Législatives : Mélenchon Premier ministre ? « Inenvisageable » selon Rémi Féraud (PS)

Ça coince à gauche. Alors qu’un accord semblait être sur les rails ce mercredi, la répartition des circonscriptions semble aujourd’hui être un point de divergence majeur. Quant à la question du futur Premier ministre, en cas de victoire du Front populaire, hors de question pour le sénateur socialiste que cette place revienne à Jean-Luc Mélenchon. « C’est inenvisageable », selon Rémi Féraud, au micro de Public Sénat.
Alexis Graillot

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

Situation tendue du côté du Front populaire avec une question centrale : la gauche sera-t-elle unie ? Pour Rémi Féraud en tout cas, les « conditions posées » par le futur accord doivent en tout cas être « celles de Raphaël Glucksmann », arrivé en tête à gauche aux élections européennes.

« Il n’y a pas d’accord, mais il y a la nécessité d’un accord »

Interrogé sur le soutien à cet accord, le président du groupe « Paris en commun » au Conseil de Paris, explique qu’il n’y a « pas d’accord », tout en jugeant essentiel « la nécessité » d’y parvenir. « Ce n’est plus la NUPES », tempère-t-il cependant, expliquant que l’accord se doit d’être « fidèle aux engagements pris devant les électeurs ». « Si LFI respecte les conditions, ils pourront être dans l’accord », avance-t-il.

Mais quelles conditions ? « Il faut qualifier de terroriste le Hamas, s’engager à soutenir la résistance ukrainienne, être très ferme et très clair sur la laïcité et le refus de l’antisémitisme », égrène ce très proche d’Anne Hidalgo, estimant « essentiel pour LFI de s’y plier ». De là à accepter de travailler avec certains insoumis ? « Que chacun prenne ses responsabilités », renvoie Rémi Féraud, qui met la pression sur Olivier Faure : « Il faut que la direction du PS soit très ferme », martèle-t-il.

« Des LFI sortants ont eu des attitudes incompatibles avec un front populaire républicain »

Sur la répartition des circonscriptions qui semble poser problème, le sénateur de Paris souhaite un « rééquilibrage en faveur du PS », notamment au regard de certains députés LFI sortants, qui selon Rémi Féraud ont eu « des attitudes incompatibles avec un front populaire républicain ». « Il faut confier les circonscriptions à conquérir aux socialistes », insiste-t-il.

Enfin, interrogé sur l’incarnation à Matignon en cas de victoire de la gauche aux prochaines élections, le conseiller de Paris ne souhaite pas entendre parler d’une éventuelle « candidature » du leader insoumis, Jean-Luc Mélenchon, alors que le premier secrétaire du parti, Olivier Faure n’écartait pas totalement cette option ce matin sur RMC. « C’est inenvisageable », estime de son côté Rémi Féraud, appelant le leader insoumis à « se tenir le plus loin possible si on veut empêcher l’extrême droite de gagner ».

Partager cet article

Dans la même thématique

French Prime Minister Sébastien Lecornu Chairs Crisis Cell in Marseille Over Heatwave
6min

Politique

« La chaleur monte encore d’un cran » : la canicule inquiète l’exécutif, entre feux de forêt record et passages aux urgences en hausse

Pour la première fois, le gouvernement a déployé ce vendredi le plan Orsec de lutte contre les catastrophes et accidents pour faire face aux chaleurs extrêmes dans les départements en vigilance rouge canicule. Les températures vont encore grimper ce week-end, renforçant les inquiétudes sur les fronts de l’hôpital et des feux de forêt.

Le

FRA – ASSEMBLEE – QUESTIONS AU GOUVERNEMENT
9min

Politique

Présidentielle 2027 : le PS enterre la primaire ouverte et fragilise Olivier Faure

Après avoir été mis en minorité par les députés socialistes sur la stratégie à adopter lors de la motion de censure déposée par les Écologistes en pleine canicule, Olivier Faure a essuyé un deuxième revers, cette fois devant les militants de son propre parti. En rejetant sa proposition de primaire ouverte, le PS fragilise son premier secrétaire et ouvre une nouvelle phase de la course à la présidentielle. Au centre de toutes les interrogations désormais, la place que choisira d’occuper Raphaël Glucksmann.

Le

Paris: Debat reforme des retraites au Senat
5min

Politique

Sénatoriales : Guillaume Gontard va quitter la présidence du groupe écologiste, après six années passées à sa tête

Après le prochain renouvellement sénatorial du 27 septembre prochain, Guillaume Gontard quittera la présidence du groupe écologiste qu'il occupe depuis 6 ans. L'élu de l'Isère n'est pas renouvelable, mais a décidé de passer la main à la rentrée prochaine. Il se dit fier du travail accompli et « d'avoir pu instaurer une parole écologiste qui compte » au sein de la Haute Assemblée.

Le