Législatives: « un rééquilibrage est nécessaire », selon Larcher
Gérard Larcher, président LR du Sénat, a affirmé mardi à Paris qu'un "rééquilibrage" au second tour des législatives était ...

Législatives: « un rééquilibrage est nécessaire », selon Larcher

Gérard Larcher, président LR du Sénat, a affirmé mardi à Paris qu'un "rééquilibrage" au second tour des législatives était ...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Gérard Larcher, président LR du Sénat, a affirmé mardi à Paris qu'un "rééquilibrage" au second tour des législatives était "nécessaire, y compris pour la réussite du quinquennat d'Emmanuel Macron", alors qu'il pourrait y avoir plus de 400 députés En Marche.

"La France va donner dimanche au président de la République une large majorité. C'est la logique des institutions" puisque depuis la réforme du quinquennat, les législatives sont "la réplique sismique de l'élection présidentielle", a affirmé M. Larcher, lors de l'émission L'épreuve de vérité, sur Public Sénat, avec l'AFP, Les Echos et Radio classique.

"Mais la démocratie, c'est aussi, à côté d'une majorité stable et claire, une opposition qui propose et qui parfois, au-delà du contrôle, doit s'opposer. Un rééquilibrage est nécessaire, y compris pour la réussite du quinquennat d'Emmanuel Macron", a-t-il ajouté.

Selon lui, "il faut toujours que le débat ait lieu au Parlement, sinon ça se termine dans la rue".

"Attention à la tentation du parti unique", a-t-il mis en garde. "Il est important que celles et ceux qui sont attentifs au fonctionnement de la démocratie ne se disent pas +c'est plié+. Il faut que dimanche ils aillent voter. Le sursaut citoyen est indispensable", a-t-il insisté.

"23% des Français avaient choisi Emmanuel Macron au premier tour de la présidentielle. Il va y avoir 80% de députés (macronistes). Est-ce qu'il n'y a pas une petite discordance dans tout ça ?", s'est-il interrogé, qualifiant les candidats La République en Marche d'"hologrammes d'Emmanuel Macron".

Interrogé sur l'intégration des dispositifs de l'état d'urgence dans la loi ordinaire, envisagée par le gouvernement, M. Larcher a répondu: "sur la rétention administrative, sur les personnes fichées ou particulièrement suivies, sur les perquisitions, sur tous ces sujets-là, on sera attentifs aux libertés, on sera vigilants parce que la limite, c'est la protection des libertés individuelles et collectives. Mais en même temps, on ne méconnaît pas la réalité du terrorisme".

M. Larcher s'est par ailleurs montré favorable aux ordonnances (procédé envisagé par le gouvernement pour faire passer sa loi travail), "à condition de ne pas en abuser".

Interrogé sur la confiance au Premier ministre (qui n'est pas obligatoire au Sénat contrairement à l'Assemblée), M. Larcher a expliqué que "par nature, la confiance ne va pas de soi, elle se construit. Il appartiendra au Premier ministre de faire des propositions devant le Sénat, le 5 juillet - c'est la date que nous avons pré-retenue - nous écouterons et verrons si nous les partageons".

Partager cet article

Dans la même thématique

STRASBOURG International day against racism and fascism : demonstration
2min

Politique

Le Conseil d'Etat confirme la dissolution de La Jeune Garde

Le Conseil d'Etat a rejeté jeudi le recours du mouvement d'ultragauche La Jeune Garde contestant sa dissolution décidée en Conseil des ministres en juin 2025. Il estime que cette décision était « adaptée, nécessaire et proportionnée à la gravité des atteintes portées à l'ordre public ».

Le

Législatives: « un rééquilibrage est nécessaire », selon Larcher
2min

Politique

Présidentielle : « Il faudra que les sociaux-démocrates et les modérés de la droite républicaine se retrouvent, car ce sera la seule façon de s’opposer aux extrêmes », plaide Hervé Marseille

Le président du groupe Union centriste du Sénat, allié des LR à la Haute assemblée, ne ferme pas la porte à un rapprochement « à un moment donné » avec les sociaux-démocrates, tels que François Hollande ou Bernard Cazeneuve, « un homme tout à fait respectable », afin de battre « les extrêmes », avance le président de l’UDI.

Le

Législatives: « un rééquilibrage est nécessaire », selon Larcher
3min

Politique

Crise chez Grasset : la ministre de la Culture ouvre la porte à la création d’une clause de conscience pour les auteurs

Interrogée par la sénatrice Sylvie Robert (PS), auteure d’une proposition sur le sujet, la ministre de la culture Catherine Pégard s’est dite favorable à étudier création d’une clause permettant aux auteurs de quitter avec plus de facilité leur maison d’édition en cas de changements imposés par la direction. Une réponse à la crise ouverte chez Grasset par le renvoi de son président Olivier Nora par la direction d’Hachette, aux mains de Vincent Bolloré.

Le

Législatives: « un rééquilibrage est nécessaire », selon Larcher
3min

Politique

Audiovisuel public : les nouveaux contrats d’objectifs et de moyens « présentés à l’été au Parlement », affirme Catherine Pégard

Après une commission d’enquête tendue, à l’Assemblée, sur l’audiovisuel public, le président de la commission de la culture du Sénat, Laurent Lafon, regrette que le gouvernement ait abandonné son texte qui créait une holding de l’audiovisuel public. « Je ne crois pas au statu quo », lui a répondu la ministre de la Culture, Catherine Pégard.

Le