Le Sénat s’attaque lundi au chantier de la restauration de Notre-Dame
Le Sénat va examiner lundi en première lecture, après l'Assemblée nationale, le texte encadrant la restauration de Notre-Dame,...

Le Sénat s’attaque lundi au chantier de la restauration de Notre-Dame

Le Sénat va examiner lundi en première lecture, après l'Assemblée nationale, le texte encadrant la restauration de Notre-Dame,...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le Sénat va examiner lundi en première lecture, après l'Assemblée nationale, le texte encadrant la restauration de Notre-Dame, alors qu'Emmanuel Macron a assuré vendredi assumer "totalement" un "calendrier serré, volontariste".

Le projet de loi "pour la conservation et la restauration de la cathédrale Notre-Dame de Paris" a été présenté par le gouvernement comme une réponse pour tenir "le défi immense" lancé par M. Macron de reconstruire en cinq ans l'édifice emblématique, dont la charpente et la flèche ont été ravagés par le feu le 15 avril.

Le chef de l'Etat a réaffirmé vendredi ce calendrier qui fait polémique, à l'occasion d'un discours en l'honneur du Prix Pritzker 2019 d'architecture, le Japonais Arata Isozaki.

Au Sénat, dominé par l'opposition de droite, le texte est critiqué comme "une loi d'exception" rédigée "dans la précipitation".

Il a déjà été largement amendé en commission, mais les derniers propos du président de la République devraient contribuer à alimenter les débats en séance.

Les sénateurs ont ainsi supprimé l'article habilitant le gouvernement à déroger si nécessaire, et dans un souci de rapidité, à certaines règles en matière d'urbanisme, protection de l'environnement, commande publique ou préservation du patrimoine.

Ils ont inscrit dans le texte une référence aux engagements internationaux souscrits par la France en matière de patrimoine, et stipulé que la restauration devra être fidèle au "dernier état visuel connu" du monument avant le sinistre, incluant la flèche.

M. Macron a assuré vendredi que le chantier "redonnerait une flèche" à la cathédrale, et appelé de ses voeux "une audace respectueuse".

"Nous devons faire une reconstruction inventive" en s'inspirant de "ce qu'avait fait Viollet-Le-Duc en son temps", qui avait rejeté "toute querelle des anciens et des modernes" pour privilégier "une alliance de la tradition et de la modernité, une audace respectueuse", a déclaré le chef de l'Etat.

Concernant la déduction fiscale pour les dons des particuliers (portée à 75% dans la limite de 1.000 euros), les sénateurs ont prévu que la disposition s'applique dès le 15 avril, et non le 16 comme le prévoyait le texte initial, afin de ne pas pénaliser les premiers contributeurs. Elle concernera les dons effectués jusqu'au 31 décembre.

Partager cet article

Dans la même thématique

Meeting of Candidate in France’s 2027 presidential election, Jean-Luc Melenchon in Le Bourget
8min

Politique

« Il est l’heure de tout changer » : au Bourget, LFI met en scène sa « Nouvelle France » 

À l’occasion de la présentation de la nouvelle édition de L’Avenir en commun, samedi 7 novembre, La France insoumise a transformé le Bourget en théâtre de campagne. Scénographie immersive, démonstration de force militante et discours de Jean-Luc Mélenchon résolument tourné vers la jeunesse, le mouvement entend faire de son programme le premier acte de la présidentielle de 2027. Reportage

Le

Le Sénat s’attaque lundi au chantier de la restauration de Notre-Dame
6min

Politique

Mobilisation de la jeunesse : « Nous avons construit un État-providence qui fonctionne seulement pour les adultes », reconnaît cette eurodéputée

Une Europe en ébullition sociale. De la France à l'Italie, en passant par la Belgique, la Grèce ou l'Allemagne, une vague de contestation secoue les capitales de l'Union. Nés de mouvements lycéens et étudiants initiés en France, ces soulèvements traduisent un malaise profond touchant l'avenir de la jeunesse, la crise du logement et l'effritement du pouvoir d'achat. Face à ce front commun qui surprend les gouvernements européens, des syndicats et des associations issus de sept pays appellent à des manifestations coordonnées pour la fin du mois de novembre.

Le

France : Edouard Philippe visits Zuydcoote to discuss immigration
10min

Politique

« La fébrilité est de leur côté, pas du sien » : sous pression du camp Attal et Retailleau, Edouard Philippe reste droit dans ses bottes et refuse la primaire

Après Gabriel Attal et David Lisnard, Bruno Retailleau s’est rangé à l’idée de primaire de la droite et du centre, au point de commencer à y travailler. Si le candidat Horizons ne change pas d’avis, « il portera seul la responsabilité de la division », prévient Laurence Garnier, porte-parole de Bruno Retailleau. « On attend du prochain chef de l’Etat qu’il sache résister à la pression de Trump ou Poutine, ce n’est pas celle des candidats mal partis qui fera fléchir Edouard Philippe », rétorque Nathalie Loiseau, porte-parole d’Edouard Philippe…

Le