« Les aides européennes doivent être visibles pour les citoyens européens » pour la socialiste Sylvie Guillaume
Alors que l’Europe fait face à une crise sanitaire et économique inédite, Sylvie Guillaume, eurodéputée française était l’invitée d’Europe Hebdo cette semaine. Elle milite pour que les aides européennes offrent de nouvelles protections pour les citoyens européens et qu’elles soient mieux coordonnées entre les États membres. 

« Les aides européennes doivent être visibles pour les citoyens européens » pour la socialiste Sylvie Guillaume

Alors que l’Europe fait face à une crise sanitaire et économique inédite, Sylvie Guillaume, eurodéputée française était l’invitée d’Europe Hebdo cette semaine. Elle milite pour que les aides européennes offrent de nouvelles protections pour les citoyens européens et qu’elles soient mieux coordonnées entre les États membres. 
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Par Marie Brémeau

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Plus de 3000 milliards d’euros mobilisés par l’Union européenne et les États membres pour faire face à la crise, « une somme colossale », reconnaît Sylvie Guillaume avant d’ajouter que pour l’essentiel ces crédits sont des « prêts » qui devront être remboursés.

Pour l’eurodéputée socialiste ces aides doivent avant tout servir les citoyens : « Ce sont les citoyens européens qui sont confrontés au chômage, aux baisses d’activités et ils ont donc besoin d’avoir aussi un matelas, un filet de sécurité social qui se mette en place. »

Les enjeux de la reconstruction

Sylvie Guillaume plaide également pour cette relance ait du sens. « Le sens européen, c’est aussi le Green new deal, le sens donc des enjeux climatiques. » Un objectif qui doit être au cœur de la reconstruction européenne souligne-t-elle.

De nombreux défis à relever pour l’Union européenne, qui nécessitent une meilleure coordination au niveau des États membres. La députée européenne se dit très circonspecte face à l’attitude des pays, où « chacun agit à sa guise, avec ses propres intérêts. » Sur la réouverture des frontières, elle attend la même exemplarité de la part des 27 États membres au moment où il va falloir envisager un retour à la normale au sein de l’espace Schengen. « La levée des frontières intérieures doit se faire de manière coordonnée, c’est un travail obligatoire si l’on veut revenir à la normale », conclut l’eurodéputée.

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