Législatives: Juppé à la rescousse d’une NKM « battante » à Paris
Alain Juppé est allé soutenir Nathalie Kosciusko-Morizet mardi dans la 2e circonscription de Paris, tentant de relancer la...

Législatives: Juppé à la rescousse d’une NKM « battante » à Paris

Alain Juppé est allé soutenir Nathalie Kosciusko-Morizet mardi dans la 2e circonscription de Paris, tentant de relancer la...
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Alain Juppé est allé soutenir Nathalie Kosciusko-Morizet mardi dans la 2e circonscription de Paris, tentant de relancer la campagne de la candidate LR, qui se veut "battante" dans cette "élection extrêmement difficile" face au candidat macroniste.

"Il faut se battre pour qu'il n'y ait pas de parti unique, pour ne pas donner de chèque en blanc" à la République en Marche d'Emmanuel Macron, a asséné le maire de Bordeaux, venu à la rencontre des militants LR dans le Ve arrondissement de la capitale. L'actuelle députée de l'Essonne a été l'une des rares candidates de la primaire de la droite à lui avoir apporté son soutien face à François Fillon.

L'ancien Premier ministre a alerté sur la possibilité de "se retrouver avec un gigantesque parti unique, sans racines, sans colonne vertébrale, sans véritable doctrine" en cas de large victoire de la REM, estimant "très important que les députés de la droite soient nombreux (...) pour faire un travail constructif dans l'intérêt général".

Alain Juppé justifie par cette visite son intention, confirmée après la nomination d'Edouard Philippe à Matignon, de soutenir les candidats de droite aux élections législatives, même si plus tôt mardi, le maire de Bordeaux avait officialisé qu'il soutenait dans les Yvelines Aurore Bergé, candidate REM pourtant opposée à Jean-Frédéric Poisson, investi par LR.

Mardi devant une poignée de militants, Nathalie Kosciusko-Morizet a salué "l'importance de ce geste amical et politique fort" et a de nouveau défendu "la présence à l'Assemblée d'une droite à la fois ouverte et constructive, mais en même temps exigeante et autonome" face au "risque" que présenterait "une majorité écrasante" de la REM.

Face à l'opposition du candidat REM Gilles Le Gendre et celle de deux dissidents LR, Henri Guaino et Jean-Pierre Lecoq, qui mettent en péril ses chances de victoire, NKM s'est dite déterminée à être "battante" jusqu'au bout "d'une élection rendue extrêmement difficile par (...) un contexte local fait d'agressivité et de tirs croisés".

Dimanche, un sondage Ifop-Fiducial dans le Journal du Dimanche donnait la candidate LR - qui s'est dite prête à répondre à la "main tendue" du président - largement battue, à 24% contre 42% pour Gilles Le Gendre au premier tour et 32% contre 68% au second.

Dans la 2e circonscription de Paris, qui comprend le Ve ainsi qu'une partie des VIe et VIIe arrondissements, François Fillon, qui en était jusqu'ici le député, n'avait devancé Emmanuel Macron que de quelques dixièmes de points (37,34% à 36,96%) au premier tour de l'élection présidentielle.

"On disait que c'était une circo à droite et qu'elle serait toujours à droite, ce qu'on a pas compris c'est que ce raisonnement était juste avant, avec le logiciel d'avant quand il n'y avait que des partis de droite et des partis de gauche", a répondu Gilles Le Gendre à l'AFP, avant un meeting à la Maison de la Chimie.

Pour lui, Nathalie Kosciusko-Morizet "a beaucoup varié" entre "une campagne progressiste pendant la primaire" de droite puis, dans cette campagne législative, "un positionnement très à droite".

"Quand elle a vu que le sol était en train de se dérober sous ses pieds, elle a fait des offres de services tardives et brouillonnes au chef de l'Etat", a-t-il taclé.

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