Législatives : ces ministres et figures de la Macronie balayés au second tour
Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, les deux patrons des groupes de la majorité sortante, Christophe Castaner (LREM) et Patrick Mignola (MoDem) ont été sanctionnés dans les urnes. Sur les quinze ministres engagés dans les législatives, on compte trois perdantes, dont la ministre de la Transition écologique Amélie de Montchalin et celle de la Santé Brigitte Bourguignon.

Législatives : ces ministres et figures de la Macronie balayés au second tour

Le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand, les deux patrons des groupes de la majorité sortante, Christophe Castaner (LREM) et Patrick Mignola (MoDem) ont été sanctionnés dans les urnes. Sur les quinze ministres engagés dans les législatives, on compte trois perdantes, dont la ministre de la Transition écologique Amélie de Montchalin et celle de la Santé Brigitte Bourguignon.
Guillaume Jacquot

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Des piliers de la majorité présidentielle sortante ont été emportés dans ce second tour des législatives. À commencer par le premier des députés : le président de l’Assemblée nationale, Richard Ferrand. Il a été battu par Mélanie Thomin (NUPES), qui l’emporte avec 50,85 %. Autre séisme : la majorité présidentielle perd ses deux têtes dans l’hémicycle. Christophe Castaner, l’ex-président du groupe LREM, n’est parvenu à récolter que 48,51 % face au candidat NUPES. Même sort pour le président du groupe MoDem, Patrick Mignola, dépassé en Savoie par son adversaire de la NUPES, par 50,85 %.

Dans les rangs de l’exécutif, plusieurs ministres ont perdu la poussière et devront démissionner, selon une règle tacite voulue par l’Élysée, ce qui ouvre la voie à un remaniement. Amélie de Montchalin, qui avait été promue ministre de la Transition écologique, a été nettement battue dans l’Essonne par le socialiste Jérôme Guedj (53,36 %). En pleine crise hospitalière, la ministre de la Santé Brigitte Bourguignon n’a pas su convaincre une majorité d’électeurs. Elle s’incline de peu face à Christine Engrand (RN), 50,06 % contre 49,94 %. Seulement 56 voix les séparent. La secrétaire d’État chargée de la Mer, Justine Bénin, subit une déroute en Guadeloupe, n’obtenant que 41,35 %.

12 ministres sur 15 sont sortis victorieux des législatives

D’autres ne sont pas passés loin de l’accident. Elisabeth Borne a obtenu son siège dans le Calvados, mais son score reste très modeste pour une Première ministre : seulement 52,46 %. Stanislas Guerini, ministre de la Transformation et de la Fonction publiques et Délégué général de Renaissance (ex-LREM), l’emporte sur le fil à Paris, avec 51 % des voix face à la NUPES. Résultat encore plus serré dans la 7e circonscription de Paris, où le ministre délégué à l’Europe Clément Beaune l'a emporté de justesse face à Caroline Mécary (NUPES), par 50,73 %. Franck Riester, ministre délégué chargé du Commerce extérieur, remporte avec 53,21 % des voix son élection en Seine-et-Marne face à un candidat RN.

Maigre lot de consolation pour l’Élysée, certains ministres réalisent des scores solides, à l’image de la porte-parole du gouvernement Olivia Grégoire (68,51 %) à Paris, du ministre chargé des Comptes publics Gabriel Attal (59,85 %), de la ministre des Outre-Mer Yaël Braun-Pivet dans les Yvelines. L’ancienne présidente de la commission des lois a été réélue avec 64,62 % des voix, face à un candidat NUPES. C’est près de 6 points de plus qu’il y a cinq ans.

Résultats confortables également pour le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin dans le Nord (57,52 %), le ministre chargé des Relations avec le Parlement Olivier Véran (55,53 %) dans l’Isère. Affaibli par des accusations de viol, le ministre des Solidarités Damien Abad a obtenu une victoire du même ordre (57,86 %), face à Florence Pisani (NUPES). L’ancien président du groupe LR à l’Assemblée nationale décroche un troisième mandat. Le ministre du Travail Olivier Dussopt est aussi réélu dans l’Ardèche (58,86 %). Il est même supérieur de 2,5 points à son score de 2017, obtenu avec une étiquette socialiste.

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