Législatives : ces candidats LR et PS épargnés par Macron
La République en marche ne présente pas de candidat dans les circonscriptions où des sortants LR ou PS sont Macron-compatibles. C’est le cas notamment des signataires de l’appel d’élus LR en faveur de la main tendue du Président.

Législatives : ces candidats LR et PS épargnés par Macron

La République en marche ne présente pas de candidat dans les circonscriptions où des sortants LR ou PS sont Macron-compatibles. C’est le cas notamment des signataires de l’appel d’élus LR en faveur de la main tendue du Président.
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

On y est. La République en marche a investi 550 candidats pour les législatives de juin prochain. 428 noms avaient été dévoilés dans un premier temps la semaine dernière. Après le coup de sang de François Bayrou, qui avait estimé que le Modem ne s’y retrouvait pas, une nouvelle liste a été arrêtée lundi avec 511 noms. Le Modem a finalement 80 candidats dont 35 dans des circonscriptions gagnables. Sur les 577 circonscriptions du pays, il en reste quelques-unes pour les DOM-TOM. Les autres resteront sans candidat.

La dernière version de la liste laisse le champ libre pour plusieurs candidats de droite et de gauche Macron-compatibles. En effet, contrairement à l’annonce, dans un premier temps, de présenter des candidats LREM dans les 577 circonscriptions, le parti du Président a décidé d’épargner certains candidats. C’est ce qui a été décidé la semaine dernière pour Manuel Valls, qui n’a pas de candidat estampillé macroniste face à lui.

Riester, Robinet, Apparu, Solère, Estrosi

A droite, plusieurs députés sortants n’ont pas de candidat LREM dans leur circonscription. On retrouve notamment les élus qui ont signé l’appel en faveur de la main tendue d’Emmanuel Macron, comme les LR Franck Riester, Bruno Le Maire, Arnaud Robinet et Benoist Apparu, qui pourraient avoir leur place au gouvernement.

Thierry Solère, autre signataire de l’appel, profite aussi de la clémence de la commission d’investiture de LREM. Dans les Alpes-Maritimes, Marine Brenier, une proche du maire de Nice Christian Estrosi, n’aura pas à batailler contre un candidat macroniste. L’UDI Yves Jégo a le champ libre également.

Touraine, Le Foll, Le Guen

Au PS, comme nous l’avions évoqué, la ministre de la Santé sortante, Marisol Touraine, n’a personne en face d’elle, tout comme son collègue de l’agriculture, Stéphane Le Foll. La ministre du Travail Myriam El Khomri est épargnée, mais aussi Pierre-Yves Bournazel, candidat LR dans la même circonscription à Paris.

Le proche de Manuel Valls, Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat au Développement et à la Francophonie, n’aura personne face à lui dans la capitale. Tout comme l’ancienne ministre de l’Outre-mer George Pau-Langevin.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA – AN – ASSEMBLEE – COMMISSION AUDITION AURORE BERGE
6min

Politique

« Grand remplacement » : une théorie « raciste », rappellent les historiens à Aurore Bergé

La ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé, a suscité la polémique au sein même de son propre camp, en refusant de qualifier de « raciste » la théorie du grand remplacement conceptualisée par l'essayiste d'extrême droite Renaud Camus. La ministre a néanmoins qualifié la théorie de « mensongère », a affirmé qu'elle entendait la combattre, et estimé que le débat sur ce sujet « faisait partie de la liberté d'expression ». Une position intenable pour l'historien de la colonisation Nicolas Bancel, qui rappelle que « la composante raciale » est au cœur de cette théorie.

Le

Paris : Présidentielle 2027 Bruno Retailleau
2min

Politique

Sénatoriales dans les Bouches-du-Rhône : « Coup de poignard », rien ne va plus entre Bruno Retailleau et ses alliés centristes

En choisissant de soutenir Valérie Boyer (LR), candidate à sa réélection dans les Bouches-du-Rhône, le président des Républicains, Bruno Retailleau, s'est attiré les foudres de ses alliés centristes au Sénat qui lui rappellent que la sénatrice Brigitte Devésa conduit une liste d'union de la droite et du centre dans le département. Le choix de Bruno Retailleau est qualifié de « coup de poignard » par le compte X des sénateurs centristes.

Le

Le Sénat
16min

Politique

Recul des LR, arrivée d’un groupe RN et la gauche qui veut limiter la casse : les enjeux des sénatoriales

Le Sénat ne devrait pas connaître de grand bouleversement après les élections sénatoriales du 27 septembre, avec le maintien d’une majorité de droite et du centre pour Gérard Larcher, où le groupe Union centriste pourrait cependant voir son poids renforcé. Mais les sénateurs se préparent à une petite révolution : l’arrivée possible du premier groupe RN. A gauche, PS et Écologistes espèrent limiter la casse par des accords « gagnant-gagnant ».

Le

Législatives : ces candidats LR et PS épargnés par Macron
6min

Politique

Elections sénatoriales en Gironde : la droite favorite, le RN veut créer la surprise 

En Gironde, la droite et le centre abordent les élections sénatoriales en position de force, après plusieurs victoires aux dernières municipales. À gauche, cinq listes se disputent les voix des grands électeurs, tandis que le Rassemblement national espère profiter de la dispersion pour décrocher, pour la première fois, un siège dans le département.

Le