Législatives anticipées : « Demain, celui qui pourra s’opposer à Marine Le Pen et Jordan Bardella est quelqu’un qui viendra du bloc central », estime François Patriat (Renaissance)
Après le résultat des européennes et le faible score de la liste de la majorité présidentielle, l’annonce surprise de la dissolution de l’Assemblée nationale a relancé les débats sur la stratégie à adopter face au Rassemblement national. Pour François Patriat, seul un candidat du bloc central est en mesure d’empêcher le RN d’accéder au pouvoir.
Au lendemain de la dissolution de l’Assemblée nationale, François Patriat, président du groupe RDPI au Sénat, estime toujours que le bloc central représente la meilleure force d’opposition à la montée du Rassemblement national. Pour le sénateur de Côte-d’Or, le score du Rassemblement national ne lui permettrait pas forcément d’obtenir une majorité de députés à l’Assemblée nationale. « Je pense que les gens qui ont voté pour Jordan Bardella hier ne partagent pas toutes les idées du RN […] Je pense que le RN n’aura pas la majorité », insiste François Patriat qui se veut confiant malgré le faible score (14,5 %) de la candidate de la coalition présidentielle. « Ce scrutin, transformé en scrutin national, ne sera pas le même scrutin », continue François Patriat qui perçoit un vote de colère, mais pas forcément de rejet du camp macroniste.
Face à cette situation politique, le président du groupe macroniste au Sénat veut recréer un clivage fondé sur l’appartenance, ou non, à l’arc républicain. Dans une déclaration à l’AFP, le ministre de l’Europe et des affaires étrangères, Stéphane Séjourné, a affirmé que le camp d’Emmanuel Macron ne présenterait pas de candidats contre des candidats « faisant partie du champ républicain ». Ce matin sur France Inter, Stéphane Séjourné a précisé que la coalition présidentielle pourrait investir des candidats sortants, « faisant partie du champ républicain », s’ils le souhaitent.
« Demain, celui qui pourra s’opposer à Marine Le Pen et Jordan Bardella est quelqu’un qui viendra du bloc central auquel j’appartiens », affirme François Patriat. « Il n’y aura pas de candidat socialiste ou républicain, demain, en mesure de gagner une présidentielle », continue le président du groupe macroniste au Sénat. Une façon de miser sur la polarisation de la vie politique et de créer les conditions pour un barrage républicain à l’occasion des scrutins du 30 juin et du 7 juillet.
La chroniqueuse prorusse Xenia Fedorova, ancienne patronne de la chaîne d'État russe RT en France et accusée d'être la voix du Kremlin dans des médias français, s'est vu remettre mercredi un arrêté ministériel d'expulsion, a indiqué à l'AFP la place Beauvau, confirmant une information de Libération. Selon l’AFP, cette dernière va “immédiatement former un recours” contre cet arrêté d’expulsion.
Après l’adoption de la loi sur la fin de vie par le Parlement et les multiples saisines du conseil constitutionnel, les sénateurs socialistes ont adressé leurs observations juridiques au Conseil constitutionnel. A travers leurs arguments, les sénateurs défendent le texte tel qu’il est sorti de la navette parlementaire et son respect des droits fondamentaux.
Mardi 28 juillet, dans un contexte d’incertitude autour du détroit d’Ormuz, Sébastien Lecornu a annoncé la prolongation du dispositif d’aide aux « grands rouleurs ».
C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.