Le RN, qui veut des législatives anticipées, affirme s’y préparer
Réclamant une dissolution de l'Assemblée nationale, le Rassemblement national affirme se préparer à d'éventuelles élections...

Le RN, qui veut des législatives anticipées, affirme s’y préparer

Réclamant une dissolution de l'Assemblée nationale, le Rassemblement national affirme se préparer à d'éventuelles élections...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Réclamant une dissolution de l'Assemblée nationale, le Rassemblement national affirme se préparer à d'éventuelles élections législatives anticipées, ont fait savoir lundi des responsables du parti.

La présidente du RN Marine Le Pen a "clairement demandé", lors d'un bureau national (direction élargie du parti) qui s'est réuni lundi, "à la commission d'investiture du parti de se préparer et au délégués départementaux de faire remonter les propositions de candidatures dans les 577 circonscriptions", a indiqué à l'AFP le délégué national du RN aux Ressources, Jean-Lin Lacapelle, confirmant une information des Echos.

"La dissolution devient incontournable. Plus personne ne croit à la légitimité de ce gouvernement, à l'autorité du chef de l'Etat. Il y a une rupture totale de confiance", a fait valoir le responsable du RN.

"On commence à y réfléchir", a renchéri le député et compagnon de Mme Le Pen, Louis Aliot, après que le bureau national a proposé à nouveau de dissoudre l'Assemblée dans le cadre d'un "plan de sortie de crise" du mouvement des "gilets jaunes", émaillé encore samedi de violences.

"Nous devons être prêts à appuyer sur le bouton", explique M. Lacapelle.

M. Aliot rappelle lui que "les délais sont courts" étant donné que, selon l'article 12 de la Constitution, les élections législatives "ont lieu 20 jours au moins et 40 jours au plus après la dissolution".

Constatant dans un communiqué "une installation des tensions et des violences" et "l’incapacité flagrante du pouvoir à apporter les réponses", le bureau national (direction élargie) a proposé de dissoudre l'Assemblée nationale, d'instaurer la proportionnelle intégrale aux élections législatives, un référendum d'initiative populaire, et de réduire le nombre de parlementaires.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Manifestations lycéennes : mis en cause sur sa gestion du maintien de l’ordre, Laurent Nuñez pressé de trouver la voie de l’apaisement

Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Le

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le

FRANCE-PARIS-MANIFESTATION ÉTUDIANTE-ÉDUCATION
5min

Politique

Blocus des lycées : dix-huit enquêtes IGPN ouvertes, l’usage des grenades assourdissantes suspendu

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.

Le