Législatives : « Il n’y a pas de stratégie autre que le vote en faveur des candidats de la majorité », assure Hervé Marseille

Au lendemain d’une réunion en visio entre les cadres de la majorité et le chef de l’Etat pour définir la stratégie à adopter entre les deux tours des législatives, l’un des participants, le président de l’UDI assure qu’il n’y a pas d’autre stratégie autre que celle qui doit prévaloir au premier tour : « Privilégier le vote en faveur des candidats Ensemble pour la République ».
Rédaction Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Un Sphinx. Hervé Marseille, le président du groupe centriste au Sénat et de l’UDI n’a pas souhaité déflorer le contenu de la réunion qui s’est tenue hier en visio. Selon le Parisien, l’objet des discussions portait sur les consignes de vote en cas de duel RN-LFI ou de triangulaires. Et Emmanuel Macron aurait semblé privilégier la ligne du « ni-ni », renvoyant dos à dos, le Nouveau Front Populaire et le Rassemblement National.

« Il n’y a pas de consigne. Il n’y a pas de stratégie autre que celle qui doit prévaloir au premier tour, c’est-à-dire privilégier le vote en faveur des candidats Ensemble pour la République […] On n’a pas encore voté donc il n’y a pas encore de décision pour savoir ce qui se passera après le premier tour », s’est borné a déclaré Hervé Marseille.

Le journal Le Monde a réalisé plusieurs enquêtes insistant sur le rôle majeur du conseiller mémoire d’Emmanuel Macron, Bruno Roger-Petit, mais aussi de l’ancien sénateur LR, Pierre Charon dans le choix de cette dissolution. Proche de Pierre Charon, Hervé Marseille a mollement démenti. « C’est assez incroyable de prêter à un seul homme et même à quelqu’un d’avoir porté cette affaire. Le président de la République, comme tous les Présidents, il peut écouter un certain nombre de gens et puis il prend sa décision en responsabilité. Ce n’est pas une personnalité qui peut lui imposer ».

 

 

 

 

 

 

Partager cet article

Dans la même thématique

Paris: Gerard Larcher elu President du Senat
6min

Politique

« Grand oral », « intox » et promesses : un match oppose Patrick Kanner à Rachid Temal pour la tête du groupe PS du Sénat

Les 62 sénateurs PS vont élire ce mercredi leur président de groupe. Le sortant Patrick Kanner, président depuis 2018, voit son poste convoité par Rachid Temal, qui pointe le manque de collégialité. Entre grands oraux passés ce mardi par le courant d’Olivier Faure et discussions de couloirs, cette campagne courte et discrète n’en est pas moins intense.

Le

« Ce sera du jamais vu depuis l’entre-deux-guerres » : le coût annuel de notre dette continue sa remontée, menaçant d’asphyxier nos capacités d’action
8min

Politique

« Ce sera du jamais vu depuis l’entre-deux-guerres » : le coût annuel de notre dette continue sa remontée, menaçant d’asphyxier nos capacités d’action

La hausse des taux d’intérêt continue de s’élever à un rythme qui n’avait pas été anticipé. Elle renchérit à la fois le coût des nouvelles émissions de dette mais aussi le renouvellement des anciens bons du Trésor. Selon l’économiste Anthony Morlet-Lavidalie, la charge annuelle de la dette pourrait à moyen terme retrouver des niveaux que la France n’avait plus connu depuis l’entre-deux-guerres.

Le

Paris : Block Everything protest day
7min

Politique

Blocus des lycées : « Une fois sorti du tube, le dentifrice ne rentre plus »

Parti de revendications sur les moyens, le manque d’enseignants ou les conditions d’étude, le mouvement lycéen s’étend de ville en ville. Le soutien affiché de La France insoumise et la réponse ferme du gouvernement ont progressivement déplacé la contestation sur le terrain politique. Mais les sociologues insistent sur l’autonomie des élèves et redoutent que l’affrontement entre adultes ne finisse par éclipser leurs revendications.

Le

La Seyne-sur-Mer RN party’s President Jordan Bardella
8min

Politique

Accusations d'antisémitisme : « La défense de Jordan Bardella est assez classique. C’est celle de Fillon en 2017 », selon le communiquant Philippe Moreau-Chevrolet

Dans la tourmente depuis lundi et l’article de Mediapart qui a révélé des écrits antisémites datant de 2013, le président du RN, Jordan Bardella, a annoncé dans la foulée le dépôt d’une plainte pour diffamation et dénonce une opération destinée à le « tuer politiquement ». Cette mise en avant d’une « manipulation » n’est pas sans rappeler la défense de François Fillon il y a 10 ans et pose la question d’une future mise à l’écart de celui censé former un ticket avec Marine Le Pen pour l’élection présidentielle.

Le