Législatives : François Baroin présente le programme de « synthèse » des Républicains
François Baroin a présenté, ce mercredi, le programme de la droite et du centre pour les élections législatives. Le programme de rupture de François Fillon laisse place à une synthèse des différentes lignes du parti.

Législatives : François Baroin présente le programme de « synthèse » des Républicains

François Baroin a présenté, ce mercredi, le programme de la droite et du centre pour les élections législatives. Le programme de rupture de François Fillon laisse place à une synthèse des différentes lignes du parti.
Public Sénat

Par Alexandre Poussart et Jérôme Rabier

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

« On doit reconnaître la vérité, la synthèse des idées n’a pas été faite au lendemain de la primaire de droite », a constaté François Baroin, ce mercredi, en présentant le programme de la droite et du centre pour les élections législatives, sous la bannière « Majorité pour la France ».

Le comité de campagne, composé de nombreux sarkozystes comme François Baroin, Eric Woerth, Laurent Wauquiez et Christian Jacob, a amendé certains points du programme de François Fillon à l’élection présidentielle. Exit la suppression de 500 000 postes de fonctionnaires en cinq ans mais au bout de 7 ans, et seulement 300 000 au terme du quinquennat.

TVA stable et baisse de l’impôt sur le revenu

La campagne sera axée sur la hausse du pouvoir d’achat des Français : la hausse de la TVA de 2%, souhaitée par François Fillon, a disparu. Une baisse de l’impôt sur le revenu de 10% a été rajoutée. « Nous voulons baisser les impôts quand Emmanuel Macron augmente de 20 milliards d’euros la CSG, ce qui va frapper le pouvoir d’achat des retraités », explique François Baroin.

Les heures sup défiscalisées remises au goût du jour

La défiscalisation des heures supplémentaires, mesure phare du quinquennat de Nicolas Sarkozy supprimée à regret par François Hollande, a été remise au goût du jour. Elle est cependant conjuguée à la suppression des 35 heures, et à une négociation libre du temps de travail par branche ou par entreprise.

L’UDI a mis la pression

Législatives 2017 : "L'UDI a apporté de l'équité sociale au programme des Républicains" Jean-Christophe Lagarde
01:26

Ce programme de synthèse est le fruit de la contribution apportée par les centristes de l’UDI qui trouvaient trop dur socialement le programme de François Fillon. « Nous avons apporté de l’équité sociale à ce projet », commente Jean-Christophe Lagarde. « Nous avons par exemple gardé les emplois aidés, ce que refusait François Fillon. Nous réorienterons les emplois aidés vers les PME pour les booster et créer de vrais emplois.»

Des points de proximité avec le programme d’Emmanuel Macron

Des ressemblances apparaissent entre ce programme de synthèse et celui d’Emmanuel Macron : la suppression progressive des régimes spéciaux de retraite, une simplification du code du travail, la négociation libre du temps de travail par branche ou par entreprise, la transformation du CICE en baisses de charges durables, la suppression de l’ISF (Emmanuel Macron voulant réduire considérablement son assiette).

« Ce n’est pas une synthèse molle à la François Hollande » Eric Woerth

"Le programme de la droite et du centre n'est pas une synthèse molle à la Hollande" Eric Woerth
00:45

« Ce programme n’est pas une synthèse molle à la François Hollande », se défend Eric Woerth « Sur la compétitivité des entreprises, nous sommes plus réformateurs qu’Emmanuel Macron » clame Éric Woerth. Le programme de la droite et du centre prévoit 28 milliards d’euros de baisses de charges.

L’UDI prendra les bonnes idées de Macron

Si la droite et le centre ne remportent pas une majorité lors de ces élections législatives (11 et 18 juin), Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, prévient qu’il faudra accepter la recomposition politique imposée par les Français. L’UDI pourrait alors défendre certaines réformes portées par la majorité d’En Marche : « Comme l’UDI l’a toujours fait, lorsqu’une idée nous paraît bonne, on la soutient.»

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Assemblee nationale questions au gouvernement
4min

Politique

Après avoir fracturé le camp présidentiel, le projet de loi d’urgence agricole revient au Sénat : le sort de Monique Barbut en suspens

Après un vote tumultueux à l’Assemblée nationale, qui a vu les soutiens du gouvernement se fracturer autour de la question des pesticides, le projet de loi d’urgence agricole est soumis à un dernier vote du Sénat ce mardi. Son adoption définitive pourrait pousser la ministre de la Transition écologique vers la sortie.

Le

Capture d’écran du documentaire « Michel Debré et La Réunion, dérives d’une ambition républicaine » d’Alice Cohen
4min

Politique

Les « docus de l’été » : L’histoire oubliée de l’île de La Réunion

C’est un chapitre méconnu de l’histoire de France : la politique menée par Michel Debré à La Réunion entre 1963 et 1988. Pendant vingt-cinq ans, l’ancien Premier ministre du général de Gaulle mettra tout en œuvre pour contenir les velléités autonomistes qui traversent l’île, notamment celles portées par les communistes réunionnais. Traumatisé par l’indépendance de l’Algérie, inquiet de la montée des mouvements anticoloniaux et frappé par la misère qui touche alors une grande partie de la population, il engage une politique volontariste de modernisation fondée sur de grands travaux, des investissements massifs mais aussi des mesures beaucoup plus contestées, comme le transfert de milliers de mineurs vers la métropole. Cette période complexe et controversée de l’histoire réunionnaise est au cœur du documentaire d’Alice Cohen, "Michel Debré et La Réunion", dérives d’une ambition républicaine à voir cet été sur Public Sénat.

Le

Assemblee Nationale – Questions au Gouvernement
4min

Politique

Sénatoriales 2026 : La France insoumise lance ses troupes à l’assaut d’un Sénat qui lui échappe encore

À deux mois des élections sénatoriales du 27 septembre, La France insoumise dévoile ses 90 têtes de liste dans les départements concernés par le renouvellement de la moitié de la Haute Assemblée. Sans aucun sénateur à ce jour, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon espère transformer sa percée aux municipales en premiers sièges au Palais du Luxembourg.

Le

L Assemblee adopte l’interdiction des reseaux sociaux aux moins de 15 ans
5min

Politique

Réseaux sociaux : députés et sénateurs s’accordent sur une interdiction totale aux moins de 15 ans

Réunis en commission mixte paritaire ce lundi, les sept députés et sept sénateurs se sont mis d’accord sur l’interdiction de tous les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Elle s’applique à toutes les plateformes, sans opérer de distinction comme le souhaitait initialement le Sénat. Emmanuel Macron veut appliquer le texte dès la rentrée, mais sa portée pourrait être limitée puisque la Commission européenne cherche à reprendre la main sur le sujet.

Le