Le siège du PS pourrait valoir 55 millions d’euros
L'hôtel particulier qui abrite le siège du PS à Paris a une valeur potentielle de 55 millions d'euros s'il est transformé en...

Le siège du PS pourrait valoir 55 millions d’euros

L'hôtel particulier qui abrite le siège du PS à Paris a une valeur potentielle de 55 millions d'euros s'il est transformé en...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

L'hôtel particulier qui abrite le siège du PS à Paris a une valeur potentielle de 55 millions d'euros s'il est transformé en ensemble d'habitation, a estimé mercredi le spécialiste de l'immobilier de luxe Barnes.

L'immeuble de 3.000 mètres carrés, que le PS veut céder, "est estimé à 55 millions d'euros", mais cette évaluation "est effectuée sur le postulat qu'il est considéré comme un ensemble d'habitation (ce qui n'est pas le cas aujourd'hui)", a indiqué l'agent immobilier dans un communiqué.

Cette valeur théorique suppose également que les travaux nécessaires pour transformer ces bureaux en logements ont été faits au préalable.

Or selon Barnes, "il faut prévoir environ 6.000.000 euros de travaux pour une totale réhabilitation de l'immeuble".

La direction du PS a décidé de vendre son siège dans le très huppé VIIème arrondissement de Paris, afin d'assainir ses finances après la double débâcle des présidentielles et des législatives.

"Des investisseurs étrangers, particuliers ou institutionnels, nous ont déjà contactés pour nous faire part de leur intérêt", a déclaré Marc Aversenq, un responsable de Barnes, cité dans le communiqué.

"Ils sont sur les starting-blocks malgré un prix important", a déclaré M. Aversenq, qui a eu l'occasion de visiter le lieu et de l'estimer.

Le parti n'a néanmoins pas mandé de cabinet particulier pour le moment: il a lancé un appel d'offres, en précisant qu'il se réservait la possibilité de ne pas choisir l'offre la plus avantageuse.

Selon Barnes, l'immeuble avait été acquis par le PS auprès de la Mutuelle de Fonction publique en 1986. Le PS avait payé à l'époque 53 millions de francs soit "11,3 millions d'euros aujourd'hui en prenant en compte l'inflation", selon la même source.

Partager cet article

Dans la même thématique

Clashes During Paris Austerity Protests
6min

Politique

Après les pillages du 17 octobre, faut-il couper les réseaux sociaux ?

Gabriel Attal relance l’idée d’un blocage temporaire des plateformes dans les zones touchées par les violences, après le chao du week-end. Elles facilitent les rassemblements et démultiplient les images de casse, mais leur rôle dépasse la seule organisation des émeutes.

Le

Paris France Protests
9min

Politique

Violences du 17 octobre : pourquoi l’état d’urgence est écarté par le gouvernement ?

Après un week-end marqué par des scènes de chaos et de pillages dans plusieurs villes, l’exécutif exclut pour le moment le recours à l’état d’urgence, préférant la mise en place de « couvre-feux localisés ». De quels moyens dispose l’exécutif pour rétablir l’ordre ? Inventaire de la boîte à outils sécuritaire dont dispose le gouvernement pour rétablir l’ordre.

Le

NORD – RASSEMBLEMENT MAIRIE
3min

Politique

Après les violences du 17 octobre, les maires font front devant leurs mairies

Au lendemain d’une mobilisation contre la vie chère qui a dégénéré en pillages et en assauts contre des hôtels de ville, l’Association des maires de France (AMF) appelle à un rassemblement ce lundi 19 octobre, à partir de midi. Les maires de Paris, Lyon et Marseille seront reçus par Sébastien Lecornu, à leur demande.

Le

France: Emmanuel MACRON Addresses The French People After Violent Protests
6min

Politique

Violences du 17 octobre : Macron exprime sa « colère » et sa « honte » et promet « toute la transparence »

Au lendemain des pillages et des dégradations qui ont frappé plusieurs villes françaises, le chef de l’État a promis de tirer « toutes les leçons » de la journée du 17 octobre. Face aux appels de la droite à décréter l’état d’urgence, il a privilégié le renforcement des mesures de protection et tenté de dissocier les violences des revendications contre la vie chère.

Le