Henri Guaino, député LR sortant des Yvelines et ex-plume de Nicolas Sarkozy, est candidat aux élections législatives dans la 2e circonscription de Paris face à Nathalie Kosciusko-Morizet, ont indiqué vendredi soir plusieurs sources LR à l'AFP.
M. Guaino, 60 ans, à qui son parti Les Républicains avait refusé d'accorder l'investiture dans la 3e circonscription des Yvelines, dont il est le député depuis 2012, a déposé vendredi en fin de journée sa candidature dans la 2e de la capitale (Ve arrondissement et partie des VIe et VIIe), actuellement détenue par l'ancien Premier ministre François Fillon. Il y défiera NKM, candidate officielle LR-UDI.
Sollicité à plusieurs reprises par l'AFP, Henri Guaino n'avait pas répondu vendredi soir. Plusieurs sources parlementaires LR ont toutefois indiqué à l'AFP qu'il avait bien fait enregistrer sa candidature en préfecture dans la journée. La liste officielle de l'ensemble des candidats aux législatives des 11 et 18 juin sera rendue publique lundi par le ministère de l'Intérieur.
Après avoir remporté la primaire de la droite pour la présidentielle, François Fillon avait décidé de céder sa circonscription à son ancienne ministre Nathalie Kosciusko-Morizet. Une décision qui avait provoqué la colère d'élus LR de Paris, la maire du VIIe Rachida Dati dénonçant un "parachutage" tandis que d'autres déploraient que l'ex-candidate à la mairie de Paris quitte la 11e circonscription voisine, où elle avait été élue aux municipales de 2014, pour ce bastion de la droite.
La députée LR Nathalie Kosciusko-Morizet à Paris, le 2 Mai 2017
AFP/Archives
Au final, la partie ne s'annonce toutefois pas si aisée pour NKM dans la 2e circonscription où, outre la candidature dissidente de M. Guaino, elle devra affronter également le maire LR du VIe arrondissement Jean-Pierre Lecoq, bien implanté dans cette partie de la capitale.
Par ailleurs, Mme Kosciusko-Morizet, qui avait signé l'appel d'élus de droite et du centre à saisir "la main tendue" du président Emmanuel Macron, se retrouve face à un candidat de La République en marche!, Gilles Le Gendre.
Elle avait espéré ces derniers jours que le parti présidentiel ne présenterait finalement aucun candidat contre elle, comme c'est le cas face à d'autres personnalités de droite, comme Bruno Le Maire ou Franck Riester. Le nom de NKM avait également circulé ces derniers jours comme ministrable, lors de la constitution du gouvernement d'Edouard Philippe.
Au total, la 2e circonscription de Paris verra s'affronter 24 candidats le 11 juin.
En dépit de sa condamnation pour détournement de fonds publics, la leader du RN annonce sa candidature à la présidentielle. Elle a décidé de se pourvoir en cassation, ce qui rend suspensif la décision de la Cour d’appel, lui permettant de faire campagne sans bracelet électronique. Assurant former un « couple politique » avec Jordan Bardella, ils mèneront campagne « en binôme ».
Le délibéré de la Cour d'appel dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN laisse le personnel politique dans l'expectative. Condamnée mais éligible, Marine Le Pen peut, en théorie, être candidate à l'élection présidentielle. À droite comme à gauche, on met en avant la dimension éthique et morale d'une potentielle candidature de Marine Le Pen à la présidentielle.
Dans l'affaire de détournement de fonds publics des assistants parlementaires européens du FN, la cour d'appel de Paris a pris en compte « la liberté des candidatures » et « la liberté de choix de l'électeur » en condamnant Marine Le Pen à quinze mois ferme d'inéligibilité. Les juges ont aussi condamné la députée RN à un an de prison aménageable sous bracelet électronique. Une peine qui pourrait être suspendue si Marine Le Pen décidait de se lancer dans la course à la présidentielle.
Le sénateur (LR) Jean-François Husson ressort mécontent d’une réunion sur les perspectives des finances publiques, à laquelle a participé le gouvernement, des parlementaires, des représentants des collectivités locales ou encore de la Sécurité sociale. « Beaucoup de communication et très peu d’action », déplore le sénateur. Bercy annonce des mesures supplémentaires de freinage de la dépense, à hauteur de 3 milliards d’euros.