Législatives 2024 : Stéphane Séjourné affirme « Jean-Luc Mélenchon et certains de ses alliés ne peuvent pas gouverner la France »

Au soir du second tour des élections législatives, le secrétaire général de Renaissance Stéphane Séjourné a repoussé l’idée d’un gouvernement mené par « Jean-Luc Mélenchon et ses alliés ».
Camille Romano

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Alors que les résultats continuaient d’affluer dimanche soir, Stéphane Séjourné s’est félicité du score de la majorité présidentielle : « Contrairement à ce que certains prédisaient, le bloc central, républicain et modéré est encore là, debout ». Annoncée balayée, la coalition Ensemble obtiendrait entre 152 et 158 sièges à l’issue du second tour, notamment grâce aux nombreux désistements de candidats de gauche pour faire « barrage » au Rassemblement national.

Travailler avec « l’ensemble des partis républicains »

Un barrage contre l’extrême droite qu’a salué Stéphane Séjourné : « Des dizaines de millions de Français ont, « en conscience, souverainement, massivement, dit non à l’extrême droite. Notre peuple a été une nouvelle fois, à la hauteur de l’histoire. »

Le secrétaire général de Renaissance Stéphane Séjourné, nouvellement élu député des Hauts-de-Seine, a repoussé dimanche l’hypothèse d’un gouvernement avec à sa tête Jean-Luc Mélenchon. Alors que le leader officieux des Insoumis a appelé plus tôt dans la soirée Emmanuel Macron à confier les clés du gouvernement au Nouveau Front Populaire, le patron du parti présidentiel a repoussé fermement cette idée, en posant selon lui « les bases » d’un travail avec « l’ensemble des partis républicains ».

Des majorités de projets… sans « Jean-Luc Mélenchon et certains de ses alliés »

Enonçant tour à tour « défense des principes républicains et notamment la laïcité, ainsi que la lutte contre le racisme et l’antisémitisme » ; « construction européenne », « maintien du soutien à l’Ukraine », « lutte contre le dérèglement climatique » mais aussi « politique d’attractivité » ou « autorité de l’Etat » comme les « conditions » pour établir des « majorités de projets », Stéphane Séjourné a repoussé la possibilité d’un gouvernement mené par Jean-Luc Mélenchon ou le Nouveau Front Populaire : « Il est donc évident, au vu de ces conditions préalables, que Jean-Luc Mélenchon et un certain nombre de ses alliés, ne peuvent pas gouverner la France. »

Stéphane Séjourné a reconnu sans fard la situation inédite que va connaître l’Assemblée nationale à partir de lundi : « Aucune force politique n’a la majorité absolue », et la nécessité de s’accorder entre familles politiques pour travailler ensemble. « Nous formaliserons des conditions préalables à toutes discussions en vue d’une majorité de projet ». Des majorités de projets qui excluent d’office « Jean-Luc Mélenchon et ses alliés », mais qui s’ouvrent à « toutes les bonnes volontés ». Où commencent les bonnes volontés et où s’arrêtent les alliés de Jean-Luc Mélenchon, comprenne qui pourra…

Partager cet article

Dans la même thématique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés
7min

Politique

Dette publique : la piste d’une annulation partielle, défendue par Jean-Luc Mélenchon, se heurte à de nombreuses difficultés

Le candidat de la France insoumise à l’élection présidentielle remet dans le débat sa proposition d’effacement des 20 % de la dette publique logée dans la Banque de France. Une solution en apparence miracle, qui en réalité rencontrerait plusieurs difficultés. Risques inflationnistes, mise au ban de l’Europe, perte de confiance : des obstacles comme des dangers barrent la route.

Le

SIPA_01234434_000029
6min

Politique

Présidentielle 2027 : Philippe et Attal font de l’école un nouveau terrain de bataille, au risque d’éreinter le bilan Macron

À quelques jours de la rentrée scolaire, Édouard Philippe et Gabriel Attal font de l’éducation l’un des premiers terrains de la présidentielle de 2027. Les deux anciens Premiers ministres d’Emmanuel Macron partagent un constat : niveau scolaire insuffisant, recrutement difficile, rémunération trop faible des enseignants, problèmes d’autorité, mais divergent sur les réponses à apporter. Une bataille programmatique qui les oblige aussi à se confronter à leur propre bilan au sein de la majorité depuis la présidentielle de 2017.

Le

Montreuil: Les rencontres de Montreuil pour rassembler la gauche
4min

Politique

Primaire PS/Place publique : comment va-t-elle se passer ?

Le bloc social-démocrate s’organise pour trouver son candidat à la présidentielle. Le Parti socialiste et Place publique organisent une primaire destinée à leurs adhérents et sympathisants. Ses modalités ont été longuement débattues : la question du prix de la participation ainsi que l’engagement à ne pas s’allier avec LFI aux législatives ont agité les négociateurs. L’accord trouvé doit être validé par les organes décisionnels des deux partis ce mardi soir.

Le

Capture d’écran du documentaire « Montand est à nous » d’Yves Jeuland
5min

Politique

Les « docus de l’été » : Du communisme à l’Aveu de Costa-Gavras, la vie d’Yves Montand racontée par Yves Jeuland

Fasciné depuis son enfance par la vie d’Yves Montand, dans son film Montand est à nous, Yves Jeuland nous propose un voyage dans la vie de la star française. Une forme d’inventaire affectif du réalisateur pour celui qui fut tour à tour un chanteur et un comédien engagé aux côtés du parti communiste avant d’en dénoncer les errements, dans l’un de ses rôles les plus célèbres, dans le film de Costa Gavras l’Aveu. "Montand est à nous", un documentaire d’Yves Jeuland à voir cet été sur Public Sénat.

Le

La sélection de la rédaction