Le Sénat encadre le développement de la justice numérique
Les sénateurs ont souhaité encadrer le développement de la justice numérique qui est encouragé par le projet de loi de réforme de la justice. Ils ont notamment renforcé l’encadrement des plateformes sur Internet pour résoudre des litiges à l’amiable.

Le Sénat encadre le développement de la justice numérique

Les sénateurs ont souhaité encadrer le développement de la justice numérique qui est encouragé par le projet de loi de réforme de la justice. Ils ont notamment renforcé l’encadrement des plateformes sur Internet pour résoudre des litiges à l’amiable.
Alexandre Poussart

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Durant l’examen de la réforme de la justice, les sénateurs ont souhaité encadrer le développement de la justice numérique qui est encouragé par le texte. Ils ont notamment renforcé l’encadrement des plateformes sur Internet pour résoudre des litiges à l’amiable.

Ces plateformes en ligne font leur entrée sur le marché du droit et elles font concurrence à la profession d’avocat. Elles sont censées offrir aux internautes un accès à moindre coût à la justice et au droit. Ces plateformes de conseils juridiques fleurissent, on en compte une dizaine sur le marché pour le moment d’où la nécessité de les encadrer.

Avec le texte modifié par le Sénat, ces plateformes ne pourront plus représenter leurs clients sans le concours d’un avocat. Les sénateurs veulent également une exigence de certification pour garantir le sérieux de ces plateformes.

La sénatrice communiste Eliane Assassi opposée aux plateformes de conseil juridique en ligne
00:40

Le développement de ce conseil juridique en ligne ne plaît pas à tous les sénateurs. Pour la présidente du groupe communiste Eliane Assassi. “Ces services en ligne chercheront surtout à faire le maximum de profits. Les mieux défendus seront ceux qui paient le plus. Voici un « nouveau monde » pernicieux pour nos services publics. Nous n'en voulons pas.”

Les sénateurs ont également validé la création d’une procédure entièrement numérique pour les petits litiges, c’est une des évolutions souhaitées par le gouvernement pour désengorger les tribunaux. Concrètement, pour des petits litiges avec moins de 5 000 euros de dommages, la procédure sera dématérialisée, si les 2 parties sont d’accord. Les sénateurs se sont quand même assurés que le juge ne puisse refuser une audience physique. La fracture numérique est une question qui préoccupe la Haute Assemblée.

Partager cet article

Dans la même thématique

Tarbes Hautes Pyrenees manifestation contre la reforme des retraites
6min

Politique

SÉRIE D’ÉTÉ - Emmanuel Macron, 10 ans après, quel bilan ? Le serpent de mer de la réforme des retraites

Que reste-t-il des promesses électorales d’Emmanuel Macron ? Alors que le second quinquennat s’achève, Public Sénat profite de la pause estivale pour passer au crible les principaux engagements pris par le chef de l’Etat lors de ses deux campagnes présidentielles, en 2017 et 2022. Au menu de ce deuxième épisode : la réforme des retraites, sorte de serpent de mer des quinquennats Macron - d’abord interrompue, puis reprise dans la douleur, et finalement décalée pour sauver le budget.

Le

Le Sénat encadre le développement de la justice numérique
4min

Politique

VSS dans le sport : « On est passé de 10 cas à 400 par an » alerte ce sénateur

Mathilde De Kerangat, ex-athlète olympique de voile, révélait en 2022 avoir été victime d’agressions sexuelles de la part de son entraîneur quand elle pratiquait l’athlétisme entre l’âge de 7 et 11 ans. Aujourd’hui, elle s’engage au sein de l’observatoire des violences sexistes et sexuelles dans le sport et s’engage auprès des plus jeunes pour faire de la prévention. Elle témoigne dans l’émission Sport etc. présentée par Caroline Delage.

Le