Le Royaume-Uni va sortir du marché unique
Depuis le vote en faveur du Brexit il y a un peu plus de six mois, les modalités de la sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne alimentaient toutes les rumeurs. Le discours de Theresa May ce mardi a clarifié les choses : la rupture sera nette.

Le Royaume-Uni va sortir du marché unique

Depuis le vote en faveur du Brexit il y a un peu plus de six mois, les modalités de la sortie de la Grande Bretagne de l’Union européenne alimentaient toutes les rumeurs. Le discours de Theresa May ce mardi a clarifié les choses : la rupture sera nette.
Public Sénat

Par Julie Philippe

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Dans une déclaration qui s’est tenue à Lancaster House, à Londres, ce mardi matin, la Première ministre britannique a réaffirmé sa volonté d’une sortie totale de l’UE, tout en maintenant les relations avec les pays européens. « Le Royaume-Uni ne peut pas continuer à faire partie du marché unique. Nous quittons l’Union européenne, mais pas l’Europe. Nous voulons un partenariat avec le meilleur accord possible », a déclaré la locataire du 10 Downing Street.

Retrait du marché unique, de l’union douanière européenne et de la Cour de justice de l’Union européenne : le Royaume-Uni se dirige vers un « Brexit dur », même si Theresa May a évoqué l’idée d’un accord douanier avec l’UE.
Le souhait d’une coopération avec de nouveaux partenaires, notamment les Etats-Unis a également été annoncée : « Grâce à cette sortie de l’UE, nous allons pouvoir nous tourner vers le reste du monde ».

« L’émigration a été trop importante »

Cette nouvelle donne a deux objectifs principaux : maîtriser l’immigration et reprendre possession des frontières. « Ces dernières années, l’émigration a été trop importante. C’est difficile pour les classes de travailleurs. Nous serons toujours ouverts mais nous devons contrôler qui vient de l’Union européenne », a argué la Première ministre.

Theresa May souhaite que le Brexit se fasse « par étapes » afin d'éviter un changement trop brutal. Elle évoque aussi la continuation des échanges et de nouveaux accords dans les domaines économique, de la défense et de la recherche.

Le processus de sortie devrait être être lancé fin mars, avec l'activation de l'article 50 du Traité de Lisbonne, prélude à deux années de négociations avec Bruxelles. L’accord final sera validé après un vote du parlement britannique.

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