Projet de loi simplification : le Sénat s’oppose à plusieurs dispositions du gouvernement

Le sénateur Marc Laménie quitte le groupe LR au Sénat pour rejoindre Les Indépendants

Le sénateur LR Marc Laménie a quitté son groupe politique au Sénat pour rejoindre celui des Indépendants, qui rassemble notamment les membres du parti Horizons d’Edouard Philippe. Elu depuis 2007 sous l’étiquette UMP puis LR, cet ancien maire siège au sein de la commission des Finances.
Romain David

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Le sénateur des Ardennes Marc Laménie vient de quitter le groupe Les Républicains, au sein duquel il siégeait depuis son arrivée au Palais du Luxembourg en 2007, a appris Public Sénat. L’élu, étiqueté UMP puis LR, a choisi d’intégrer le groupe Les Indépendants, piloté par le sénateur Claude Malhuret, et qui rassemble notamment les soutiens d’Edouard Philippe au Sénat.

Secrétaire au bureau de la commission des Finances et vice-président de la délégation aux droits des femmes, Marc Laménie « n’est pas simplement rattaché mais bien membre de plein droit des Indépendants », nous précise une collaboratrice. Le groupe de Claude Malhuret passe ainsi à 19 élus. Il est, en termes d’effectifs, le cinquième groupe au sein de la Chambre haute, juste devant les communistes (18 membres) et derrière le groupe RDPI de François Patriat, qui réunit les macronistes du Sénat (22 membres).

« J’ai toujours essayé d’être cohérent dans mes positionnements politiques »

« Il y a plusieurs années que j’y pense. J’ai beaucoup de respect pour Claude Malhuret et son groupe à dominante humaine et familiale », explique Marc Laménie. Depuis deux ans déjà, l’élu a cessé de verser ses cotisations à LR, il n’était d’ailleurs plus que rattaché au groupe. Il avait déjà échangé à ce sujet avec Bruno Retailleau, le chef de file de la droite sénatoriale, et Gérard Larcher, le président LR du Sénat, dans la foulée des dernières présidentielles.

Plutôt favorable à un rapprochement avec le bloc macroniste, Marc Laménie avoue ne pas comprendre la stratégie d’indépendance affichée par la droite. « Le contexte politique des dernières semaines a été un véritable déclic. Ce qui s’est passé autour des postes clés à l’Assemblée nationale m’a interpellé. Je n’ai pas compris ce jeu d’alliances et de contre-alliances entre LR et le camp présidentiel. Moi, j’ai toujours essayé d’être cohérent dans mes positionnements politiques », explique-t-il.

Il avoue néanmoins ne pas encore savoir, à ce stade, s’il souhaite s’encarter ou non chez Horizons.

Ancien chargé d’études et maire de Neuville-Day de 2001 à 2017, Marc Laménie est le rapporteur pour le Sénat du budget ancien combattant et mémoire. Il a notamment travaillé sur l’indemnisation des victimes de spoliations pendant la Seconde Guerre mondiale.

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le

PARIS: REF 2026, Rencontre des Entrepreneurs de France 2025 du Medef – Présidentielle 2027 : suivez le premier débat de la campagne entre sept candidats réunis par le Medef
7min

Politique

Présidentielle 2027 : une multitude de candidats mais combien seront-ils réellement sur la ligne de départ ?

À huit mois de l’élection présidentielle, la course à l’Élysée donne l’impression d’une compétition sans limite. Une trentaine de personnalités, déclarées, pressenties ou envisagées, ambitionnent déjà de se présenter. Mais entre les primaires, le financement des campagnes et surtout les 500 parrainages d’élus nécessaires, la liste devrait rapidement se réduire.

Le