Le PS est en « état de mort clinique », mais « la gauche ne meurt jamais »
L'ex-chef de file des "frondeurs", Christian Paul, juge le PS "en état de mort clinique", mais considère dans le JDD que "l...

Le PS est en « état de mort clinique », mais « la gauche ne meurt jamais »

L'ex-chef de file des "frondeurs", Christian Paul, juge le PS "en état de mort clinique", mais considère dans le JDD que "l...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

L'ex-chef de file des "frondeurs", Christian Paul, juge le PS "en état de mort clinique", mais considère dans le JDD que "l’urgence est de donner idées et visages à la prochaine gauche" plutôt qu'à un congrès de "survie".

Disant approuver la décision de Najat Vallaud-Belkacem de ne pas se porter candidate à la direction du parti, l'ancien député de la Nièvre juge qu'elle "a compris que l’avenir de la France et de la gauche ne se jouerait pas dans les boutiques obscures du Parti socialiste. Elle a raison. Le PS, en état de coma clinique, est devenu une machine à broyer les idées, les femmes et les hommes".

"Mais elle ne jette pas l’éponge : elle pense, et moi aussi, que l’essentiel se passera ailleurs et autrement", ajoute-t-il, pronostiquant que "la prochaine gauche s’inventera en grande partie en dehors des appareils d’aujourd’hui", ce qui "n’empêche pas que demeurent au PS des militants et des personnalités remarquables".

Toujours très critique envers le quinquennat de François Hollande, qui a produit à ses yeux "l’émiettement de la gauche et la profonde dévitalisation du PS", Christian Paul déplore un "endormissement des consciences" sous l'effet de "la routine du pouvoir" après la victoire de 2012, et "un exécutif sans garde-fous ni boussole, intoxiqué par les dérives libérales, et même identitaires dans le cas de Manuel Valls".

Si "le PS ne peut faire l’économie ­aujourd’hui- de ce droit d’inventaire", qu'il a fait selon lui avec d'autres pendant trois ans comme "lanceur d'alerte", le prochain congrès sera "de survie, pas de refondation : le PS n’a à ce jour ni les idées ni l’ardeur nécessaires à cette tâche. Il favorise l’exode des talents ! Le risque est réel que des hommes sans qualités s’emparent de ce qui reste".

"L’urgence est de donner idées et visages à la prochaine gauche", car "la gauche ne meurt jamais", plaide celui qui va "lancer au premier trimestre une pépinière de projets, participative, ouverte, engagée".

Et il veut croire que "si les forces de gauche et les écologistes savent débattre et se réunir, elles s’empareront de l’immense espace existant entre Macron – qui incarne en fait le retour au galop des méthodes anciennes, la modernisation du pays avec les technos mais sans les citoyens – et Mélenchon, dont les six derniers mois ont hélas montré la capacité d’enfermement".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Weekly session of questions to the government
3min

Politique

Après la nomination controversée d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : les sénateurs socialistes déposent un texte pour encadrer son mandat

Nommée par Emmanuel Macron à la tête de la Cour des comptes, la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin qui va disposer d’un mandat irrévocable, pourrait rester rue de Cambon une trentaine d’années. C’est trop pour les sénateurs socialistes qui ont déposé une proposition de loi pour limiter son mandat.

Le

Sciences Po Lyon
5min

Politique

Mort de Quentin : vers la fin des réunions politiques dans les universités ?

Après la mort du militant nationaliste, Quentin Deranque, le gouvernement a appelé les présidents d’universités à interdire les réunions politiques dans leurs établissements en cas de risque de trouble à l’ordre public. Un rappel du droit existant qui fait craindre une « neutralisation des campus ».

Le

Le PS est en « état de mort clinique », mais « la gauche ne meurt jamais »
4min

Politique

Mort de Quentin : « Un jeune perd la vie, quelles que soient ses idées politiques, c’est inacceptable » déclare le sénateur David Ros

La mort de Quentin Deranque, 23 ans, survenue samedi 14 février à Lyon, deux jours après une violente agression en marge d’une conférence de l’eurodéputée Rima Hassan à l’Institut d’études politiques de Lyon, a suscité une vive émotion et des réactions en cascade au sein de la classe politique. L’enquête pour « homicide volontaire », ouverte par le parquet de Lyon, se poursuit sans interpellation à ce stade. La question a notamment été évoquée lors des réunions hebdomadaires des groupes au Sénat.

Le

Elysee Palace : Emmanuel Macron welcomes European Council President Antonio Costa
3min

Politique

Les sénateurs communistes veulent réduire les pouvoirs du Président de la République

Mercredi 25 février, les communistes du Sénat défendront une proposition de loi constitutionnelle visant à « restreindre certaines prérogatives du Président de la République ». Il s’agit de retirer des prérogatives du chef de l’Etat et de les transférer au Premier ministre, comme le pouvoir de dissolution ou encore la présidence du Conseil des ministres.

Le