Le sénateur Kaltenbach, suspendu du PS, comparaît pour corruption
Le sénateur des Hauts-de-Seine Philippe Kaltenbach, suspendu du PS, comparaît ce mercredi devant la cour d'appel de Versailles...

Le sénateur Kaltenbach, suspendu du PS, comparaît pour corruption

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Le sénateur des Hauts-de-Seine Philippe Kaltenbach, suspendu du PS, comparaît ce mercredi devant la cour d'appel de Versailles après avoir été condamné à un an d'emprisonnement ferme en 2015 pour "corruption passive" sur fond d'attribution de logement social.

L'ex-maire de Clamart est soupçonné d'avoir accepté de l'argent liquide de la part de son ex-adjoint à la sécurité, Mohammed Abdelouahed, contre une promesse d'attribution de logement social.

A la demande de la défense, l'affaire avait été renvoyée en octobre pour pouvoir entendre un expert ayant analysé la vidéo le mettant en cause, pièce maîtresse de l'accusation de corruption. Mais cet expert "ne viendra pas" finalement, a regretté Me Dominique Tricaud, l'avocat de la défense.

L'affaire était née d'une vidéo, tournée en 2010 à l'insu du maire par son lieutenant, et diffusée sur internet en 2012. Dans une séquence, on peut voir une remise de fonds pendant que les deux hommes discutent de ce qui semble être l'attribution d'un logement à un tiers.

"Il s'agit d'une manipulation pour m'abattre" alors que la campagne des législatives de 2012 battait son plein, a indiqué l'élu à la barre. "J'ai toujours contesté cette bande (vidéo). J'ai prêté de l'argent à mon adjoint qui était en difficulté et il me l'a rendu, c'est ce qu'on a vu sur les images", a-t-il ajouté, estimant que c'était "par ce mécanisme-là que (s)on honneur a été bafoué".

L'ancien maire de Clamart a tout au long de la procédure crié à un complot ourdi par son adversaire politique de toujours, le maire LR de la commune voisine du Plessis-Robinson, Philippe Pemezec.

Après avoir tourné la vidéo, l'ancien adjoint avait transmis les bandes non pas à la police, mais au maire du Plessis-Robinson, via des intermédiaires. Philippe Pemezec avait alors alerté le parquet de Nanterre.

En première instance, en octobre 2015, Philippe Kaltenbach a été condamné à deux ans de prison dont un ferme, cinq ans d'inéligibilité et 20.000 euros d'amende. Une peine plus sévère que les réquisitions du procureur qui avait demandé une peine de prison intégralement assortie de sursis.

Si les magistrats de première instance sont convenus que les faits "accréditent" la thèse de la vendetta politique, ça n'était "pas pour autant susceptible" de dédouaner l'élu, qui a été suspendu du PS en avril 2016, ont-ils estimé.

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