Législatives: dans la presse, le match semble joué d’avance
Assistera-t-on dimanche à un "raz-de-marée", un "tsunami" ou simplement une "vague" en faveur des candidats d'Emmanuel Macron aux...

Législatives: dans la presse, le match semble joué d’avance

Assistera-t-on dimanche à un "raz-de-marée", un "tsunami" ou simplement une "vague" en faveur des candidats d'Emmanuel Macron aux...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Assistera-t-on dimanche à un "raz-de-marée", un "tsunami" ou simplement une "vague" en faveur des candidats d'Emmanuel Macron aux législatives? La presse de samedi ne paraît hésiter que sur l'ampleur de la victoire annoncée.

"En marche vers le big bang", titre Le Parisien, qui annonce un "grand chamboule-tout".

Rappelant dans son éditorial que les enquêtes prédisent à la fois "une large victoire" de la République en marche ! (REM) et "une abstention record", Frédéric Vézard en déduit que "les Français semblent surtout souhaiter que le nouveau gouvernement ait les mains libres pour gouverner. Simplement pour voir ce que le président à l'insolente réussite est réellement capable de faire pour transformer le pays".

"Vague ou tsunami ?", se demande Libération qui constate que "les électeurs semblent prêts à donner les clés de l'Assemblée à Emmanuel Macron".

"Au fond, il n’y a qu’un seul choix à faire: faut-il une majorité écrasante pour Macron, ou bien faut-il que les oppositions conservent un semblant d’existence ?", demande le directeur de Libé, Laurent Joffrin. "Poser la question, pour tout démocrate conséquent, c’est y répondre: il serait bon, sain, utile, que la représentation nationale représentât autant que possible la nation."

"Face au raz-de-marée annoncé, les adversaires de La République en Marche! tentent de sauver les meubles en mettant en garde, à juste titre, contre les risques et l’illusion d’une majorité écrasante aucunement représentative de la diversité politique française", explique Dominique Garraud qui y voit, dans La Charente libre, une illustration des "incohérences d’un mode de scrutin ayant déjà montré ses limites".

- 'Chambre d'enregistrement' -

Mais force est de constater que dans les sondages, "tout est en place pour une chambre +Macron horizon+, au point que si REM, associés et dépendances, n’obtenaient qu’autour des 289 députés requis pour la majorité absolue, d’aucuns parleraient de +revers+", juge Jean-Michel Helvig dans La République des Pyrénées.

Il est vrai que, pour Marc Dejean, du Courrier de l'Ouest, "la décision la plus +logique+ d’un point de vue institutionnel consiste à conforter le président fraîchement élu".

Conséquence relevée par Bernard Stéphan dans La Montagne: "la Ve République a fait trop souvent de l'Assemblée une chambre d'enregistrement, il n'est pas certain qu'Emmanuel Macron lui promette un autre destin".

Dans Le Figaro, Paul-Henri du Limbert adresse cependant une - timide - mise en garde au nouveau président: "S’il veut donner corps à son projet d’union nationale, il serait bienvenu que (les Républicains) se requinquent un peu afin de donner crédit à son entreprise". Sinon, "l’union nationale se limiterait à une grosse réunion de +marcheurs+..."

"Macron a réussi à dévitaliser d’un coup d’un seul tout ce qui n’était pas en marche. Le danger pour lui étant de ne pas avoir d’opposition. Car alors celle-ci a toutes les chances de s’organiser au sein même de la majorité", avertit lui aussi Sébastien Lacroix dans L'Union.

Partager cet article

Dans la même thématique

Bapteme du grand amphitheatre du ministere des Armees du nom de Pierre Messmer.
4min

Politique

Mort d’Édouard Balladur : « Serviteur exigeant de la France » pour Emmanuel Macron, « un mentor », salue Nicolas Sarkozy

L’ancien Premier ministre Édouard Balladur, rival honni de Jacques Chirac lors de la campagne présidentielle de 1995, est décédé, lundi soir, à l’âge de 97 ans. « Un serviteur exigeant » pour la France », a salué Emmanuel Macron. « Un exemple, un mentor et un ami », pour Nicolas Sarkozy. De nombreux hommages lui ont été rendus de la part des responsables politiques.

Le

EdouardBalladur
6min

Politique

L’ancien Premier ministre Édouard Balladur est mort à l’âge de 97 ans 

Edouard Balladur, Premier ministre de mars 1993 à mai 1995, est décédé lundi à Paris à l'âge de 97 ans. Secrétaire général de l’Elysée sous Pompidou, député, ministre de l’Economie et des finances, c’est surtout son passage à Matignon lors de la deuxième cohabitation qu’Édouard Balladur affirmera son statut d’homme d’Etat. Après son échec au premier tour de la présidentielle de 1995 sur fond de division de la droite, il ne parviendra jamais à revenir au premier plan du paysage politique, mais demeurera une personnalité incontournable de la Vème République.

Le

Heatwave canicule, ecole elementaire, Paris
10min

Politique

Présidentielle 2027 : que proposent les candidats pour l’école ?

À quelques heures de la rentrée scolaire, l’éducation s’impose déjà comme l’un des thèmes de la campagne présidentielle. Salaires des enseignants, autorité, réduction des effectifs, autonomie des établissements, lutte contre les inégalités : de la droite à la gauche, les candidats avancent des réponses très différentes à une même préoccupation, celle d’une école jugée en difficulté.

Le

Ecole maternelle Volontaires, Violences dans le periscolaire, Paris
7min

Politique

Violences sexuelles dans le périscolaire : Anne Hidalgo auditionnée le 15 septembre par la commission d'enquête du Sénat

Avec 203 enquêtes pénales actuellement ouvertes pour des soupçons de violences dans les établissements scolaires parisiens, l'inquiétude des parents n'est pas près de faiblir à la veille de la rentrée. Au Sénat, la commission d'enquête consacrée à la prévention et au traitement des violences dans le périscolaire va reprendre ses travaux avec notamment l’audition d’Anne Hidalgo prévue le 15 septembre et celle d'Emmanuel Grégoire le 16 septembre. Sa rapporteure, Agnès Evren (LR), regrette « la solitude institutionnelle » qui pèse sur les familles victimes.

Le