Le retour d’une demi-part supplémentaire pour les veuves « n’est pas soutenable », estime Le Maire
Invité de Public Sénat, le ministre de l’Économie a expliqué que l’amendement au projet de loi de finances porté des députés du groupe La République en marche, visant à rétablir une demi-part fiscale supplémentaire, n’était pas compatible avec la logique de réduction des dépenses publiques.

Le retour d’une demi-part supplémentaire pour les veuves « n’est pas soutenable », estime Le Maire

Invité de Public Sénat, le ministre de l’Économie a expliqué que l’amendement au projet de loi de finances porté des députés du groupe La République en marche, visant à rétablir une demi-part fiscale supplémentaire, n’était pas compatible avec la logique de réduction des dépenses publiques.
Public Sénat

Temps de lecture :

1 min

Publié le

Mis à jour le

Depuis qu’elle a été progressivement supprimée (entre 2008 et 2014), la demi-part fiscale supplémentaire accordée aux veuves et veufs, pour éviter une augmentation brutale de leur impôt après la mort de leur conjoint, continue de faire débat. Un amendement au projet de loi de finances (PLF) 2019, déposé par des députés de La République en marche (LREM) à l’Assemblée nationale, proposait de rétablir ce coup de pouce à travers un système d'assurance contre le veuvage, contre l’avis du gouvernement.

« Je ne pense pas que ce soit aller dans la bonne direction », a réagi Bruno Le Maire. « Pour nos finances publiques, aujourd’hui, il n’est pas soutenable. » Affirmant « tenir le cap », le ministre de l’Économie estime néanmoins que c’est « le rôle de la majorité d’alerter » le gouvernement.

Sous la pression d'un quart du groupe LREM, le gouvernement a finalement accepté de prolonger un dispositif mis en place dans le précédent PLF pour ces contribuables : une exonération de la redevance télévisuelle et un calcul plus favorable de la taxe d'habitation.

Partager cet article

Dans la même thématique

Green party leaders attend Stephane Baly campaign rally in Lille
7min

Politique

Municipales 2026 : l’heure est à « l’introspection » chez les écologistes au lendemain de la perte de plusieurs grandes villes  

Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Annecy… les écologistes ont subi de nombreuses pertes aux élections municipales après leur percée de 2020. Le signe d’un parti qui peine, à l’inverse d’il y a six ans, à apparaitre comme une force motrice à gauche, à l’heure où les propositions écologiques locales sont reprises par ses adversaires, y compris à droite.

Le

Gregory Doucet,Municipal and metropolitan elections in Lyon Vote
6min

Politique

Municipales à Lyon : victoire à la Pyrrhus pour les écologistes, qui perdent la Métropole

La victoire de Grégory Doucet à Lyon a médiatiquement éclipsé la défaite des écologistes à la Métropole, alors que celle-ci dispose d’un budget et de compétences bien plus importantes. La droite conduite par Véronique Sarselli dispose d’une majorité confortable, si la coalition formée autour de Jean-Michel Aulas se maintient telle quelle.

Le

« Un parti déjà solide et bien implanté » : malgré la perte de Nice, Horizons consolide son assise dans les villes et met le cap vers 2027
7min

Politique

« Un parti déjà solide et bien implanté » : malgré la perte de Nice, Horizons consolide son assise dans les villes et met le cap vers 2027

Le parti fondé par l’ancien Premier ministre Édouard Philippe à l’automne 2021 a remporté 17 villes de plus de 30 000 habitants aux élections municipales. Sa présence dans la France très urbaine est globalement stable, bien que marquée par la perte brutale de Nice, cinquième ville de France. Grâce à son maillage de petites villes, Horizons revendique une progression territoriale.

Le

Paris : Rachida Dati after the results of the first round of France s  2026 municipal elections of Paris
11min

Politique

« On a fait tout ce qu’il fallait faire pour perdre » : Rachida Dati, anatomie d’une cuisante défaite à Paris

ANALYSE – Rachida Dati a perdu son pari électoral dans la capitale, même si elle reste maire du 7e arrondissement. Entre les effets de bord de la loi PLM, qu'elle a elle-même soutenue, et les tensions locales avec Horizons et Renaissance malgré un passage au gouvernement, retour sur une campagne où la cheffe de file de la droite parisienne, réputée pour son franc-parler et sa détermination, semble avoir fini par se couper d’une partie de son électorat.

Le