La droite a essuyé dimanche une nouvelle défaite cinglante, avec environ 20% des voix au premier tour des législatives, mais elle espère sauver...
Législatives: nouvelle défaite cinglante pour la droite
La droite a essuyé dimanche une nouvelle défaite cinglante, avec environ 20% des voix au premier tour des législatives, mais elle espère sauver...
Par Nadège PULJAK
Temps de lecture :
4 min
Publié le
La droite a essuyé dimanche une nouvelle défaite cinglante, avec environ 20% des voix au premier tour des législatives, mais elle espère sauver une centaine de sièges de députés face à l'hégémonie macroniste.
C'est un premier tour "décevant pour notre famille politique", a reconnu Bernard Accoyer, secrétaire général des Républicains, "un échec incontestable", a ajouté Bruno Retailleau, président des sénateurs LR.
Le parti, avec les centristes de l'UDI et les divers droite, ne pourrait sauver qu'une centaine de sièges, soit environ la moitié de ce qu'ils avaient dans l'Assemblée sortante.
Lundi à 11h00, le Bureau politique de LR se réunira pour examiner la situation et décider de la conduite à tenir en cas de triangulaires impliquant le Front national.
Mais "il n'y aura pas de triangulaires", a affirmé M. Accoyer. Ou quasiment pas, au vu de la forte abstention au premier tour (plus de 50%, un record depuis 1958).
Mais si le cas se produit, il faut "tout mettre en œuvre pour faire barrage aux candidats de l'extrême droite", a twitté Xavier Bertrand, président LR des Hauts-de-France, lui-même élu en 2015 contre Marine Le Pen, grâce aux bons reports des voix PS.
Fin mai, François Baroin, chef de file du parti pour les législatives, avait enterré le "ni ni" (ni FN ni front républicain), prônant le désistement en cas de victoire possible du FN.
Dimanche soir, il a appelé à la mobilisation pour éviter que les pouvoirs soient "concentrés" dans un seul et même parti, alors que La République En Marche pourrait obtenir plus de 400 sièges dans la nouvelle Assemblée, selon les projections.
Bernard Accoyer, le secrétaire général du parti Les Républicains, le 24 avril 2017 à Paris
AFP
Regrettant un taux d'abstention qui "témoigne de la persistance des fractures de la société française", M. Baroin a exhorté son camp à profiter de la semaine de campagne entre les deux tours pour "mettre en lumière les différences entre nos candidats et ceux d'En Marche dans un débat projet contre projet".
- Mise en garde contre "un parti unique" -
"Les Français doivent savoir qu'En Marche veut un choc fiscal d'un niveau équivalent à celui que François Hollande a imposé aux classes moyennes", a-t-il cité comme argument pour le deuxième tour.
Autres arguments: la hausse de la CSG prévue par le gouvernement d'Edouard Philippe, qui "va toucher puissamment les retraités, les fonctionnaires, les artisans, les commerçants, les agriculteurs, les indépendants, les épargnants aussi", ou encore "le carcan des 35 heures" dont les Républicains veulent sortir alors que le président Emmanuel Macron propose le "statu quo".
Tous ces angles d'attaque avaient été largement rôdés par le sénateur-maire de Troyes (Aube) lors de ses déplacements de campagne du premier tour. D'ici au 18 juin, il fera un déplacement chaque jour, à raison de quatre ou cinq circonscriptions à chaque fois.
A l'instar de M. Baroin ou M. Accoyer, qui lui aussi a mis en garde contre la constitution d'"un parti unique", d'autres responsables LR ont appelé à la mobilisation dimanche prochain, tel Alain Juppé qui refuse la mise en place d'une Assemblée "monochrome", ce qui n'est "jamais bon pour le débat démocratique".
"J'appelle à un sursaut de participation pour le second tour, afin que cette élection ait une signification politique. Le parlement doit rester le lieu du débat démocratique, il faut que les députés LR et UDI y soient en un nombre suffisant pour (faire) vivre l'indispensable démocratie parlementaire", a également insisté Gérard Larcher, président du Sénat.
Idem pour Valérie Pécresse, présidente de la région Ile-de-France, qui a appelé "à un sursaut citoyen pour ce deuxième tour parce que là, nous avons un risque d'un parti très hégémonique, un parti unique, une pensée unique, un programme unique", a-t-elle prévenu.
Rassemblés à Blois pour leurs universités d’été, les socialistes s’apprêtent à départager les candidats pour trouver leur champion à l’élection présidentielle. Alors que l’eurodéputé Place publique Raphaël Glucksmann est favori sur le papier, le scrutin est encore ouvert. Le premier secrétaire socialiste Olivier Faure, qui devrait se déclarer candidat en septembre, pourrait surprendre.
Sébastien Lecornu a réaffirmé ne pas être « candidat à la présidentielle » et ne pas se « mêler » de la campagne pour l'élection du printemps prochain, dans un entretien publié ce samedi 29 août par Le Parisien.
Réunis à Blois pour leur rentrée, les socialistes ont organisé leur programme habituel sur deux jours de tables rondes et de débats. Evénements parasités par les nombreux points presse et happenings médiatiques des candidats à la primaire ou à la présidentielle, avec en tête François Hollande et Raphaël Glucksmann.
Le divorce entre François Durvye, conseiller éco de tendance libérale, et Marine Le Pen, en plein débat au Medef, montre que le RN connaît encore des différences de lignes internes sur l’économie. Dans l’entourage de Marine Le Pen, on assure que « Jordan Bardella n’a rien à voir là-dedans. C’est l’ego contrarié d’un haut fonctionnaire. Point ».