Politique
La SNCF a inauguré une nouvelle offre premium dans les TGV Paris-Lyon réservée aux passagers de plus de 12 ans. Plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer une tendance à l’exclusion des enfants et, par ricochet, des familles.
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Par Alexandre Poussart et Jérôme Rabier
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« On doit reconnaître la vérité, la synthèse des idées n’a pas été faite au lendemain de la primaire de droite », a constaté François Baroin, ce mercredi, en présentant le programme de la droite et du centre pour les élections législatives, sous la bannière « Majorité pour la France ».
Le comité de campagne, composé de nombreux sarkozystes comme François Baroin, Eric Woerth, Laurent Wauquiez et Christian Jacob, a amendé certains points du programme de François Fillon à l’élection présidentielle. Exit la suppression de 500 000 postes de fonctionnaires en cinq ans mais au bout de 7 ans, et seulement 300 000 au terme du quinquennat.
La campagne sera axée sur la hausse du pouvoir d’achat des Français : la hausse de la TVA de 2%, souhaitée par François Fillon, a disparu. Une baisse de l’impôt sur le revenu de 10% a été rajoutée. « Nous voulons baisser les impôts quand Emmanuel Macron augmente de 20 milliards d’euros la CSG, ce qui va frapper le pouvoir d’achat des retraités », explique François Baroin.
La défiscalisation des heures supplémentaires, mesure phare du quinquennat de Nicolas Sarkozy supprimée à regret par François Hollande, a été remise au goût du jour. Elle est cependant conjuguée à la suppression des 35 heures, et à une négociation libre du temps de travail par branche ou par entreprise.
Ce programme de synthèse est le fruit de la contribution apportée par les centristes de l’UDI qui trouvaient trop dur socialement le programme de François Fillon. « Nous avons apporté de l’équité sociale à ce projet », commente Jean-Christophe Lagarde. « Nous avons par exemple gardé les emplois aidés, ce que refusait François Fillon. Nous réorienterons les emplois aidés vers les PME pour les booster et créer de vrais emplois.»
Des ressemblances apparaissent entre ce programme de synthèse et celui d’Emmanuel Macron : la suppression progressive des régimes spéciaux de retraite, une simplification du code du travail, la négociation libre du temps de travail par branche ou par entreprise, la transformation du CICE en baisses de charges durables, la suppression de l’ISF (Emmanuel Macron voulant réduire considérablement son assiette).
« Ce programme n’est pas une synthèse molle à la François Hollande », se défend Eric Woerth « Sur la compétitivité des entreprises, nous sommes plus réformateurs qu’Emmanuel Macron » clame Éric Woerth. Le programme de la droite et du centre prévoit 28 milliards d’euros de baisses de charges.
Si la droite et le centre ne remportent pas une majorité lors de ces élections législatives (11 et 18 juin), Jean-Christophe Lagarde, président de l’UDI, prévient qu’il faudra accepter la recomposition politique imposée par les Français. L’UDI pourrait alors défendre certaines réformes portées par la majorité d’En Marche : « Comme l’UDI l’a toujours fait, lorsqu’une idée nous paraît bonne, on la soutient.»