Le taux de participation au premier tour des élections législatives en métropole atteignait 19,24% dimanche à midi selon le ministère de l'Intérieur, en baisse par rapport au même scrutin en 2012 à la même heure (21,06%).
Sans surprise, la participation est largement inférieure à celle enregistrée, à midi, lors du premier tour de l'élection présidentielle, le 23 avril dernier (28,54%).
Le taux de participation final avait été de 57,22% au premier tour des législatives de 2012, et de 77,77% à celui de la présidentielle.
A Paris, ce dimanche, seulement 11,68% des électeurs s'étaient déplacés à la mi-journée, contre 13,64% il y a cinq ans.
D'une façon générale la région Ile-de-France se mobilisait peu, avec juste 10,50% de participation en Seine-Saint-Denis à midi, 13,33% dans les Yvelines, 14,36% dans le Val-de-Marne et 15,05% en Essonne, 15,36% en Seine-et-Marne et 16,51% dans le Val d'Oise.
Participation à 12h au 1er tour
AFP
En revanche, le ministère de l'Intérieur citait parmi les départements où les électeurs ont le plus voté en matinée le Gers (29,46% de participation à midi), la Corrèze (28,88%), la Creuse (26,22%), l'Indre (26,18%) et le Cantal (25,52%).
Dans le Nord, la participation de la mi-journée atteignait 16,55% contre 19,66% en 2012 à la même heure.
A Lille, dans un bureau proche de l'Hôtel de ville, les électeurs ne se bousculaient pas dans la matinée. "Il y a bien moins d'engouement" que pour la présidentielle, "peut-être est-ce parce que les députés représentent le territoire mais aussi le pays, et les gens ont du mal à comprendre comment ils peuvent être ici et à Paris", relevait Sylvain, un cadre de 35 ans.
"A cette élection les résultats semblent acquis, il n'y a pas beaucoup de suspens", soulignait aussi Jean-Pierre Bulgheroni, retraité de 80 ans.
Dans un des bureaux de vote de Lyon, les organisateurs notaient un grand "calme" voire un "désintérêt". "Pour dire, l'un des seize candidats n'est pas venu déposer ses bulletins et ses électeurs devront écrire son nom sur une feuille blanche", a expliqué à l'AFP le président du bureau.
Au total la préfecture du Rhône a fait état d'une participation de 19,42% à midi, contre 23,3% au premier tour de 2012 à la même heure.p
Bordeaux, Strasbourg, Poitiers, Annecy… les écologistes ont subi de nombreuses pertes aux élections municipales après leur percée de 2020. Le signe d’un parti qui peine, à l’inverse d’il y a six ans, à apparaitre comme une force motrice à gauche, à l’heure où les propositions écologiques locales sont reprises par ses adversaires, y compris à droite.
La victoire de Grégory Doucet à Lyon a médiatiquement éclipsé la défaite des écologistes à la Métropole, alors que celle-ci dispose d’un budget et de compétences bien plus importantes. La droite conduite par Véronique Sarselli dispose d’une majorité confortable, si la coalition formée autour de Jean-Michel Aulas se maintient telle quelle.
Le parti fondé par l’ancien Premier ministre Édouard Philippe à l’automne 2021 a remporté 17 villes de plus de 30 000 habitants aux élections municipales. Sa présence dans la France très urbaine est globalement stable, bien que marquée par la perte brutale de Nice, cinquième ville de France. Grâce à son maillage de petites villes, Horizons revendique une progression territoriale.
ANALYSE – Rachida Dati a perdu son pari électoral dans la capitale, même si elle reste maire du 7e arrondissement. Entre les effets de bord de la loi PLM, qu'elle a elle-même soutenue, et les tensions locales avec Horizons et Renaissance malgré un passage au gouvernement, retour sur une campagne où la cheffe de file de la droite parisienne, réputée pour son franc-parler et sa détermination, semble avoir fini par se couper d’une partie de son électorat.