Situé en bord de Loire mais sans parapet, le quai Wilson à Nantes est un des éléments-clés dans l'enquête sur la disparition de Steve Maia Caniço. C'est là que se tenait le concert auquel il assistait et où sont intervenues les forces de police le soir de la Fête de la musique.
Le quai Wilson, lieu de la disparition
Le jeune homme n'a plus donné signe de vie depuis la nuit du 21 au 22 juin, durant laquelle il est allé écouter des concerts de sound systems, quai Wilson à Nantes.
Ce quai, long de plusieurs centaines de mètres, est situé à la pointe ouest de l'île de Nantes. Le secteur est éloigné du centre-ville et il n'y a pas d'habitations à proximité.
Avant la découverte du corps de Steve, une affiche noyée dans la fontaine de la place Royale de Nantes, le 31 juillet 2019
AFP
Il n'y a pas non plus de bâtiments sur le quai, qui est dépourvu de garde-corps. Lorsqu'on s'approche du bord, les eaux de la Loire se trouvent à plusieurs mètres en contrebas.
La grue jaune, lieu où le corps a été retrouvé
Plus de cinq semaines après sa disparition, le corps de Steve Maia Caniço a été retrouvé le 29 juillet, près de la grue Titan jaune, lieu emblématique de l'île de Nantes.
Le quai Wilson et la grue jaune sont distants d'environ 2 kilomètres.
Toute cette partie de l'île de Nantes est une destination de promenade et de fête, où est notamment installé le "Hangar à Bananes", un ancien entrepôt qui comprend une salle d'exposition, des restaurants et des bars.
A qui appartient le quai Wilson ?
"Au Hangar à Bananes, c'est la responsabilité de la ville et c'est particulièrement sécurisé. Le quai Wilson lui, dépend du Port autonome", donc de l'Etat, a expliqué jeudi à l'AFP Gilles Nicolas, adjoint à la maire de Nantes.
la fontaine de la place Royale de Nantes teinte en rouge le 30 juillet 2019 après la découverte du corps de Steve dans la Loire
AFP
Mardi, le Premier ministre Edouard Philippe a annoncé la saisie de l'IGA (Inspection générale de l'administration) pour "comprendre les conditions d'organisation de l'événement par les pouvoirs publics, mairie et préfecture, ainsi que les organisateurs privés".
Cette mise en cause a conduit la mairie de Nantes à assurer qu'elle avait fait le nécessaire pour sécuriser la Fête de la musique.
Quel dispositif de sécurité le soir de la Fête de la musique ?
"Depuis de nombreuses années, les sound systems s'installent quai Wilson, et nous, alors que nous ne sommes juridiquement pas compétents, nous mettons à disposition un canot (...) et deux agents (...) qui sont là pour faire le relais avec notre poste de secours qui se trouve au Hangar à Bananes", a fait valoir Gilles Nicolas.
"Le 22 juin à 04H30 du matin, la municipalité n'était pas présente. A 04H30 du matin, ce n'est pas la municipalité qui a donné des ordres à la police nationale. Il faudrait qu'on revienne au coeur du sujet. Le coeur du sujet, c'est l'intervention de police", a-t-il conclu.
Cette intervention controversée a fait l'objet d'un rapport de l'IGPN (Inspection générale de la police nationale) qui n'établit pas de lien entre l'action des forces de l'ordre et la disparition de Steve Maia Caniço.
La commission des lois du Sénat pourrait prochainement se doter des prérogatives d’une commission d’enquête afin de faire la lumière sur les dysfonctionnements révélés par l’affaire Lyhanna. Selon les informations recueillies par Public Sénat, la présidente de la commission, Muriel Jourda, devrait proposer dès mercredi 10 juin à ses collègues d’engager cette démarche
Auditionné par la commission des lois du Sénat, sur les défaillances qui ont conduit à l’affaire Lyhanna, Gérald Darmanin a évoqué l’idée de revenir sur l’interdiction pour le garde des Sceaux de donner des instructions dans les affaires individuelles. Une possibilité qui existait jusqu’en 2013, avant la réforme sur l’indépendance du parquet.
Après avoir réuni plusieurs ministres ce mardi matin dans le sillage de l’affaire Lyhanna, Sébastien Lecornu veut renforcer les peines pour les violeurs en série et imposer un délai d’enquête de trois mois lorsque l’auteur d’un crime sur enfant est identifié. Deux mesures, parmi d’autres, qui seront intégrées dans le projet de loi sur la protection des enfants.
Après l’audition du ministre de la Justice et du ministre de l’Intérieur sur les défaillances qui ont conduit à l’affaire Lyhanna, la présidente de la commission des lois du Sénat, Muriel Jourda (LR) évoque la possibilité « d’un problème structurel » dans le fonctionnement du service public de la justice. Elle préconise d’attendre le passage en revue des 70 000 plaintes pour crime et délit concernant des enfants d’ici la fin du mois de juillet, pour se prononcer.