Législatives : ce qu’il faut retenir du second tour
La forte abstention, le triomphe des ministres, l’arrivée des nationalistes corses… La soirée a apporté des confirmations mais aussi son lot de surprises.

Législatives : ce qu’il faut retenir du second tour

La forte abstention, le triomphe des ministres, l’arrivée des nationalistes corses… La soirée a apporté des confirmations mais aussi son lot de surprises.
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Le second tour des élections législatives s’achève sur une victoire nette du parti d’Emmanuel Macron. Mais le scrutin a aussi apporté son lot de surprises.

L’abstention toujours plus forte

Record historique. Jamais l’abstention n’avait été aussi forte lors d’une élection législative : 56,6%. Une sacrée épine pour La République en marche dont la légitimité est contestée par ses opposants. Pour rappel, En 2012, la participation au premier tour était de 57% et de 56% au second tour. Ces chiffres étaient déjà inédits. 

Une vague plutôt qu’un raz-de-marée

Un raz-de-marée ? Un tsunami ? Non, plutôt une large vague qui a emporté tout sur son passage. Ou presque puisque les digues ont résisté mieux que prévu. Les Républicains et l’UDI s’en sortent avec 126 sièges tandis que le parti socialiste et ses alliés obtiennent 46 sièges. Des scores faibles, mais meilleurs que prévus dans les projections d’entre deux tours.

6 sur 6 pour les ministres

Pour rester, il fallait gagner ! C’est chose faite pour les 6 ministres engagés dans la bataille. Y compris les très décriés Richard Ferrand et Marielle de Sarnez, qui ont remporté la victoire.

224 femmes pour la nouvelle législature

Ce n’est pas encore la parité parfaite mais les femmes arrivent en nombre à l’Assemblée nationale : 224 contre 155 lors de la dernière législature.

La France insoumise perce, le FN grince des dents

Cette fois, Jean-Luc Mélenchon va entrer à l’Assemblée nationale, accompagné de 15 députés de la France insoumise et 10 autres du parti communiste. De son côté, le Front national obtient 8 sièges, soit 6 de plus qu’en 2012 avec, à la clé, l’élection de Marine Le Pen. Un score décevant pour le parti qui s’est hissé au second tour de la dernière présidentielle.

Cambadélis prend la porte

Si le parti socialiste sauve les meubles, Jean-Christophe Cambadélis, le patron du parti, a préféré jeter l’éponge. Il avait déjà échoué au premier tour dans sa propre circonscription.

Les jeunes pousses du PS perdent leur pari

Elles avaient émergé dans les gouvernements de François Hollande… Najat Vallaud-Belkacem et Myriam El Khomri ont été sèchement battues lors de ce second tour. Elles échouent, tout comme Marisol Tourraine, Jean-Jacques Urvoas ou encore Valérie Fourneyron.

Valls annonce sa réélection dans une bronca

Rien ne sera épargné à Manuel Valls. Sa victoire finale dépend désormais du recours déposé par sa rivale de la France insoumise. Cette dernière dénonce des irrégularités alors que l’ancien Premier ministre aurait remporté l’élection avec… 139 voix d’avance.

François Ruffin s’installe à l’Assemblée

Ses prises de parole (permises ou non) vont être scrutées de près. Le cinéaste François Ruffin (« Merci patron ») remporte son duel et sera donc présent à l’Assemblée nationale.

Des nationalistes pour représenter la Corse

Là encore, c’est totalement inédit : Trois députés nationalistes corses seront présents à l’Assemblée, sur les 4 circonscriptions que compte l’île de Beauté. Le mouvement "Pé a Corsica" ("Pour la Corse") a remporté les deux circonscriptions de Haute-Corse, Michel Castellani s'imposant dans la 1re (Bastia) et Jean-Félix Acquaviva dans la 2e. En Corse-du-Sud, où la victoire de "Pé a Corsica" était plus incertaine, Paul-André Colombani a raflé la circonscription de Bonifacio (2e) contre le député sortant LR Camille de Rocca Serra (44,78%).

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