec M. Macron, et que des discussions avaient eu lieu, qui n'ont pas abouti. "C'était le sens du report du choix pour la présidentielle" du PRG il y a quinze jours, a-t-on expliqué.

Partager cet article

Dans la même thématique

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques
6min

Politique

« Matignon, we are dans la mouise », réagit le rapporteur général du budget au Sénat à l’issue du comité d’alerte des finances publiques

Le sénateur (LR) Jean-François Husson ressort mécontent d’une réunion sur les perspectives des finances publiques, à laquelle a participé le gouvernement, des parlementaires, des représentants des collectivités locales ou encore de la Sécurité sociale. « Beaucoup de communication et très peu d’action », déplore le sénateur. Bercy annonce des mesures supplémentaires de freinage de la dépense, à hauteur de 3 milliards d’euros.

Le

LIEVIN : fete champetre du RN – RN party event « La fete champetre » in Lievin
2min

Politique

Marine Le Pen condamnée à 1 an ferme sous bracelet, mais éligible en 2027, elle pourrait être candidate à la présidentielle

Coup de théâtre dans l’affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la Cour d’appel n’a pas suivi les réquisitions du parquet et a réduit la peine d’inéligibilité de Marine Le Pen de 5 ans à 45 mois dont 30 mois avec sursis et à une peine de trois ans de prison ferme dont un an sous bracelet électronique. Elle pourrait donc être candidate à l’élection présidentielle.

Le

Paris : Session of questions to the government at the National Assembly
7min

Politique

Direct. Marine Le Pen condamnée à 1 an ferme sous bracelet électronique, et à 45 mois d'inéligibilité, dont 30 mois avec sursis

A l’issue du délibéré, dans l’affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d’appel de Paris a revu à la baisse la condamnation de la députée RN. Condamnée à 45 mois d'inéligibilité, dont 30 avec sursis, elle peut en théorie être candidate à la présidentielle de 2027, mais la cour d'appel de Paris l'a aussi condamnée à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Or, Marine Le Pen a d’ores et déjà estimé qu’il ne lui serait « pas possible » de faire campagne dans ces conditions. La décision d’être candidate lui revient.

Le

FRA – ELECTIONS MUNICIPALES – LR RETAILLEAU
2min

Politique

« La justice ne doit avoir qu'une chose en tête : Marine Le Pen est-elle oui ou non coupable », affirme Bruno Retailleau

Le candidat à la présidentielle et sénateur LR a appelé la justice à être « impartiale », affirmant au micro de BFMTV que « les hommes et femmes politiques ne sont ni en dessous des lois, ni au-dessus », à quelques heures de la décision de la Cour d’appel sur le sort de Marine Le Pen dans l’affaire des assistants parlementaires. Que la leader du RN soit jugée inéligible ou non, « ça ne changera rien » en vue de la présidentielle, assure-t-il.

Le