Législatives : raz de marée pour La République En Marche, l’abstention en tête
Selon notre estimation Ipsos/Sopra Steria, les candidats LREM/Modem arrivent largement en tête du premier tour des législatives, avec 32 % des voix, soit une majorité absolue avec 415 à 455 sièges. LR limite la casse, le PS est laminé et le FN ne devrait pas pouvoir faire de groupe.

Législatives : raz de marée pour La République En Marche, l’abstention en tête

Selon notre estimation Ipsos/Sopra Steria, les candidats LREM/Modem arrivent largement en tête du premier tour des législatives, avec 32 % des voix, soit une majorité absolue avec 415 à 455 sièges. LR limite la casse, le PS est laminé et le FN ne devrait pas pouvoir faire de groupe.
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

La recomposition, phase 2. Le premier tour des élections législatives est la confirmation de la vaste recomposition politique de la présidentielle. Selon notre estimation Ipsos/Sopra Steria pour France Télévisions, Radio France, LCPan, RFI-France 24 et Le Point, les candidats La République En Marche ! et Modem arrivent largement en tête du vote sur le plan national, avec 32 % des voix. Un raz de marée à relativiser par le niveau historique de l’abstention, autour de 50%.

Enorme majorité pour Macron

S’il faut attendre le second tour et voir les résultats circonscription par circonscription, Emmanuel Macron pourrait bien gagner son pari d’obtenir une majorité absolue à l’Assemblée nationale, gage d’une majorité stable pour faire adopter ses réformes. Selon nos estimations en sièges pour le second tour, ce sera le cas. LREM et le Modem (qui aura son propre groupe au sein de la majorité), auraient entre 415 à 455 députés. C’est énorme et les autres partis ne se partagent que les miettes.

Les candidats Les Républicains/UDI/divers droite limitent la casse, avec 21,2% des voix. Mais François Baroin, chef de file pour les législatives, manque son premier objectif d’imposer par les urnes une cohabitation à Emmanuel Macron. Le sénateur était d’ailleurs revenu à quelques semaines du scrutin sur cette ambition démesurée. Selon notre estimation, LR et son allié UDI auraient entre 70 et 110 sièges.

Le FN n’aurait pas de groupe à l’Assemblée

Le Front national, avec 13,9%, manquerait le coche pour ces législatives. Un mauvais score pour le FN, après les 36% de Marine Le Pen au second tour de la présidentielle. Des résultats qui pourraient renforcer les tensions apparues après le second tour au FN. Il faudra, là aussi, regarder circonscription par circonscription. Mais selon notre estimation, il n’obtiendrait que de 1 à 5 sièges. Il ne pourrait donc pas constituer de groupe à l’Assemblée nationale.

Catastrophe pour le PS

Derrière, la France Insoumise de Jean-Luc Mélenchon, avec 10,9%, passerait sur le plan national devant le PS. Un symbole dans la recomposition en cours. Le PCF, qui n’a pas trouvé d’accord, sauf exception, avec la France insoumise, est donné à 3,3%. Soit un total de 14,2% pour l’ex-Front de gauche.

Le PS/PRG et divers gauche, avec 10%, fait un score catastrophique. Un échec pire que les législatives de 1993 où le PS avait fait 17,6%. Les candidats EELV sont à 3,3%. Mais en terme de députés, le PS/PRG/EELV, avec 20 à 30 sièges, seraient devant l’ensemble France Insoumise/PCF, qui aurait entre 8 et 18 sièges.

Reste que de nombreux députés PS sortants sont balayés ou en difficulté. Symbole de cette débâcle, le premier secrétaire, Jean-Christophe Cambadélis, est battu à Paris dès le premier tour. L’ex-candidat à la présidentielle, Benoît Hamon, est aussi éliminé dans son fief de Trappes.

Debout la France de Nicolas Dupont-Aignan, est à 1,2%, l’extrême gauche à 0,8% et les autres partis à 3,4%.

Partager cet article

Dans la même thématique

FRA: Paris : Rencontre du President Francais et du Premier Ministre Israelien
10min

Politique

Présidentielle : y aura-t-il un candidat qui rassemble « la droite modérée » et « la social-démocratie » ?

A un an de la présidentielle, l’idée d’un rapprochement entre droite et gauche reprend du galon chez certains stratèges. « Il faudra que les sociaux-démocrates et les modérés de la droite républicaine se retrouvent » pour « s’opposer aux extrêmes », avance le centriste Hervé Marseille, quand François Patriat imagine un rassemblement avant le premier tour. A Horizons, Edouard Philippe veut élargir. A gauche, on pense à Bernard Cazeneuve ou François Hollande, qui rêvent chacun d’incarner cette social-démocratie, dont les seules voies ne seront pas suffisantes pour gagner…

Le

Législatives : raz de marée pour La République En Marche, l’abstention en tête
6min

Politique

« Un front commun de la simplification » : sénateurs et gouvernement veulent poursuivre le combat contre le trop-plein de normes qui « entrave » les élus locaux

Lors d’un colloque sur la simplification ce jeudi, sénateurs et ministres ont dressé le bilan des récentes « avancées » en matière d’assouplissement des normes auxquelles sont tenus les élus locaux et ont évoqué les pistes pour aller plus loin. Parmi elles, une proposition de loi sur les règles locales d’urbanisme « déposée dans les prochains jours », en parallèle du plan logement annoncé la semaine dernière par Sébastien Lecornu.

Le

Cybercrime
7min

Politique

Cyberattaques : « La priorité, c’est de responsabiliser les ministres et les fonctionnaires de ces administrations »

Ministère de l’Intérieur, de l’Education nationale, et encore tout récemment l’Agence nationale des titres sécurisés (ANTS), de nombreuses administrations publiques sont victimes de cyberattaques ces derniers mois. « Des attaques qui altèrent la confiance des citoyens envers leurs gouvernants », déplore le sénateur centriste, Olivier Cadic, spécialiste des questions de défense qui appelle à une prise de conscience de la menace au sein des administrations.

Le