Le Roux: il n’y a « pas de complot » contre François Fillon
"Le gouvernement n'est absolument pour rien dans les turpitudes de François Fillon", a affirmé jeudi le ministre de l'Intérieur,...

Le Roux: il n’y a « pas de complot » contre François Fillon

"Le gouvernement n'est absolument pour rien dans les turpitudes de François Fillon", a affirmé jeudi le ministre de l'Intérieur,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"Le gouvernement n'est absolument pour rien dans les turpitudes de François Fillon", a affirmé jeudi le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, réagissant aux accusations du candidat de la droite à l'élection présidentielle mis en cause par la justice.

"Il n'y a pas de complot", a déclaré M. Le Roux sur CNews, alors que François Fillon et l'opposition accusent le gouvernement d'instrumentaliser la justice pour "assassiner" le candidat de la droite.

"On a l'impression que c'est le gouvernement qui mène l'enquête contre François Fillon. Non, ce sont les juges. Pourquoi faudrait-il qu'il y ait toujours un complot quand on doit répondre devant la justice et quand on est un élu ? Il n'y a pas de complot, il y a des faits qui sont reprochés et sur lesquels chacun doit s'expliquer, François Fillon comme d'autres", a-t-il ajouté.

"Il n'y a aucune dimension politique", a assuré le ministre, qui a estimé qu'il était "choquant" de mettre en cause les institutions et en particulier la justice: "Il joue très, très mal sa propre protection en mettant en cause les institutions et la République."

"Tous ceux qui mettent en cause la République n'en recueillent aucun bénéfice. Ce n'est pas eux qui en recueillent le bénéfice, c'est d'autres", a commenté M. Le Roux, dans une allusion claire au Front National. "A faire monter les extrêmes, on se retrouve vite dans une situation qui peut devenir difficile", a-t-il ajouté.

Revenant sur le projet de rassemblement prévu dimanche en soutien de M. Fillon et contre les juges, M. Le Roux a indiqué qu'il était "libre d'organiser sa manifestation", mais qu'il ne comprenait pas un "appel à manifester contre nos institutions".

Partager cet article

Dans la même thématique

Le Roux: il n’y a « pas de complot » contre François Fillon
6min

Politique

Mobilisation de la jeunesse : « Nous avons construit un État-providence qui fonctionne seulement pour les adultes », reconnaît cette eurodéputée

Une Europe en ébullition sociale. De la France à l'Italie, en passant par la Belgique, la Grèce ou l'Allemagne, une vague de contestation secoue les capitales de l'Union. Nés de mouvements lycéens et étudiants initiés en France, ces soulèvements traduisent un malaise profond touchant l'avenir de la jeunesse, la crise du logement et l'effritement du pouvoir d'achat. Face à ce front commun qui surprend les gouvernements européens, des syndicats et des associations issus de sept pays appellent à des manifestations coordonnées pour la fin du mois de novembre.

Le

France : Edouard Philippe visits Zuydcoote to discuss immigration
10min

Politique

« La fébrilité est de leur côté, pas du sien » : sous pression du camp Attal et Retailleau, Edouard Philippe reste droit dans ses bottes et refuse la primaire

Après Gabriel Attal et David Lisnard, Bruno Retailleau s’est rangé à l’idée de primaire de la droite et du centre, au point de commencer à y travailler. Si le candidat Horizons ne change pas d’avis, « il portera seul la responsabilité de la division », prévient Laurence Garnier, porte-parole de Bruno Retailleau. « On attend du prochain chef de l’Etat qu’il sache résister à la pression de Trump ou Poutine, ce n’est pas celle des candidats mal partis qui fera fléchir Edouard Philippe », rétorque Nathalie Loiseau, porte-parole d’Edouard Philippe…

Le

Paris: JM Melenchon conference de presse comptes publics
8min

Politique

Présidentielle 2027 : avec la « Nouvelle France », Jean-Luc Mélenchon fait de l’écologie la clé de voûte de son programme

Avec 1 069 mesures, dont 238 nouvelles, La France insoumise dévoile vendredi 6 novembre une nouvelle édition de son programme présidentiel, L’Avenir en commun. Si les marqueurs historiques du mouvement sont largement reconduits, l’écologie en devient la porte d’entrée. Derrière ce changement de priorité, Jean-Luc Mélenchon cherche à imposer un nouveau récit, celui de la « Nouvelle France », qui succède à l’« union populaire » de 2022.

Le