Les 30 propositions du Sénat pour le tourisme
Deux millions d’emplois directs et indirects sont menacés dans le secteur du tourisme. En charge de ce dossier au sein de la commission des affaires économiques du Sénat, la sénatrice PS des Hautes Pyrénées Viviane Artigalas, a remis un document au ministre Jean-Baptiste Lemoyne avec trentaine de propositions pour relancer ce secteur, durement touché par la crise sanitaire.

Les 30 propositions du Sénat pour le tourisme

Deux millions d’emplois directs et indirects sont menacés dans le secteur du tourisme. En charge de ce dossier au sein de la commission des affaires économiques du Sénat, la sénatrice PS des Hautes Pyrénées Viviane Artigalas, a remis un document au ministre Jean-Baptiste Lemoyne avec trentaine de propositions pour relancer ce secteur, durement touché par la crise sanitaire.
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Par Flora Sauvage

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Comment sauver la saison touristique cet été ? Viviane Artigalas avoue que c’est « une équation complexe ». La sénatrice PS des Hautes Pyrénées en charge de la cellule tourisme à la commission des affaires économiques a auditionné plus de 35 professionnels du secteur pour trouver une sortie de crise.

Si le tourisme représente 7% du PIB français, il a généré en 2019 près de 170 milliards d’euros. Et près de 90 millions de touristes étrangers viennent chaque année visiter la France. Autant d’étrangers qui ne devraient pas être au rendez-vous cette année à cause des restrictions sanitaires et de la fermeture des frontières. L’exécutif a déjà annoncé une quatorzaine obligatoire pour les voyageurs arrivant de l’étranger, à l’exception des pays de la zone Schengen et du Royaume Uni. Les professionnels s’attendent donc à accueillir des touristes français.

« C’est tout un écosystème qui est impacté »

« C’est tout un écosystème qui est impacté, des restaurateurs aux grossistes, en passant par les hôteliers et les agences de voyage », explique Viviane Artigalas. La perte du chiffre d’affaires du secteur du tourisme est évaluée à 40 milliards d’euros au premier semestre 2020. La crise du Covid 19 représente « un manque à gagner de 75 milliards d’euros pour notre économie », estime la sénatrice des Hautes Pyrénées. Selon Viviane Artigalas, il faudra attendre 2023 pour « revenir à une saison à peu près normale ».

Pour permettre aux travailleurs en première ligne de pouvoir partir en vacances cet été, les sénateurs préconisent la distribution de chèques vacances financés par l’Etat ou les collectivités. A l’image de la région Grand Est qui va distribuer 100 000 chéquiers de 500 euros aux salariés du privé en première ligne, et permettre de relancer le tourisme local, les sénateurs souhaitent favoriser ce dispositif.

Par ailleurs, afin d’éviter que les professionnels du tourisme ne « se retrouvent face à un mur de trésorerie », Viviane Artigalas souhaite que le gouvernement aille plus loin sur les emplois saisonniers afin que ces travailleurs puissent bénéficier du chômage. La sénatrice demande au gouvernement que parmi l’ensemble des mesures de soutien aux entreprises, 20% soient consacrés au tourisme.

#rendeznousnosplages

Alors que le président PS de la région Bretagne, Loïg Chesnais Girard, a rejoint sur Twitter le hashtag « Rendeznousnosplages », estimant qu’« en Bretagne, les plages sont nos parcs et jardins », la réouverture des plages n’est pas prévue avant le 1er juin même dans les départements verts où le virus circule peu. Viviane Artigalas plaide pour que « sous l’autorité des maires et des préfets, les plages puissent rouvrir », sur le modèle espagnol.

En effet, avec la première phase du déconfinement entamé samedi 2 mai, la ville de San Sebastian au Pays basque a mis en place des tranches horaires et des catégories d’âge pour limiter l’afflux sur ses plages. A titre d’exemple à San Sebastian, les activités physiques sont autorisées entre 6h et 10h, ensuite la plage est réservée aux plus de 70 ans, puis vient le tour des familles l’après-midi.

Si l’exécutif craint que l’épidémie se propage avec les flux touristiques, Viviane Artigalas estime qu’il faut « faire confiance aux élus locaux ». « Car il est urgent, pour des raisons sanitaires, de permettre à ceux qui ont été confinés pendant 2 mois, parfois dans des petits appartements, de pouvoir partir en vacances », avance la sénatrice des Hautes-Pyrénées. En attendant un comité interministériel sur le tourisme le 14 mai, le gouvernement recommande aux Français de prévoir des vacances estivales dans l’Hexagone. L’exécutif a donné rendez-vous fin mai pour présenter son plan concernant le tourisme.

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