Le sénateur Olivier Léonhardt demande le remboursement des masques
Le sénateur de l'Essonne, Olivier Léonhardt, a interpellé le ministre de la Santé concernant les masques. L’élu, qui s’inquiète d’un « trafic de masque » demande leur remboursement par l’Assurance maladie.  

Le sénateur Olivier Léonhardt demande le remboursement des masques

Le sénateur de l'Essonne, Olivier Léonhardt, a interpellé le ministre de la Santé concernant les masques. L’élu, qui s’inquiète d’un « trafic de masque » demande leur remboursement par l’Assurance maladie.  
Public Sénat

Par Alizé Boissin

Temps de lecture :

3 min

Publié le

« Dans le contexte de crise exceptionnelle que nous vivons, chacun de nos concitoyens devrait avoir les moyens d’acquérir ce nouveau matériel de prévention médical pour se protéger et protéger les autres face à la pandémie. C’est une question d’égalité d’accès à la santé ». C’est avec ces mots que, lundi 27 avril, le sénateur de l’Essonne, Olivier Léonhardt, interpellait le ministre de la Santé. Pour l’élu, il est nécessaire d’obtenir le remboursement des masques de protection. « Si on calcule, le port des masques pour une famille de 4 personnes demande un budget entre 150 et 200€, c’est beaucoup d’argent ! » insiste Olivier Léonhardt. Il souhaite que l’Assurance maladie et les mutuelles absorbent ce coût.

Plus précisément, il demande au gouvernement de permettre le remboursement des masques sur « la base de 5 euros par masque et par personne » et de « négocier avec les complémentaires santé un effort de participation ».

Tradition sociale française

Une demande qui s’inscrit pour le sénateur, dans la tradition sociale française. « Il faut s’inscrire dans l’histoire de notre pays. Notre atout, c’est d’avoir mis en place le système de la sécurité sociale dès la fin de la Seconde guerre mondiale. La situation actuelle ne correspond pas à notre pays (…) il faut que la France reste la France ». Pour appuyer sa demande, l’élu compare la situation du remboursement des masques dans d’autres pays : « en Autriche, la question est sur la table et la Turquie distribue des masques gratuitement » argumente-t-il.

Ainsi, l’ancien maire de Sainte-Geneviève-des-Bois a doublé sa demande d’une pétition en ligne, « la lutte contre le Covid-19 est universelle et les moyens de protection donnés à l’ensemble de la population doivent plus que jamais l’être également ». En deux jours, sa pétition atteint près de 800 signatures.

Le sénateur l’avoue : il ne sait pas combien coûterait ce type de remboursement à l’Etat. Mais pour lui, « la santé doit être le problème numéro 1, on peut peut-être faire des économies ailleurs… » souffle-t-il.

Trafic et pénurie de masques

Le sénateur s’inquiète également du « trafic » de masques « dont certains profitent, c’est devenu dingue ! ».  « Quand vous voyez les mêmes masques dont le prix peut être multiplié par 6, on ne peut pas continuer comme ça ». Des prix élevés mais les habitants de l’Essonne s’inquiètent également d’une pénurie de masque : « certains citoyens font 10 pharmacies pour trouver des stocks de masques » rapporte le sénateur. D’autres lui rapportent des faits étonnants : « On a vu des clients de grandes surfaces faire la queue plusieurs fois par jour pour acheter de gros stocks de masques… »

Pour rappel, en nombre de décès, l’Essonne est toujours le département le moins touché de la région Île-de-France. Le lundi 4 mai, le bilan était de 428 morts.

Partager cet article

Dans la même thématique

Attal porte parole
9min

Politique

« Ce n’est pas la saison 3 du macronisme, ni un retour à l’UMP » : Gabriel Attal joue la carte des « nouveaux visages » pour marquer sa différence avec Edouard Philippe

Avec un mélange de « nouveaux visages » et de fidèles pour former son équipe, Gabriel Attal entend enclencher une « nouvelle phase » de sa campagne présidentielle. Il continue de marquer sa différence avec Edouard Philippe et compte créer la dynamique cet automne. « Les Français ne supporteraient pas d’élire un Président par défaut », soutient le candidat Renaissance.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Bruno Retailleau veut « renverser la table » avec une profonde réforme constitutionnelle

S’il est élu président de la République en 2027, Bruno Retailleau veut faire de la réforme constitutionnelle sa première grande réforme. Le président des Républicains entend engager, dès le début de son mandat, une refonte des institutions destinée à renforcer le pouvoir des citoyens, réaffirmer la primauté du droit français et donner davantage de marges de manœuvre au Parlement, notamment sur l’immigration et la sécurité.

Le

Blois: Raphael Glucksmann at summer convention campusPS
10min

Politique

« Si Raphaël Glucksmann veut jouer la finale de la Ligue des champions, il ne peut pas avoir peur des barrages » : tensions autour de l’organisation des débats de la primaire PS

Alors que l’équipe de Raphaël Glucksmann prône l’organisation d’un seul débat, sur le service public, dans le cadre de la primaire PS/Place Publique, les autres candidats en veulent trois. « Les bras m’en tombent. Je ne comprends pas le raisonnement », pointe le sénateur Rémi Cardon, soutien d’Olivier Faure, lui aussi candidat. « Ça ne pose aucun problème à Raphaël Glucksmann qu’il y ait deux ou trois débats », assure pourtant le sénateur Place Publique Bernard Jomier, qui pointe des polémiques « pas à la hauteur », y compris de la part de soutiens socialistes de son candidat…

Le

Bourgoin-Jallieu  demonstation against sexual violence targeting women and children
6min

Politique

Loi intégrale contre les violences sexuelles : « Que le gouvernement aborde l'examen de ce texte avec humilité et en ayant en tête son bilan », enjoint Laurence Rossignol

Le Premier ministre, Sébastien Lecornu, a annoncé l'inscription de la proposition de loi « intégrale » contre les violences sexistes et sexuelles comme premier texte de l'ordre du jour de l'Assemblée nationale lors de la reprise de la session ordinaire, début octobre. Ce texte de 69 articles est inspiré des 140 propositions élaborées par une coalition d'associations féministes et de défense des droits des enfants. Le meurtre dramatique de la jeune Lyhanna avait mis la pression sur l'exécutif, poussé par l'opposition de gauche et le bloc central, à aborder les violences sexuelles et sexistes dans une approche systémique.

Le