Législatives : le sénateur Philippe Bonnecarrère affrontera le RN au second tour, dans le Tarn
Seul sénateur à s’être présenté aux législatives, le sénateur (Union centriste) Philippe Bonnecarrère est arrivé en seconde position, 10 points derrière le candidat du Rassemblement national. Avec le retrait de la candidate socialiste, la triangulaire se transforme en duel.
Les terres de Jean Jaurès n’ont pas été épargnées par la poussée du Rassemblement national. Dans le Tarn, le parti de Jordan Bardella est arrivé en tête dans les trois circonscriptions et vise le grand chelem au second tour. C’est dans la première que se présente le sénateur (Union centriste) Philippe Bonnecarrère, seul membre du palais du Luxembourg à s’être engagé dans ces législatives anticipées.
L’ancien maire d’Albi, candidat divers centre et investi par la majorité présidentielle, est arrivé en deuxième position du premier tour, avec 29,52 % des voix. Il accuse 10 points de retard sur le candidat du RN, Frédéric Cabrolier, et ses 39,53 %. La candidate du Nouveau Front populaire, Margot Lapeyre, socialiste, s’est retirée dimanche soir pour faire barrage au Rassemblement national. Pour l’emporter dimanche prochain, Philippe Bonnecarrère va devoir compter sur le report de la moitié des voix de gauche.
Le sénateur de Côte-d’Or est décédé à l’âge de 83 ans. En 2016, François Patriat avait été parmi les premiers soutiens d’Emmanuel Macron, au moment où il se lançait dans la campagne présidentielle. Jusqu’en 2026, le Bourguignon restera l’un des plus proches soutiens du président de la République. Le dernier acte d’une très longue carrière de parlementaire entamée dans les années 80.
Le Sénat et Emmanuel Macron. Bientôt 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffements, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Après sa réélection historique en 2022, Emmanuel Macron n’a qu’une majorité relative, l’obligeant à composer avec les LR pour obtenir des majorités. Le Sénat y trouvera son intérêt et un pouvoir d’influence. Après la dissolution manquée en 2024, la droite entre au gouvernement et fait partie de la majorité. L’opposant d’hier se retrouve aux côtés des macronistes, tout en gardant ses distances.
Le Sénat et Emmanuel Macron. 10 ans d’une relation tumultueuse, faite de moments électriques, de réchauffement, de pragmatisme et d’attaques. Une décennie de vie politique et parlementaire, sur laquelle publicsenat.fr revient cet été. Avec l’affaire Benalla, le Sénat s’érige en contre-pouvoir du macronisme triomphant. Une forme de revanche, qui va créer des moments de fortes tensions entre l’exécutif et la majorité sénatoriale. Le Sénat va jouer à fond son rôle de contrôle, avec une conception plus anglo-saxonne des commissions d’enquête.
Le placement de personnes âgées en Ephad est toujours une étape redoutée par les familles. Les principaux intéressés ne veulent pas quitter leur domicile et l’entourage craint toujours une mauvaise prise en charge. Des craintes amplifiées depuis l’enquête de Victor Castanet dans son livre « Les Fossoyeurs » en 2022 qui a révélé un système privilégiant le rendement au détriment du bien être des patients. Depuis, les politiques se sont emparés du sujet, mais les moyens déployés sont-ils suffisants ? La prise en charge s’est-elle améliorée ? Et quelles sont les alternatives ? La sénatrice écologiste Anne Souyris et le gériatre Jean-Pierre Aquino en débattent dans l’émission Et la santé, ça va ? présentée par Axel de Tarlé.