Législatives : le sénateur Philippe Bonnecarrère affrontera le RN au second tour, dans le Tarn
Seul sénateur à s’être présenté aux législatives, le sénateur (Union centriste) Philippe Bonnecarrère est arrivé en seconde position, 10 points derrière le candidat du Rassemblement national. Avec le retrait de la candidate socialiste, la triangulaire se transforme en duel.
Les terres de Jean Jaurès n’ont pas été épargnées par la poussée du Rassemblement national. Dans le Tarn, le parti de Jordan Bardella est arrivé en tête dans les trois circonscriptions et vise le grand chelem au second tour. C’est dans la première que se présente le sénateur (Union centriste) Philippe Bonnecarrère, seul membre du palais du Luxembourg à s’être engagé dans ces législatives anticipées.
L’ancien maire d’Albi, candidat divers centre et investi par la majorité présidentielle, est arrivé en deuxième position du premier tour, avec 29,52 % des voix. Il accuse 10 points de retard sur le candidat du RN, Frédéric Cabrolier, et ses 39,53 %. La candidate du Nouveau Front populaire, Margot Lapeyre, socialiste, s’est retirée dimanche soir pour faire barrage au Rassemblement national. Pour l’emporter dimanche prochain, Philippe Bonnecarrère va devoir compter sur le report de la moitié des voix de gauche.
LR réalise une série de prises dans les petites et moyennes villes, reconduisant un nombre important de sortants dès le premier tour. Selon Bruno Retailleau, le parti « s’est renforcé », mais le parti réalise des scores décevants à Paris et Marseille. Une autre campagne commence désormais, avec les stratégies complexes d’entre-deux-tours.
Réélections dès le premier tour à Perpignan, Hénin-Beaumont ou Fréjus, percées à Toulon et Nice, et duel serré à Marseille : le Rassemblement national confirme sa progression lors du premier tour des municipales 2026. Porté par ses récents succès électoraux, le parti à la flamme cherche désormais à transformer cette dynamique en conquêtes locales durables, à un an de la présidentielle de 2027.
Percée de LFI, dilemme des alliances pour le PS et les écologistes, le RN bien placé à Marseille et Toulon, la droite résiste dans les villes moyennes, Edouard Philippe bien parti pour conserver le Havre et maintenir sa candidature à la présidentielle… On fait le point sur les enseignements du premier tour des élections municipales.
Au soir du premier tour des municipales 2026, le paysage politique des grandes métropoles françaises oscille entre continuité et secousses majeures. Si la plupart des maires sortants résistent, beaucoup sont désormais talonnés par leur challenger. Dans de nombreux cas, LFI s’impose comme la troisième force. De Paris à Marseille, en passant par Nice, Lyon ou Bordeaux, tour d’horizon des résultats et des rapports de force avec les estimations Ipsos-BVA pour France Télévisions, Radio France et Public Sénat/LCP-AN.