Législatives: Pierre Charon valide le « désistement » pour faire barrage au FN
François Baroin a annoncé que les candidats de son parti se désisteraient en cas de triangulaires dans les circonscriptions où le FN menacerait de l’emporter. Pierre Charon sénateur LR, proche de Nicolas Sarkozy, salue cette décision et acte la fin du « ni-ni » prôné naguère par… Nicolas Sarkozy. En 2015, « le front républicain était pour nous un piège à cons » a rappelé le sénateur.

Législatives: Pierre Charon valide le « désistement » pour faire barrage au FN

François Baroin a annoncé que les candidats de son parti se désisteraient en cas de triangulaires dans les circonscriptions où le FN menacerait de l’emporter. Pierre Charon sénateur LR, proche de Nicolas Sarkozy, salue cette décision et acte la fin du « ni-ni » prôné naguère par… Nicolas Sarkozy. En 2015, « le front républicain était pour nous un piège à cons » a rappelé le sénateur.
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« Je suis bien sûr sur cette ligne-là », Pierre Charon a, sans ambiguïté, validé la stratégie du front républicain annoncée hier soir par François Baroin. Le chef de file des Républicains pour les législatives et sénateur-maire de Troyes a prôné le désistement des candidats de son parti au second tour dans les circonscriptions où le FN serait le mieux placé pour l’emporter. Le sénateur-maire de Troyes a d’ailleurs appelé à la réciprocité du côté  d’En Marche. Sur LCI, ce matin, le porte parole du gouvernement, Christophe Castaner a confirmé que « partout où le candidat de la République en Marche, en se maintenant au second tour, ferait prendre le risque d’une élection du Front national, partout nous retirerons notre candidat ». « Ils ont mis un tout petit peu de temps à répondre »(…) ça a quand même tardé un tout petit peu » regrette Pierre Charon

Pierre Charon valide le front républicain pour faire barrage au FN
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 Il y a deux ans, au soir du premier tour des élections départementales, Nicolas Sarkozy alors président de l’UMP appelait à  ne voter « ni pour le Front national ni pour la gauche » dans les départements où les candidats UMP étaient éliminés.

« C’était autre chose à ce moment-là parce que le front républicain était pour nous un piège à cons »  

« Là c’est différent. C’est normal et c’est républicain de faire ce qu’on fait là. Et c’est bien d’avoir des gens comme Baroin pour mener la campagne car il n’est pas contesté » a justifié Pierre Charon. Reste à savoir si le front républicain prendra la forme d’un désistement et/ou d’un appel à voter pour le candidat d’En Marche ou du PS. Sur France Inter, François Baroin a reconnu qu’il s’agissait d’une position personnelle et « n’est pas celle du bureau politique qui se réunira au soir du premier tour des législatives ».

Sarkozy: "Nous n'appellerons ni à voter pour le FN, ni pour la gauche"
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Depuis deux ans, Nicolas Sarkozy est revenu sur sa ligne du « ni-ni » au fil des échéances électorales. En octobre 2016, il annonce qu’il voterait mais « pas de gaieté de cœur » pour François Hollande face à Marine Le Pen si ce duel se présentait au second tour de la présidentielle. Au soir du premier tour de la présidentielle, François Fillon et François Baroin ont, tous deux, appelé à voter pour Emmanuel Macron.

Mais pour revenir à cette différence entre 2015 et 2017, Pierre Charon explique qu’à l’époque le front républicain « donnait du grain à moudre à Marine Le Pen »  qui ne cessait à l’époque de pointer du doigt ce qu’elle nommait « l’UMPS ».  « Alors que là, c’est contre elle » argue-t-il. On comprend que moins il y aura de triangulaires et moins le FN aura de députés et donc ne pourra prétendre supplanter Les Républicains en tant que premier parti d’opposition.

images et interview, Flora Sauvage et Simon Barbarit

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