France, Forcalquier, June 30, 2024, The French are called to vote for the first round of the legislative elections, on June 30, to elect their new deputies to the National Assembly. Photography by Louai BARAKAT / SIPA PRESS France, Forcalquier, 30 juin 2024, Les Francais sont appeles a voter pour le premier tour des elections legislatives, le 30 juin, pour elire leurs nouveaux deputes a l Assemblee nationale. Photographie de Louai BARAKAT / SIPA PRESS//LOUAI_Sipa.32343/Credit:LOUAI BARAKAT/SIPA/2406302014
Législatives 2024 : comment les électeurs souhaitent reporter leur vote en cas de triangulaire
L’enquête réalisée par Ipsos / Talan pour Radio France et France Télévisions donne quelques éléments de réponse concernant les attentes des électeurs en cas d’élimination de leur candidat ou de troisième position. En cas de second tour NFP/ RN, 44% des électeurs d’Ensemble souhaiteraient un report de voix vers le NFP.
Alors que le second tour s’annonce marqué par un nombre record de triangulaires, la logique de désistement et les consignes de vote seront au centre de l’attention. Le camp présidentiel, arrivé en troisième position sera particulièrement scruté. Pour les électeurs de la majorité sortante (Ensemble), en cas de triangulaire et si leur candidat est arrivé en troisième position, ils sont 53% à souhaiter que le candidat macroniste se maintienne.
Cependant, 29% des électeurs d’Ensemble souhaiteraient que le candidat se retire au profit du Nouveau Front Populaire, mais seulement 8% veulent un retrait en faveur d’un candidat issu de n’importe quel parti du NFP. Autrement dit, 21% ne souhaitent pas que le retrait se fasse au profit d’un candidat LFI. En cas d’élimination du candidat macroniste au premier tour, 51% des électeurs d’Ensemble ne souhaiteraient pas que le candidat donne de consigne de vote. Dans un second tour opposant le NFP et le RN, 40% des sympathisants d’Ensemble voteraient pour le NFP s’il s’agit d’un candidat issu du Parti socialiste, un score qui tombe à 32% si le candidat est issu de LFI.
Pour les électeurs du bloc de gauche, si leur candidat est éliminé dès le premier tour, 59% d’entre eux veulent voir les leaders du NFP appeler à voter pour le candidat de la coalition présidentielle. 39% souhaitent néanmoins qu’il n’y ait pas de consigne de vote.
En cas de troisième position et de triangulaire du candidat du Nouveau Front Populaire, 51% des électeurs de gauche désirent que leur candidat se maintienne au second tour. Seulement 34% optent pour un désistement au profit d’un candidat issu du camp présidentiel. Sans surprise, les électeurs du RN sont 72% à souhaiter le maintien du candidat RN, arrivé troisième, au second tour.
Les choix des électeurs LR seront également déterminants après le ralliement d’Eric Ciotti au parti de Marine Le Pen. En cas d’élimination du candidat LR au premier tour et de duel entre le NFP et le RN, 55% des électeurs ne souhaitent pas que les dirigeants du parti donnent une consigne de vote. 20% d’entre eux demandent à ce que LR formule une consigne de vote en faveur du candidat du RN. 25% souhaiteraient une consigne favorable au NFP, mais seulement 10% peu importe le parti auquel appartient le candidat du NFP. En revanche, en cas de deuxième tour entre le NFP et Ensemble, les électeurs de LR désirent, à 46%, une consigne de vote en faveur du camp présidentiel. 40% ne veulent cependant pas de consigne de vote.
Après la conférence de presse de Bruno Retailleau, au cours de laquelle il a présenté les « accords de la honte », ces alliances entre le PS et LFI pour les municipales, les socialistes lui ont rendu la pareille. Lors d’un exercice similaire ce matin, ils ont présenté des chiffres démontrant selon eux l’avènement d’une « fusion par la base » entre la droite et l’extrême-droite. Des données réfutées par LR, qui permettent difficilement de conclure à une collusion entre le parti et le RN, mais qui traduisent un glissement vers l’extrême-droite des militants de droite sur le terrain.
Les maires des 35 000 communes de France, ainsi que leurs adjoints, perçoivent une indemnité qui va de quelques centaines d’euros à plusieurs milliers d’euros par mois selon la taille de la commune. L’immense majorité d’entre eux touche une rémunération qui ne dépasse pas les 2 000 euros net par mois. Explication.
À quelques jours du premier tour des élections municipales, le paysage politique des grandes métropoles françaises reste particulièrement mouvant. Dans plusieurs villes clés, les équilibres sont fragiles, les alliances incertaines et les seconds tours encore très ouverts. Droite, gauche, centre et extrême se disputent des bastions historiques dans des configurations souvent inédites.
A quelques jours des élections municipales, 93 % des communes présentent seulement une ou deux listes à leurs habitants. Un manque de pluralisme électoral qui ne se traduit pas dans les grandes et moyennes villes comme à Montpellier qui totalise 13 candidats. Les élections municipales, qui ont une incidence majeure sur les élections sénatoriales de septembre prochain, vont sceller le destin de près de 890 000 candidats en lice.