Le temps où la finance était « notre ennemie » est « révolu » pour Bruno Le Maire
Le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, a assuré vendredi à Pékin que la finance n'était plus "l'ennemie" de son pays...

Le temps où la finance était « notre ennemie » est « révolu » pour Bruno Le Maire

Le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, a assuré vendredi à Pékin que la finance n'était plus "l'ennemie" de son pays...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Le ministre français de l'Economie, Bruno Le Maire, a assuré vendredi à Pékin que la finance n'était plus "l'ennemie" de son pays et affiché l'objectif de faire de la place de Paris le leader de la finance verte.

"La France veut redevenir une grande place financière mondiale", a affirmé le ministre à l'ouverture du 5e dialogue économique et financier de haut niveau entre la France et la Chine à Pékin, où il s'est rendu pour préparer la visite d'Etat du président Emmanuel Macron en début d'année prochaine.

"Le temps où la France déclarait que la finance était notre ennemie est révolu", a assuré M. Le Maire, en présence du vice-premier ministre chinois Ma Kai, dans une évidente allusion aux propos de l'ex-président François Hollande qui avait qualifié la finance "d'ennemie" lors de son discours du Bourget pendant la campagne présidentielle de 2012.

"La France veut faire de la finance un élément de puissance économique et de coopération avec ses grands partenaires, au premier rang desquels la Chine", a insisté le ministre.

Celui-ci a toutefois précisé que son pays ne cherchait pas à attirer "la finance prédatrice et vorace", mais celle "au service de véritables projets économiques, du développement des entreprises et du développement durable".

M. Le Maire a d'ailleurs rappelé le prochain sommet du 12 décembre à Paris sur les financements climatiques lancé par Emmanuel Macron.

"Paris veut être leader en matière de finance verte", a-t-il déclaré. "Une finance au service des projets environnementaux, de la transition écologique du financement des projets éoliens, de la recherche en matière de stockage des énergies renouvelables", a-t-il ajouté.

M. Le Maire a saisi l'occasion pour répéter le message qu'il est venu porter aux autorités chinoises, exigeant de la "réciprocité" dans les relations commerciales et économiques avec la Chine.

"Il faut de la réciprocité, des avantages mutuels pour que le commerce puisse être un facteur de paix et de développement dans le monde", a-t-il expliqué. "C'est la meilleure réponse à un protectionnisme brutal qui n'apportera rien de bon ni à nos peuples ni à la croissance mondiale", a-t-il insisté.

Pour sa part, le vice-premier ministre chinois a insisté sur la "complémentarité" entre la France et la Chine et a plaidé pour que les deux pays "créent de nouveaux moteurs de croissance dans le monde", notamment à partir de l'innovation et des nouvelles technologies.

"Nous travaillons déjà dans le secteur nucléaire, l'aéronautique et dans les secteurs de l'économie verte. Nous voulons étendre cette coopération à la finance", a-t-il affirmé.

Partager cet article

Dans la même thématique

Le temps où la finance était « notre ennemie » est « révolu » pour Bruno Le Maire
4min

Politique

« Raphaël Glucksmann est incontestablement une des personnalités qui peut porter cette gauche », martèle Yannick Jadot

Interrogé au micro de Public Sénat après sa participation au meeting de Raphaël Glucksmann à Aubervilliers, Yannick Jadot, menacé d’exclusion par la direction des Écologistes en raison de son soutien au leader de Place publique, assume son choix stratégique. L’ancien candidat à la présidentielle juge désormais « caduque » l’idée d’une primaire à gauche et appelle à la désignation rapide d’une candidature commune de la gauche non mélenchoniste

Le

France EU
6min

Politique

Immigration : le Parlement européen adopte le règlement qui autorise les « centres de retour » en dehors de l’Union

Les eurodéputés ont adopté mercredi le règlement controversé qui autorise la rétention de migrants expulsés, et les déboutés du droit d’asile dans des centres situés dans des pays hors de l’Union européenne. Ce vote est l’aboutissement d’une alliance inédite à Bruxelles entre la droite et l’extrême droite même si des doutes entourent l’applicabilité de ce dispositif.

Le

NUTRI SCORE
4min

Politique

Agriculture : l’Union européenne dit oui aux nouveaux OGM 

Les députés européens ont adopté un règlement qui facilite l’utilisation de nouvelles techniques génomiques (NGT) dans l’agriculture. Le but est de permettre aux cultures d’être plus résistantes, notamment face au changement climatique. Les opposants dénoncent un retour des OGM « dans le dos » des consommateurs.

Le