Le Sénat s’empare à son tour de la question de la fessée
Le Sénat examinera mercredi, dans le cadre d'une "niche" parlementaire socialiste, une proposition de loi visant à "lutter contre...

Le Sénat s’empare à son tour de la question de la fessée

Le Sénat examinera mercredi, dans le cadre d'une "niche" parlementaire socialiste, une proposition de loi visant à "lutter contre...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Le Sénat examinera mercredi, dans le cadre d'une "niche" parlementaire socialiste, une proposition de loi visant à "lutter contre les violences éducatives ordinaires", une nouvelle attaque contre baffes, gifles et fessées pour les enfants.

Avec un franc soutien de la ministre de la Santé Agnès Buzyn, l'Assemblée nationale a adopté fin novembre en première lecture une proposition de loi MoDem, à la portée largement symbolique, visant à interdire les "violences éducatives ordinaires" à l'encontre des enfants.

Le Sénat va se pencher sur un autre texte, une proposition de loi portée par l'ex-ministre socialiste des Familles Laurence Rossignol, dont le message se veut clair: on peut élever des enfants sans les frapper ni les humilier.

En commission, sur proposition de la rapporteure Marie-Pierre de la Gontrie (PS également), les sénateurs ont adopté un amendement proposant une nouvelle rédaction pour l'article unique de la proposition de loi.

Elle affirme que "l'autorité parentale s'exerce sans violences physiques ou psychologiques", une rédaction identique à celle de l'article premier du texte adopté par l'Assemblée nationale.

La sénatrice LR Céline Boulay-Espéronnier a en outre déposé des amendements pour inscrire deux dispositions du texte adopté par l'Assemblée. Elles visent à réclamer au gouvernement un "état des lieux" sur le sujet avant septembre 2019, et à inscrire l’objectif de prévention des violences éducatives ordinaires dans les prérequis de la profession d’assistant maternel.

Selon la Fondation pour l'Enfance, 85% des parents français ont recours à des violences dites éducatives.

Le vote éventuel par le Sénat mercredi d'un texte au contenu identique ne signifierait pas pour autant adoption définitive: le système de la "navette parlementaire" devra de toute façon jouer sur le texte sénatorial ou celui issu de l'Assemblée.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
7min

Politique

Manifestations lycéennes : mis en cause sur sa gestion du maintien de l’ordre, Laurent Nuñez pressé de trouver la voie de l’apaisement

Les mutilations de plusieurs élèves lors des manifestations lycéennes ont remis brutalement sur le devant de la scène la doctrine du maintien de l’ordre. Un rapport du Sénat sur ce sujet sera présenté dans les prochains jours. En attendant, faisant face aux demandes de démission des oppositions de gauche, le ministre de l’Intérieur a annoncé la suspension de l’usage des grenades assourdissantes et a longuement justifié l’action des forces de l’ordre, lors de son audition devant la commission des lois de l’Assemblée nationale.

Le

Memorial Site Honors Victims of the Hamas Attack at the Nova Music Festival
5min

Politique

7-Octobre : Trois ans après l’attaque du Hamas, les juifs de France continuent de vivre un « traumatisme »

L’émotion se fait ressentir en ce 7 octobre 2026. Trois ans après l’attaque du Hamas en Israël, plusieurs commémorations sont prévues en Israël, notamment à Réïm où certains politiques français se sont rendus. En France, le président du Crif explique que les Français juifs continuent de vivre ce « traumatisme » et regrette qu’ils soient « associés à un conflit » dont ils « ne sont pas responsables ».

Le

FRANCE-PARIS-MANIFESTATION ÉTUDIANTE-ÉDUCATION
5min

Politique

Blocus des lycées : dix-huit enquêtes IGPN ouvertes, l’usage des grenades assourdissantes suspendu

Le ministre de l’Intérieur Laurent Nuñez a annoncé ce mercredi 7 octobre la suspension provisoire de l’usage des grenades assourdissantes dans le cadre des manifestations lycéennes. Cette décision intervient après qu’un adolescent de 15 ans a eu la main arrachée lundi à Lens. Dix-huit enquêtes ont par ailleurs été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) depuis le début du mouvement.

Le