Le Roux: il n’y a « pas de complot » contre François Fillon
"Le gouvernement n'est absolument pour rien dans les turpitudes de François Fillon", a affirmé jeudi le ministre de l'Intérieur,...

Le Roux: il n’y a « pas de complot » contre François Fillon

"Le gouvernement n'est absolument pour rien dans les turpitudes de François Fillon", a affirmé jeudi le ministre de l'Intérieur,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

"Le gouvernement n'est absolument pour rien dans les turpitudes de François Fillon", a affirmé jeudi le ministre de l'Intérieur, Bruno Le Roux, réagissant aux accusations du candidat de la droite à l'élection présidentielle mis en cause par la justice.

"Il n'y a pas de complot", a déclaré M. Le Roux sur CNews, alors que François Fillon et l'opposition accusent le gouvernement d'instrumentaliser la justice pour "assassiner" le candidat de la droite.

"On a l'impression que c'est le gouvernement qui mène l'enquête contre François Fillon. Non, ce sont les juges. Pourquoi faudrait-il qu'il y ait toujours un complot quand on doit répondre devant la justice et quand on est un élu ? Il n'y a pas de complot, il y a des faits qui sont reprochés et sur lesquels chacun doit s'expliquer, François Fillon comme d'autres", a-t-il ajouté.

"Il n'y a aucune dimension politique", a assuré le ministre, qui a estimé qu'il était "choquant" de mettre en cause les institutions et en particulier la justice: "Il joue très, très mal sa propre protection en mettant en cause les institutions et la République."

"Tous ceux qui mettent en cause la République n'en recueillent aucun bénéfice. Ce n'est pas eux qui en recueillent le bénéfice, c'est d'autres", a commenté M. Le Roux, dans une allusion claire au Front National. "A faire monter les extrêmes, on se retrouve vite dans une situation qui peut devenir difficile", a-t-il ajouté.

Revenant sur le projet de rassemblement prévu dimanche en soutien de M. Fillon et contre les juges, M. Le Roux a indiqué qu'il était "libre d'organiser sa manifestation", mais qu'il ne comprenait pas un "appel à manifester contre nos institutions".

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Questions au Gouvernement Assemblee nationale
8min

Politique

Interdiction du voile : en envisageant la piste d'un référendum, Marine Le Pen met la pression sur le Conseil constitutionnel

Mesure phare du programme de Marine Le Pen depuis de nombreuses années, l'interdiction du voile dans l'espace public nourrit quelques divisions au sein du RN. Selon les informations du Monde, la candidate à la présidentielle privilégierait désormais la piste du référendum pour faire passer cette réforme qui, sur le principe, serait contraire à la Constitution. Une voie qui permettrait d'éviter une censure a posteriori du Conseil constitutionnel. Le rôle des Sages serait toutefois déterminant en amont de la consultation des citoyens. Explications

Le

Photo illustration d un titre de voyage pour refugie
6min

Politique

Droit d’asile : un rapport sénatorial alerte sur son coût et son utilisation détournée en « voie d’immigration comme les autres »

Dans un rapport présenté le 9 juillet, la sénatrice LR Marie-Carole Ciuntu chiffre à près de 2 milliards le coût annuel de la politique française de droit d’asile. Dénonçant un dispositif « dévoyé », détourné pour s’installer durablement sur le territoire, elle appelle à mieux suivre les déboutés de l’asile et à réduire de plus de moitié la durée de validité des titres des réfugiés.

Le