Législative à Mayotte: duel déjà vu pour un second tour incertain
Les électeurs de Mayotte auront une impression de déjà vu dimanche, pour le second tour de la législative partielle, en...

Législative à Mayotte: duel déjà vu pour un second tour incertain

Les électeurs de Mayotte auront une impression de déjà vu dimanche, pour le second tour de la législative partielle, en...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Les électeurs de Mayotte auront une impression de déjà vu dimanche, pour le second tour de la législative partielle, en choisissant entre la députée sortante Ramlati Ali (sans étiquette, soutenue par LREM) et Elad Chakrina (LR soutenu par le FN), déjà finalistes en 2017, alors que le scrutin reste menacé par les barrages.

La députée sortante Ramlati Ali est arrivée en tête du premier tour avec 36,15% des suffrages exprimés (3.875 voix), contre 32,59% (3.493 voix) pour Elad Chakrina.

En juin 2017, se présentant alors sous l'étiquette PS (elle a ensuite siégé au sein du groupe La République en marche à l'Assemblée nationale), Mme Ali, 56 ans, était devenue la première femme députée de Mayotte, battant de 54 voix Elad Chakrina.

Son élection a été annulée le 19 janvier par le Conseil constitutionnel. Les Sages ont considéré que, eu égard au "faible écart de voix entre les candidats présents au second tour", "la sincérité du scrutin (avait) été altérée".

Mme Ali a été mise en examen le 14 février pour complicité de fraude électorale, notamment en raison du recours à des procurations litigieuses lors du scrutin de juin. Ayant fait appel de cette décision, elle se représente sans étiquette.

Après être arrivée en tête au 1er tour, elle a obtenu le soutien de Christophe Castaner, délégué général de LREM. Les Radicaux ont également annoncé qu'ils la soutenaient.

De son côté, l'avocat Elad Chakrina, que le président du groupe LR est venu personnellement soutenir à Mayotte, a obtenu la semaine dernière le soutien inédit de la présidente du FN Marine Le Pen.

Cette dernière a réitéré jeudi ce soutien sur une radio locale, radio Kwezi: "j'appelle à voter pour le candidat soutenu par Mansour Kamardine (député LR de la 2e circonscription, NDLR), qui partage notre analyse lucide sur la situation catastrophique de Mayotte et nos inquiétudes pour son avenir", selon des propos retranscrits sur twitter.

Mais l'incertitude demeure sur l'accès aux bureaux de vote. Les organisateurs du mouvement de contestation populaire qui paralyse le territoire depuis plus de quatre semaines ont menacé de bloquer le second tour si leur demande d'un émissaire du Premier ministre pour négocier n'est pas satisfaite.

Dans ce contexte difficile, le premier tour avait été marqué par une abstention de 69,61%.

Partager cet article

Dans la même thématique

Hearing of France’s Justice Minister Gerald Darmanin at National Assembly
9min

Politique

Moratoire, quotas, OQTF…  Pourquoi le plan de Gérald Darmanin pour « tarir l'immigration » se heurte à la Constitution et au droit européen

Dans une interview fleuve au Journal du Dimanche, le ministre de la Justice explique vouloir refonder la politique migratoire. Il reprend pour partie des mesures déjà défendues par la majorité sénatoriale de droite et du centre, mais dont la faisabilité et la constitutionnalité questionnent. De son côté, la gauche lui reproche d’entretenir à dessein « l’idée d’une submersion ».

Le

Encyclical by Pope Leo XIV
6min

Politique

Encyclique du pape Léon XIV : « Une mise en garde contre la culture de la performance et de l’optimisation permanente »

Dans l'encyclique « Magnifica Humanitas » (Humanité magnifique) publiée ce lundi, le pape Léon XIV a appelé, dans son premier texte majeur, à « désarmer » l'intelligence artificielle (IA) pour « l'empêcher de dominer l'humain ». Pour Éric Salobir, président de la Human Technology Foundation et expert dans les nouvelles technologies auprès du Saint-Siège, il s’agit d’un nouveau chapitre important de la doctrine sociale de l’Église. Entretien.

Le

Législative à Mayotte: duel déjà vu pour un second tour incertain
3min

Politique

Présidentielle : « Il n’y aura qu’un seul candidat du bloc central et ça sera Édouard Philippe », veut croire Naïma Moutchou (Horizons)

Invitée de notre matinale, la ministre des Outre-mer est revenue sur le dernier baromètre Odoxa-Mascaret pour Public Sénat et la presse quotidienne régionale qui place son candidat, Édouard Philippe, au coude-à-coude avec Jean-Luc Mélenchon. Naïma Moutchou estime que le maire du Havre a une longueur d’avance sur ses concurrents et s’imposera comme candidat du bloc central.

Le