Législatives : Jordan Bardella dénonce « l’alliance du déshonneur » entre l’exécutif et la gauche

Jordan Bardella, le président du Rassemblement national, a estimé que la progression enregistrée par son parti au second tour des législatives, sans lui permettre de s’imposer à l’Assemblée nationale, annonçait « la victoire de demain ».
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« Le Rassemblement national incarne plus que jamais la seule alternance », a estimé Jordan Bardella, le président du RN, quelques minutes après l’annonce des résultats. Alors que son parti, à rebours de tous les pronostics, est arrivé en troisième position à l’issue du second tour des législatives anticipées, l’eurodéputé a préféré insister sur la percée historique qu’a réalisée le RN.

Le parti co-fondé par Jean-Marie Le Pen est désormais en mesure d’envoyer entre 132 et 152 députés à l’Assemblée nationale, selon les premières estimations, loin du seuil des 289 pour décrocher une majorité absolue, mais bien plus que les 89 députés RN élus en 2022.

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« La victoire de demain »

« Un vent d’espoir dans le pays s’est levé, et il ne cessera plus jamais de souffler », a assuré Jordan Bardella. « La dynamique qui porte le RN, qui l’a mis en tête du premier tour et qui lui a permis de doubler son nombre de députés sont les éléments constitutifs de la victoire de demain », a-t-il déclaré.

Il a longuement fustigé « l’alliance du déshonneur et les arrangements électoraux dangereux passés par Emmanuel Macron et Gabriel Attal avec l’extrême gauche », et qui prive les Français « d’une politique de redressement ». Il a également raillé un bloc qui s’étend, selon lui, « de Philippe Poutou à Edouard Philippe » ; manière de dénoncer le barrage républicain qui a permis d’endiguer la percée du RN.

Le protégé de Marine Le Pen indique qu’il ne tombera dans « aucune compromission politicienne », repoussant toute idée de participation à une éventuelle coalition, alors qu’aucune majorité claire, en mesure de gouverner, ne ressort des urnes. « Ce soir, tout commence, un vieux monde est tombé, rien ne peut arrêter un peuple qui s’est remis à espérer », a conclu Jordan Bardella.

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