Législatives : « Nous travaillerons dès demain à construire une majorité d’action » assure Elisabeth Borne
Face à une « situation inédite », qui « constitue un risque pour notre pays », la première ministre, reconnaît que « les sensibilités multiples devront être associées, et les bons compromis bâtis ». Les macronistes n’auront pas d’autres choix pour trouver des majorités à l’Assemblée.

Législatives : « Nous travaillerons dès demain à construire une majorité d’action » assure Elisabeth Borne

Face à une « situation inédite », qui « constitue un risque pour notre pays », la première ministre, reconnaît que « les sensibilités multiples devront être associées, et les bons compromis bâtis ». Les macronistes n’auront pas d’autres choix pour trouver des majorités à l’Assemblée.
François Vignal

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Mis à jour le

C’est d’un ton distant, presque détaché, que la première ministre, Elisabeth Borne, s’est exprimée vers 22h30, tard, dans cette soirée très difficile pour l’exécutif. Emmanuel Macron n’a pas de majorité absolue et voit des piliers de la majorité, le proche Richard Ferrand, et les deux présidents de groupe LREM et Modem, Christophe Castaner et Patrick Mignola, éliminés. Dans ce scénario catastrophe, les LR, qui sur le papier pourraient amener leur voix pour créer une majorité, affirment vouloir rester dans l’opposition. Emmanuel Macron pourrait se retrouver dans une impasse politique.

« Ce soir la situation est inédite. Jamais l’Assemblée nationale n’a connu une telle configuration sous la Ve République. Cette situation constitue un risque pour notre pays, au vu des défis que nous avons à affronter, tant sur le plan national qu’à l’échelle internationale. Mais ce vote, nous devons le respecter et en trier les conséquences », soutient Elisabeth Borne.

« En tant que force centrale dans cette nouvelle Assemblée nationale, nous devons assumer une responsabilité particulière. Nous travaillerons dès demain à construire une majorité d’action. Il n’y a pas d’alternative à ce rassemblement pour garantir à notre pays la stabilité et conduire les réformes », assure la première ministre. On comprend qu’Elisabeth Borne imagine construire des majorités de circonstance, selon les textes. « Les sensibilités multiples devront être associées, et les bons compromis bâtis, afin d’agir au service de la France. Les Français nous appellent à nous rassembler pour le pays », ajoute celle qui a été élue députée dans le Calvados, mais avec une courte avance, avec 52,3 % des voix.

« Les Français nous appellent à se rassembler pour le pays », ajoute encore la première ministre, qui assure que « dès cet été, nous devons prendre des mesures fortes et concrètes pour le pouvoir d’achat, nous devons continuer à vous protéger et à assurer votre sécurité ». « Avec le président de la République, nous allons œuvrer dans le dialogue à l’écoute des Français et des forces vives dans tous les territoires », promet Elisabeth Borne. Ce soir, la majorité présidentielle avance surtout dans un brouillard total.

Partager cet article

Dans la même thématique

EDF Reseau de Transport Electricite de Nice
6min

Politique

Marché européen de l’électricité : sortie ou réforme ? Les paradoxes de la normalisation du RN

Alors que les marchés de l’énergie s’affolent, Jordan Bardella a été attaqué par Bruno Retailleau sur sa proposition de sortie du marché européen de l’électricité. Le président du Rassemblement national estime défendre une simple « remise en cause des règles de fixation du prix » sans sortir du marché, illustrant ainsi la stratégie « attrape-tout » du RN, cherchant à la fois à contenter le grand patronat et son électorat populaire.

Le

PARIS. Marine Le Pen prostest in front of French senat
8min

Politique

Sénatoriales 2026 : le RN veut « tripler » son nombre de sénateurs et rêve de créer un groupe

Le RN se prépare dès maintenant pour les sénatoriales de septembre 2026. « Nous avons la volonté de doubler voire de tripler notre nombre de sénateurs », annonce à publicsenat.fr Ludovic Pajot, nommé directeur de campagne, soit frôler les dix sénateurs, permettant de créer un groupe. Mais avant cela, le parti devra réussir les municipales. Il entend, cette fois, éviter les « brebis galeuses ». Il cherche des candidats présentables, capables de « gérer une ville ».

Le

Législatives : « Nous travaillerons dès demain à construire une majorité d’action » assure Elisabeth Borne
3min

Politique

« Je ne souhaite pas participer aux ravages sociaux et écologiques en cours » assume cet étudiant qui a bifurqué 

En 2022, Théophile Duchateau, élève dans l’école d’ingénieur Agro ParisTech, fait partie du groupe de « bifurqueurs », surnommés ainsi après avoir annoncé publiquement lors de la remise de leur diplôme qu’ils préféraient renoncer à une carrière toute tracée dans un grand groupe. Théophile Duchateau, ancien élève ingénieur d’Agro ParisTech partage aujourd’hui sa vie entre son métier dans l’agroforesterie et l’engagement dans une ferme collective. Au micro de Quentin Calmet et face aux sénateurs, il assume une nouvelle forme de « travail » dans l’émission Dialogue citoyen.

Le