LOIRE ATLANTIQUE : French PM Gabriel Attal supports Sarah El Hairy.
French Prime Minister Gabriel Attal and France's Deputy Minister for Children, Youth and Families and candidate for legislative elections Sarah El-Hairy take a picture with people as they visits a market in La Chapelle-sur-Erdre, near Nantes, western France. La Chapelle-sur-Erdre, one June 14, 2024.//SALOM-GOMIS_g037/Credit:Sebastien Salom-Gomis/SIPA/2406141452

Législatives 2024 : Gabriel Attal, Gérald Darmanin, Stéphane Séjourné… Ces ministres en campagne

Avec le lancement de la campagne officielle pour les élections législatives ce 17 juin, les ministres se mobilisent. Emmenés par Gabriel Attal plusieurs membres du gouvernement ont été investis, pour tenter de peser sur un scrutin où la majorité présidentielle risque gros.
Rose-Amélie Bécel

Temps de lecture :

4 min

Publié le

Mis à jour le

Ce 17 juin, une nouvelle étape est franchie dans cette campagne éclair pour les élections législatives du 30 juin et du 7 juillet, avec le lancement de la campagne officielle. Les différents partis avaient jusqu’au 16 juin, 18 heures, pour déposer leurs candidatures dans les 577 circonscriptions.

Sous l’étiquette Ensemble pour une large partie d’entre eux, sous l’étiquette du MoDem ou du parti d’Édouard Philippe Horizons pour d’autres, 23 ministres ont été investis pour représenter la majorité présidentielle dans ce scrutin.

Huit membres du gouvernement candidats en Ile-de-France

En convoquant des élections anticipées sous trois semaines, Emmanuel Macron a précipité tout le gouvernement en campagne. C’est en effet Gabriel Attal, Premier ministre, qui fait office de chef de file de la majorité. Le chef du gouvernement est candidat dans la 10ème circonscription des Hauts-de-Seine, où il avait déjà été largement élu en 2022.

En Ile-de-France, ce ne sont pas moins de sept membres du gouvernement en plus de Gabriel Attal qui partent en campagne. Dans les Hauts-de-Seine, la porte-parole du gouvernement Prisca Thevenot se présente, tout comme le ministre de l’Europe et des Affaires étrangères Stéphane Séjourné, candidat pour la première fois aux législatives. À Paris, le ministre de la Fonction publique Stanislas Guerini et la ministre déléguée chargée des Entreprises Olivia Grégoire sont également candidats.

De son côté, le ministre délégué chargé du Commerce extérieur Franck Riester a été investi en Seine-et-Marne. La ministre déléguée chargée de l’Egalité entre les femmes et les hommes Aurore Bergé fera campagne dans les Yvelines, tout comme Marie Lebec, chargée des Relations avec le Parlement. La ministre déléguée chargée des Outre-mer Marie Guévenoux fera campagne en Essonne.

Deux ministres sous l’étiquette MoDem, un à Horizons

Les ministres sont également présents dans les Hauts-de-France, menés par Gérald Darmanin, candidat dans son fief de Tourcoing. En 2022, le ministre de l’Intérieur avait été assez largement élu au second tour. S’il ne bénéficie pas officiellement de l’accord électoral avec LR, Jérôme Garcia qui se présente face à lui en revendiquant l’étiquette de la droite, n’a pas vu sa candidature validée par la fédération des Républicains du Nord. La ministre déléguée auprès du ministère de l’Agriculture Agnès Pannier-Runacher est également candidate dans la région, du côté d’Arras dans le Pas-de-Calais.

Son ministre de tutelle, Marc Fesneau, se présente dans le Loir-et-Cher sous l’étiquette du MoDem, et ne figure ainsi pas dans la liste des ministres investis par Ensemble. Même configuration pour la ministre déléguée à l’Enfance Sarah El Haïry, en campagne à Nantes sous l’étiquette MoDem. Enfin, le ministre de la Santé Frédéric Valletoux est investi en Seine-et-Marne, sous l’étiquette du parti Horizons.

Bruno Le Maire, Éric Dupond-Moretti, Christophe Béchu… Plusieurs ministres ne se présentent pas

Au contraire, plusieurs membres de l’exécutif ne figurent pas parmi les candidats. Rapidement après la dissolution, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a annoncé qu’il ne se présenterait pas dans son fief de l’Eure. La ministre du Travail Catherine Vautrin, le ministre des Armées Sébastien Lecornu et le ministre de la Transition écologique Christophe Béchu ne se présentent pas non plus. Un temps pressenti pour faire face à Éric Ciotti à Nice, le ministre de la Justice Éric Dupond-Moretti ne se lance finalement pas.

Il reste désormais deux semaines aux candidats de la majorité présidentielle pour faire campagne. À la peine dans les sondages, marqués par la lourde défaite face au Rassemblement national lors des élections européennes, l’exécutif est également doublé par sa gauche avec la création du Nouveau Front populaire. Selon un sondage Opinionway pour Les Echos, publié le 15 juin, le parti présidentiel n’arriverait qu’à la troisième place du premier tour de ce scrutin avec 20 % des voix.

Partager cet article

Dans la même thématique

Législatives 2024 : Gabriel Attal, Gérald Darmanin, Stéphane Séjourné… Ces ministres en campagne
7min

Politique

Présidentielle 2027 : pourquoi l’élection française inquiète déjà les Européens

À huit mois de la présidentielle française, Bruxelles scrute déjà avec inquiétude les propositions des principaux candidats. Budget européen, primauté du droit de l’UE, dette, soutien à l’Ukraine... l’éventualité d’une victoire du RN ou de Jean-Luc Mélenchon alimente les craintes. Au point de transformer la France en maillon faible de l'UE ? Ici l'Europe ouvre le débat, avec les eurodéputés Daniel Freund (Allemagne, Les Verts), Charles Goerens (Luxembourg, Renew Europe) et Andras Laszlo (Hongrie, Patriotes pour l’Europe).

Le

Paris : Francois Bayrou recoit l l UDI
7min

Politique

« Pas à la hauteur » : le coup de gueule d’Hervé Marseille, après le soutien de Bruno Retailleau à Valérie Boyer pour les sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône

Ça chauffe dans les Bouches-du-Rhône, où le soutien du président de LR, Bruno Retailleau, à la liste de la sénatrice LR Valérie Boyer, reste au travers de la gorge de son homologue de l’UDI, le sénateur Hervé Marseille. Car les LR ont apporté leur investiture à une autre liste, celle de la sénatrice UDI Brigitte Devésa et de Renaud Muselier, membre de Renaissance. Gérard Larcher devrait se rendre sur place la semaine prochaine pour soutenir cette liste. Un imbroglio qui divise un peu plus la droite sur place. Explications.

Le

NANTES:Franco-German summit in Nantes
8min

Politique

« Une épouvantable tragédie » : le tandem Chirac-Jospin face au 11 septembre 2001

Vingt-cinq ans après, les images sont restées intactes. Le 11 septembre 2001, alors que les Etats-Unis étaient frappés par les attentats d’Al-Qaida, Jacques Chirac se trouvait à Rennes et Lionel Jospin à Matignon. A sept mois de l’élection présidentielle, et dans un contexte de cohabitation, les deux têtes de l’exécutif français ont dû organiser, dans l’urgence, la réponse d’un pays qui n’était pas directement attaqué mais qui avait déjà été confronté à plusieurs vagues d’attentats sur son propre territoire.

Le

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le