Les avantages des ex-présidents de l’Assemblée supprimés progressivement d’ici 2022
Les avantages accordés aux anciens présidents de l'Assemblée nationale seront progressivement supprimés d'ici 2022, selon une...

Les avantages des ex-présidents de l’Assemblée supprimés progressivement d’ici 2022

Les avantages accordés aux anciens présidents de l'Assemblée nationale seront progressivement supprimés d'ici 2022, selon une...
Public Sénat

Temps de lecture :

2 min

Publié le

Les avantages accordés aux anciens présidents de l'Assemblée nationale seront progressivement supprimés d'ici 2022, selon une décision mercredi du bureau du Palais Bourbon, sa plus haute instance collégiale.

"Le Bureau a décidé de supprimer progressivement les facilités dont bénéficient les anciens députés ayant exercé les fonctions de Président de l’Assemblée nationale", a indiqué la présidence dans un communiqué.

Ces avantages en nature (voiture avec chauffeur, un bureau et un collaborateur), accordés pour dix ans, ont un coût potentiel de 330.000 euros par an. Avant 2007, ils étaient accordés à vie aux anciens titulaires du "perchoir".

Leur suppression "sera pleinement effective à compter de la prochaine législature, soit en juin 2022 au plus tard", précise le communiqué.

Il ajoute, en référence au LR Bernard Accoyer (2007-2012) et au socialiste Claude Bartolone (2012-2017), que "les facilités dont bénéficient aujourd’hui deux anciens présidents sont désormais limitées à celles qu’ils utilisent" et qu'"en dehors de ces deux cas, aucune facilité ne sera accordée à un ancien président de l’Assemblée". M. Accoyer notamment n'a ni voiture ni chauffeur.

A l'issue du bureau, Yves Jégo (UAI), nouveau vice-président de l'Assemblée, a salué une solution "raisonnable" avec la garantie "qu'à la fin de la mandature les anciens présidents n'auront plus d'avantage particulier".

L'Insoumise Clémentine Autain a en revanche fait état d'"une discussion assez surréaliste parce que certains trouvaient qu'il fallait maintenir ces privilèges". Elle a indiqué à l'AFP s'être abstenue sur ce point, car "le niveau de maintien est encore trop élevé".

Partager cet article

Dans la même thématique

France Simone Veil
9min

Politique

Bernadette Chirac, l’ancienne Première dame, est morte à 93 ans 

L’épouse du président Jacques Chirac, lui-même disparu en 2019, est morte vendredi 5 juin dans la soirée à 93 ans, annonce sa fille Claude à l’AFP. L’ancienne Première dame qui a progressivement pris la lumière durant les années passées à l’Elysée, a aussi mené une longue carrière d’élue locale, d’abord dans l’ombre de son mari, puis de manière indépendante.

Le

France Missing Girl
7min

Politique

Affaire Lyhanna : « Il y a une chaîne judiciaire qui n’a pas fonctionné, c’est assez accablant », affirme Isabelle Florennes

Depuis les révélations autour du profil de Jérôme Barella mis en examen pour enlèvement et séquestration de Lhyanna dans le Gers le 29 mai, la classe politique jusqu’à Emmanuel Macron pointe les failles de la justice. Les sénateurs attendent que les résultats de l’enquête administrative diligentée par le gouvernement leur soient présentés dans les semaines à venir.

Le

PARIS Gerald Darmanin place Vendome
4min

Politique

Affaire Lyhanna : que dit la circulaire de Gérald Darmanin de 2025 ?

Une semaine après la disparition de la jeune Lyhanna à Fleurance, Gérald Darmanin dénonce les « dysfonctionnements » de l’État dans le suivi du principal suspect, actuellement mis en examen. Le ministre de la Justice fait notamment référence à sa circulaire de politique pénale générale, envoyée en janvier 2025, où il appelait au « traitement prioritaire » des violences sur enfants. Celle-ci n’aurait pas été respectée.

Le