La commission des affaires sociales du Sénat va se pencher sur les pratiques du géant des maisons de retraite, Orpea, indique Le Monde. Cette démarche fait suite aux révélations du journaliste indépendant Victor Castanet, sur des cas de maltraitance dans les établissements du groupe.
Le Sénat lance une commission d’enquête sur les pratiques du groupe Orpea
La commission des affaires sociales du Sénat va se pencher sur les pratiques du géant des maisons de retraite, Orpea, indique Le Monde. Cette démarche fait suite aux révélations du journaliste indépendant Victor Castanet, sur des cas de maltraitance dans les établissements du groupe.
La commission des affaires sociales du Sénat va se doter des pouvoirs d’une commission d’enquête afin de se pencher sur les pratiques du groupe Orpea, spécialiste des maisons de retraite médicalisées, selon une information du journal Le Monde. Le groupe est la cible des révélations du livre Les Fossoyeurs du journaliste indépendant Victor Castanet, publié fin janvier, et faisant état d’un système où les soins, la prise en charge médicale des résidents ainsi que leurs repas seraient « rationnés » pour renforcer la rentabilité de l’entreprise.
L’objectif de cette commission, présidée par la sénatrice LR Catherine Deroche, sera d’« examiner la supervision des contrôles des Ehpad », précise le quotidien du soir. Les élus de la Chambre Haute pourraient ainsi auditionner des membres du gouvernement et des responsables des autorités de santé. De son côté, l’Assemblée nationale a déjà commencé à se pencher sur ce dossier. Mercredi 2 février, les dirigeants du groupe Orpea ont été longuement auditionnés par la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale.
Le 26 janvier dernier, le sénateur communiste Pascal Savoldelli avait vivement interpellé le gouvernement lors des questions d’actualité : « Comptez-vous assurer un véritable contrôle pour empêcher que ce type de dérives ne se reproduisent en particulier dans ces établissements privés lucratifs ? Et dans quels délais ? » avait-il demandé. Avant de conclure : « Dans le business, tout est rationalisé, les couches et les biscottes. Des maisons de retraite sont rachetées par des multinationales et des fonds d’investissement avec de l’argent public et vous n’en avez pas dit un mot ».
Une pluie de signalements
Par ailleurs, Me Sarah Saldmann, avocate, aurait reçu « plusieurs dizaines » de témoignages sur des soupçons de maltraitance dans les Ehpad du groupe privé Korian et envisage de préparer une action collective conjointe contre lui, comme contre Orpea, a-t-elle indiqué à l’AFP. Indiquant avoir été contactée par quelque 150 familles qui ont émis le souhait de se joindre à l’action collective qu’elle prépare contre Orpea, l’avocate dit être submergée d’appels, mails et courrier postal, contacts sur les réseaux sociaux visant des Ehpad, privés ou publics, principalement Orpea, Korian et aussi, dans une moindre mesure, DomusVi, un autre groupe privé commercial d’Ehpad.
À l’occasion de la présentation de la nouvelle édition de L’Avenir en commun, samedi 7 novembre, La France insoumise a transformé le Bourget en théâtre de campagne. Scénographie immersive, démonstration de force militante et discours de Jean-Luc Mélenchon résolument tourné vers la jeunesse, le mouvement entend faire de son programme le premier acte de la présidentielle de 2027. Reportage
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