Le Sénat adopte un budget 2019 largement modifié
Les sénateurs ont largement adopté ce mardi en fin d’après-midi le projet de loi de finances pour 2019, par 200 voix pour, 98 voix contre. Le président de la commission des Finances évoque déjà la perspective d’un collectif budgétaire pour compenser les annonces présidentielles.

Le Sénat adopte un budget 2019 largement modifié

Les sénateurs ont largement adopté ce mardi en fin d’après-midi le projet de loi de finances pour 2019, par 200 voix pour, 98 voix contre. Le président de la commission des Finances évoque déjà la perspective d’un collectif budgétaire pour compenser les annonces présidentielles.
Public Sénat

Temps de lecture :

6 min

Publié le

Mis à jour le

C’est fait. Après 120 heures de séances publiques et 216 heures de réunions et de travaux en commission, les sénateurs ont adopté le projet de loi de finances pour 2019 (200 voix pour, 98 voix contre). Un texte largement modifié, marqué notamment par la suppression de la hausse des taxes sur le carburant pour 2019, votée dans un premier temps par le Sénat, avant d'être reprise par le gouvernement.

Le texte a été adopté dans les temps. « Le calendrier budgétaire a pu être tenu malgré les nombreuses vicissitudes qui ont marqué son examen », a salué le président de la commission des Finances, Vincent Éblé (PS). Pour rappel, les débats avaient été interrompus lors du premier week-end d’examen du texte, après l’incident du tweet de Gérald Darmanin (relire notre article). La discussion budgétaire avait aussi momentanément été mise de côté pendant le débat sur la déclaration du gouvernement sur la fiscalité écologique (relire notre article), ou encore le samedi 8 décembre, date du quatrième samedi d'action des Gilets jaunes.

Les annonces, ce lundi, d’Emmanuel Macron, ont elles aussi pesé sur la sérénité de la Haute assemblée, obligeant les sénateurs à une deuxième délibération sur deux articles, afin de revaloriser la prime d’activité comme le souhaitait l’Élysée (relire notre article).

Le président de la commission des Finances évoque déjà la perspective d’un projet de loi de finances rectificatif pour compenser les annonces présidentielles, qui vont creuser le déficit public. Le PLFR devrait se tenir au printemps, et devra aussi aborder la question de la fiscalité des collectivités locales. « J’ai peur que nous nous retrouvions très prochainement sur ces sujets », a conclu le rapporteur général Albéric de Montgolfier. « Nous avons cette impression d’un budget quelque inachevé ».

Nos articles sur le budget 2019 :

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Session of questions to the government at the Senate
8min

Politique

Loi Yadan contre l’antisémitisme : les sénateurs dubitatifs à l’annonce de la reprise en main du gouvernement

Après le retrait à l’Assemblée nationale de la proposition de loi portée par la députée Renaissance Caroline Yadan, le gouvernement va reprendre la main et présentera un projet de loi sur la lutte contre l’antisémitisme devant le Sénat avant l’été. L’exécutif compte sur un accueil plus favorable à la chambre haute où la droite et le centre sont majoritaires. Mais les relations entre la majorité sénatoriale se sont tendues ces derniers temps.

Le

Paris: French Government Weekly Cabinet Meeting
3min

Politique

1er mai : boulangeries et fleuristes « indépendants » pourront faire travailler leurs salariés dès cette année, annonce Sébastien Lecornu

Le Premier ministre a mis sur la table, vendredi, un nouveau projet de loi d’élargissement du travail le 1er mai, uniquement ouvert aux boulangeries et fleuristes « indépendants et artisanaux ». En attendant son adoption formelle, il a assuré que des consignes seront données pour qu’aucun contrôle ne vienne entraver le travail de leurs salariés cette année.

Le

Festival Du Livre 2025
2min

Politique

Crise chez Grasset : au Festival du livre, Emmanuel Macron affiche sa volonté de défendre le « pluralisme éditorial »

En visite ce vendredi au Festival du livre, bousculé par la crise ouverte chez l’éditeur Grasset, Emmanuel Macron a voulu afficher sa défense du « pluralisme éditorial » et de « la liberté des auteurs ». Concernant la création d’une clause de conscience pour les auteurs, le Président a estimé que cela « doit se réfléchir ».

Le