Les agriculteurs « ont peur » de la politique de Macron, selon Marine Le Pen
Les agriculteurs "ont peur" de la politique d'Emmanuel Macron à leur égard et craignent que le président "n'ait pas le courage ni...

Les agriculteurs « ont peur » de la politique de Macron, selon Marine Le Pen

Les agriculteurs "ont peur" de la politique d'Emmanuel Macron à leur égard et craignent que le président "n'ait pas le courage ni...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Les agriculteurs "ont peur" de la politique d'Emmanuel Macron à leur égard et craignent que le président "n'ait pas le courage ni la volonté de défendre le niveau des subventions" de la politique agricole commune (PAC), a estimé mardi Marine Le Pen.

M. Macron "ferait mieux de retarder un peu son entrée en campagne présidentielle parce que ce dont les agriculteurs ont peur aujourd'hui, c'est de sa politique à lui", a déclaré la présidente du Rassemblement national lors d'une visite au Salon de l'agriculture, à Paris.

Les agriculteurs craignent notamment que le président français "n'ait pas le courage, ni la volonté de défendre le niveau des subventions et ne puisse pas empêcher la baisse massive (du budget) de la PAC au bénéfice d'autres politiques (comme) le Green deal, les migrants...", a ajouté la dirigeante d'extrême droite, entre selfies et visites aux différents stands, s'attardant longuement à ceux de l'Outre-mer, territoires qui avaient très majoritairement placé le RN en tête aux élections européennes.

M. Macron "ferait bien de s'atteler à cela plutôt que d'être dans une démarche purement électoraliste", a cinglé la cheffe du RN, candidate déclarée à l'élection présidentielle de 2022.

Le chef de l'État était revenu vendredi de Bruxelles - où se négociait le budget de l'UE pour 2021-2027 - sans accord sur le maintien de l'enveloppe de la Politique agricole commune (PAC) dont il a fait sa priorité, les 27 pays de l'Union n'ayant pu s'entendre.

"Les agriculteurs sont passionnés mais malheureusement, ils ont le sentiment que le gouvernement a fait une croix sur eux", a dénoncé Mme Le Pen, qui veut "sortir l'agriculture des accords de libre-échange" parce que "la nourriture, c'est un bien particulier".

Marine Le Pen a aussi "jugé très durement le mensonge qui a été fait aux agriculteurs sur le niveau de leur retraite", après que Emmanuel Macron a jugé samedi qu'il était "impossible" de revaloriser les pensions de retraite actuelles des agriculteurs à 85% du Smic.

Un vendeur de cornes de gazelle fabriquées en France propose ses produits à Marine Le Pen: "merci d'y goûter et merci de favoriser la diversité en France, c'est ce que vous aimez, non?". "La diversité ? (...) Moi ce que j'aime, c'est l'emploi français", lui a répondu la cheffe du RN.

Partager cet article

Dans la même thématique

candidat à Paris
8min

Politique

Municipales 2026 : à Paris, la campagne se joue-t-elle désormais à coup de likes ? 

À l’approche des élections municipales de 2026, la campagne parisienne se déploie massivement sur les réseaux sociaux. Vidéos courtes, stratégies d’influence et recours à l’intelligence artificielle redéfinissent les codes de la communication politique locale. Mais derrière la course aux vues, des experts interrogent l’impact réel de ces nouveaux outils sur le vote et la démocratie.

Le

Legislatives 2024:  Bureau de vote
8min

Politique

« A quoi bon aller voter car nous avons une seule liste cette fois ? » : les petites communes face au risque de hausse de l’abstention aux municipales

Les deux tiers des communes, essentiellement celles de petite taille, n’ont qu’une seule liste pour les élections municipales. C’est la conséquence directe de la réforme du mode de scrutin pour les communes de moins de 1000 habitants. Il en découle un autre effet : le risque de voir l’abstention progresser dans ces territoires souvent ruraux. C’est la crainte des élus et des sénateurs.

Le

NUPES : Lancement du Parlement
9min

Politique

Municipales : rupture consommée officiellement entre le PS et LFI… au moins jusqu’au second tour

A l’issue d’un Bureau national, les socialistes ont qualifié les propos récents de Jean-Luc Mélenchon « d’antisémites » et rejettent toute possibilité d’un accord national au premier et au second tour des municipales avec LFI. Les Insoumis dénoncent, eux, l’irresponsabilité de la direction du PS, qui selon eux, fait le jeu de l’extrême droite. Mais au soir du premier tour, LFI et le PS devront faire face à la pression de leurs militants respectifs pour trouver un accord dans les cas où la désunion à gauche conduirait à la victoire de la droite ou l’extrême droite.

Le