Le Roux: il n’y a « pas de complot » contre François Fillon
"Le gouvernement n'est absolument pour rien dans les turpitudes de François Fillon", a affirmé jeudi le ministre de l'Intérieur,...

Le Roux: il n’y a « pas de complot » contre François Fillon

"Le gouvernement n'est absolument pour rien dans les turpitudes de François Fillon", a affirmé jeudi le ministre de l'Intérieur,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"Le gouvernement n'est absolument pour rien dans les turpitudes de François Fillon", a affirmé jeudi le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, réagissant aux accusations du candidat de la droite à l'élection présidentielle mis en cause par la justice.

"Il n'y a pas de complot", a déclaré M. Le Roux sur CNews, alors que François Fillon et l'opposition accusent le gouvernement d'instrumentaliser la justice pour "assassiner" le candidat de la droite.

"On a l'impression que c'est le gouvernement qui mène l'enquête contre François Fillon. Non, ce sont les juges. Pourquoi faudrait-il qu'il y ait toujours un complot quand on doit répondre devant la justice et quand on est un élu ? Il n'y a pas de complot, il y a des faits qui sont reprochés et sur lesquels chacun doit s'expliquer, François Fillon comme d'autres", a-t-il ajouté.

"Il n'y a aucune dimension politique", a assuré le ministre, qui a estimé qu'il était "choquant" de mettre en cause les institutions et en particulier la justice: "Il joue très, très mal sa propre protection en mettant en cause les institutions et la République."

"Tous ceux qui mettent en cause la République n'en recueillent aucun bénéfice. Ce n'est pas eux qui en recueillent le bénéfice, c'est d'autres", a commenté M. Le Roux, dans une allusion claire au Front National. "A faire monter les extrêmes, on se retrouve vite dans une situation qui peut devenir difficile", a-t-il ajouté.

Revenant sur le projet de rassemblement prévu dimanche en soutien de M. Fillon et contre les juges, M. Le Roux a indiqué qu'il était "libre d'organiser sa manifestation", mais qu'il ne comprenait pas un "appel à manifester contre nos institutions".

Partager cet article

Dans la même thématique

France Simone Veil
9min

Politique

Bernadette Chirac, l’ancienne Première dame, est morte à 93 ans 

L’épouse du président Jacques Chirac, lui-même disparu en 2019, est morte vendredi 5 juin dans la soirée à 93 ans, annonce sa fille Claude à l’AFP. L’ancienne Première dame qui a progressivement pris la lumière durant les années passées à l’Elysée, a aussi mené une longue carrière d’élue locale, d’abord dans l’ombre de son mari, puis de manière indépendante.

Le

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le