Paris: Eric Ciotti delivers a speech during right wing party Les Republicains (LR) general assembly
Gerard Larcher, Eric Ciotti and Bruno Retailleau. President of the French right-wing party Les Republicains (LR) and MP Eric Ciotti delivers a speech during right wing party Les Republicains (LR) general assembly at Le Cirque d'Hiver. Paris, FRANCE-17/06/2023//01JACQUESWITT_CHOIXlr005/Credit:Jacques Witt/SIPA/2306171605

Législatives anticipées : les chefs de LR se réunissent au Sénat pour déterminer la stratégie du parti

Poussés dans une campagne à laquelle ils ne s’attendaient pas, Les Républicains tentent de se remettre en ordre de bataille et d’affiner leur stratégie. Alors que le parti est profondément divisé, les dirigeants de LR rejettent la stratégie d’alliance avec Emmanuel Macron.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

A la croisée des chemins et après l’annonce de la dissolution, les principaux représentants de LR se réunissent ce lundi à 17 h 30 pour déterminer la marche à suivre pour cette nouvelle campagne. Gérard Larcher, Éric Ciotti, Bruno Retailleau et Olivier Marleix doivent donc, selon les informations du Figaro, plancher sur une stratégie pour les législatives anticipées. Dos au mur, Les Républicains semblent coincés entre un Rassemblement national qui atteint des niveaux historiquement hauts (31,4 % contre 7,2 % pour LR) et le camp du président de la République. 

Pas d’alliance avec Renaissance 

Après une première réunion entre les parlementaires de LR, l’entrevue entre les présidents des groupes parlementaires, le président du Sénat et le président de LR devrait acter le rejet d’une stratégie d’alliance. « Il est hors de question de rentrer dans une forme d’alliance avec un pouvoir qui a mis la France dans un tel état. Le pays a exprimé un vote d’opposition très clair, très ferme, au président de la République. » déclarait dès dimanche soir Éric Ciotti. 

La rumeur d’une coalition avec Renaissance après les européennes circulait tout comme la possibilité de déposer une motion de censure, une menace brandit à plusieurs reprises par Éric Ciotti. Si le nom de Gérard Larcher était évoqué pour diriger un gouvernement de coalition entre les macronistes et LR, l’idée est aujourd’hui exclue. Néanmoins, les parlementaires et cadres du parti restent divisés sur la question et alors que le sarkozyste et maire de La-Baule-Escoublac, Franck Louvrier, plaidait pour une coalition avec Emmanuel Macron, d’autres préfèrent regarder sur leur droite. Selon Le Figaro, certains parlementaires LR pourraient être tentés de rejoindre la formation de Jordan Bardella pour sauver leur siège.

Partager cet article

Dans la même thématique

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Gare SNCF Toulouse MATABIAU
7min

Politique

« Rien n’a été prévu » : un rapport du Sénat dresse un bilan sévère sur l’ouverture du réseau ferroviaire à la concurrence

Cinq après l’ouverture du ferroviaire à la concurrence, un rapport sénatorial salue l’efficacité budgétaire de la réforme, mais regrette l’impréparation de l’Etat face aux bouleversements engendrés par la fin du monopole de la SNCF. L’éclatement du réseau et le sous-financement des lignes moins rentables préoccupent particulièrement les sénateurs.

Le