Législatives: dix « points chauds » du second tour
Duels serrés ou emblématiques: dix "points chauds" du second tour des législatives sélectionnés par l'AFP.

Législatives: dix « points chauds » du second tour

Duels serrés ou emblématiques: dix "points chauds" du second tour des législatives sélectionnés par l'AFP.
Public Sénat

Par Charlotte HILL, Fabrice RANDOUX

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Duels serrés ou emblématiques: dix "points chauds" du second tour des législatives sélectionnés par l'AFP.

Pari marseillais gagnant pour Mélenchon ?

Le leader de la France insoumise part en position favorable dans la 4e circonscription des Bouches-du-Rhône. Avec 34,31% au 1er tour, il a devancé nettement la candidate REM, l'entrepreneure Corinne Versini (22,66%).

Mais malgré son appel du pied aux 12,43% d'électeurs du sortant Patrick Mennucci (PS), les reports restent très incertains. Le FN et LR ont chacun réuni autour de 10% des voix.

Valls, sans étiquette et bientôt sans mandat ?

Duel serré pour Manuel Valls, arrivé en tête (25,45%) devant la LFI Farida Amrani (17,61%), une fonctionnaire et syndicaliste de 40 ans, dans la 1ère circonscription de l'Essonne.

Les voix du candidat PCF (7,58%) compteront pour départager l'ex-Premier ministre, sans étiquette, et celle qui se targue d'être "la seule candidate de gauche" et a le soutien de Benoît Hamon. M. Valls a revendiqué l'appui de trois élus communistes locaux, mais la fédération du PCF de l'Essonne a désapprouvé.

Le Pen enfin élue ?

Largement en tête du premier tour avec 46,02%, Marine Le Pen est bien placée dans la 11e circonscription du Pas-de-Calais, face à Anne Roquet (REM), une cheffe d'entreprise (16,43%).

L'ancien Premier ministre et candidat aux législatives Manuel Valls, à la sortie du bureau de vote le 11 juin 2017 à Evry
L'ancien Premier ministre et candidat aux législatives Manuel Valls, à la sortie du bureau de vote le 11 juin 2017 à Evry
AFP

Mais prudence: en 2012, Mme Le Pen, largement en tête avec 42,26% au premier tour, avait échoué de justesse face au PS.

Mission impossible pour Vallaud-Belkacem ?

Dans la 6e circonscription du Rhône, Najat Vallaud-Belkacem (PS) est en mauvaise posture face au candidat REM, l'entrepreneur Bruno Bonnell avec 16,54% des voix au 1er tour contre 36,69%.

L'ex-ministre de l'Education, qui a appelé la gauche à "faire bloc" autour de sa candidature dans ce fief historique, a reçu le soutien du numéro un du PCF Pierre Laurent. Mais elle ne fait pas partie des quatre PS soutenus par LFI, dont le candidat a recueilli 14,71% des voix.

Compliqué pour El Khomri ?

Myriam El Khomri (PS) est arrivée deuxième (20,23%) derrière le LR Pierre-Yves Bournazel (31,76%) dans la 18e circonscription de Paris. Tous deux se réclament de la majorité présidentielle, l'ex-ministre du Travail assurant avoir le soutien d'Emmanuel Macron, le second ayant reçu celui d'Edouard Philippe.

Mme El Khomri ne pourra pas compter sur le soutien des candidats de gauche, le LFI Paul Vannier (16,6%) et l'égérie de la lutte contre la loi travail Caroline De Haas (13,57%).

Collard au tapis ?

Gilbert Collard (d), candidat Front national aux législatives, à Vauvert le 12 juin 2017
Gilbert Collard (d), candidat Front national aux législatives, à Vauvert le 12 juin 2017
AFP

Le seul député FN sortant en lice, Gilbert Collard, est au coude à coude avec l'ex-torera Marie Sara (REM) dans la 2e circonscription du Gard. Au premier tour, les deux adversaires n'ont été séparés que de 48 voix avec 32% chacun.

Tout dépendra des reports des électeurs de Pascale Mourrut (LR-UDI), 3e avec 14,22% et de la LFI Danielle Floutier (13,07%).

Ferrand sans soucis ?

Le ministre de la Cohésion des territoires Richard Ferrand devrait être réélu dans la 6e circonscription du Finistère, malgré son implication dans une affaire immobilière pour laquelle une enquête préliminaire a été ouverte.

Fort de ses 33,93%, ce soutien de la première heure d'Emmanuel Macron part avec une large avance sur la candidate LR et maire de Châteaulin Gaëlle Nicolas (18,10%).

Nice sans Ciotti ?

Dans la 1ère circonscription des Alpes-Maritimes, le député LR Eric Ciotti ne part qu'avec trois points d'avance (35% contre 32%) sur l'avocate Caroline Reverso-Meinietti (REM).

L'ancienne ministre de l'Education et candidate PS aux législatives dans le Rhône, Najat Vallaud-Belkacem (g) avec la maire de Paris Anne Hidalgo (d), à Villeurbanne le 14 juin 2017
L'ancienne ministre de l'Education et candidate PS aux législatives dans le Rhône, Najat Vallaud-Belkacem (g) avec la maire de Paris Anne Hidalgo (d), à Villeurbanne le 14 juin 2017
AFP

Le président du conseil départemental ne peut pas compter sur un grand soutien du maire de Nice Christian Estrosi qui a jugé que la candidate REM menait "une campagne propre et pas idéologique". Tout dépendra du report des voix FN (12%) et LFI (10%).

NKM privée d'avenir à Paris ?

La députée de l'Essonne, qui devait reprendre la circonscription "en or" de François Fillon (2e de Paris), est arrivée, avec 18,13%, loin derrière le REM Gilles Le Gendre, un chef d'entreprise ex-patron de journaux économiques qui a obtenu 41,81% des voix.

L'ex-candidate à la primaire de la droite joue gros car outre son poste de députée, l'élue municipale du XIVe arrondissement pourrait aussi perdre sa place de cheffe de l'opposition à la maire PS Anne Hidalgo.

Girardin, ministre en danger ?

La candidate Les Républicains (LR) aux législatives, Nathalie Kosciusko-Morizet, en campagne avec le maire de Bordeaux Alain Juppé le 6 juin 2017 à Paris
La candidate Les Républicains (LR) aux législatives, Nathalie Kosciusko-Morizet, en campagne avec le maire de Bordeaux Alain Juppé le 6 juin 2017 à Paris
AFP

Annick Girardin (PRG) est la seule des six membres du gouvernement candidats en difficulté, à Saint-Pierre et Miquelon. La ministre des Outre-Mer, qui avait été élue dès le premier tour en 2012 et devra quitter son poste en cas d'échec, affronte Stéphane Lenormand (Archipel Demain), vice-président du conseil territorial. Avec 41,59% chacun, les deux candidats ont obtenu exactement le même nombre de voix.

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