Les avocats de Tariq Ramadan demandent un dépaysement de la procédure

Les avocats de Tariq Ramadan demandent un dépaysement de la procédure

Les avocats de Tariq Ramadan, mis en examen pour viols, ont réclamé le dépaysement de la procédure visant l'islamologue en...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Les avocats de Tariq Ramadan, mis en examen pour viols, ont réclamé le dépaysement de la procédure visant l'islamologue en arguant de dysfonctionnements au préjudice de leur client, selon une demande dont l'AFP a eu connaissance mercredi.

Dans ce courrier adressé au procureur général près la cour d'appel de Paris, ils font valoir que "les investigations utiles à la manifestation de la vérité ne sont pas réalisées" et "les contacts de Monsieur Ramadan avec ses proches et même ses avocats sont limités".

Le dépaysement d'une procédure peut être ordonné par la Cour de cassation, sur requête du procureur général, à son initiative ou à la suite d'une demande des parties. Il peut décider de faire suivre, ou non, cette demande.

Depuis le début de ce scandale, M. Ramadan conteste les accusations portées contre lui pour des faits qui auraient eu lieu dans des hôtels en marge de ses conférences à succès, le 9 octobre 2009 à Lyon et en mars-avril 2012 à Paris.

Dans leurs plaintes et durant leurs auditions, appuyées par des témoignages sous X d'autres potentielles victimes, les deux femmes ont décrit des rendez-vous qui ont soudainement basculé dans des rapports sexuels d'une grande violence sous la contrainte.

Après trois mois d'enquête préliminaire, l'intellectuel musulman a été mis en examen le 2 février à Paris pour viol et viol sur personne vulnérable par trois juges d'instruction, puis incarcéré.

Sa défense dénonce l'absence d'investigations sur une pièce versée au dossier -- une réservation d'avion -- le 6 décembre mais seulement transmise aux enquêteurs début février.

S'appuyant sur ce document, Tariq Ramadan affirme être arrivé à Lyon le 9 octobre 2009 en fin de journée, alors que la plaignante, surnommée Christelle, affirme avoir été violée dans l'après-midi. Selon un participant à la conférence joint par l'AFP, l'intellectuel serait en réalité arrivé plus tôt dans la journée.

La prochaine étape judiciaire dans ce dossier a lieu jeudi, avec l'examen par la cour d'appel de Paris du recours de l'intellectuel contre son placement en détention provisoire.

La semaine dernière, elle avait suspendu sa décision, le temps que soit réalisée une expertise médicale de Tariq Ramadan, qui affirme souffrir de deux pathologies dont une sclérose en plaques. Cette expertise, dont l'AFP a eu connaissance lundi, a jugé son état de santé compatible avec son incarcération et mis en question le diagnostic de ces maladies.

Dans la même thématique

Paris : Deux policiers blesses par balle comissariat 13 eme arrondissment
4min

Politique

Sécurité : que proposent les grands blocs politiques pour les élections législatives ?

Ce lundi 14 juin, la campagne pour les élections législatives s’est ouverte, et les programmes des principales forces politiques ont été dévoilés. La sécurité est au cœur du débat et suscite une attention tout particulière au sein de l’opinion publique. Petit aperçu des différentes propositions et promesses sur ce sujet clivant entre les partis.

Le

Rentree scolaire Ecole Primaire Maternelle Saint-Philippe a Nice
7min

Politique

Législatives anticipées : que proposent les trois blocs sur l’éducation ?

Après le pouvoir d’achat, la sécurité et l’immigration, l’éducation divise les différents candidats aux élections législatives. Si le programme gouvernemental sur l’école est bien connu, les deux autres blocs politiques en lice pour les élections législatives prônent des mesures radicalement opposées.

Le

Paris : Auditions au MEDEF
6min

Politique

Législatives : ces sénateurs tentés par la ligne Ciotti/Bardella

Depuis l’alliance annoncée entre Éric Ciotti et Jordan Bardella aux élections législatives, les sénateurs du groupe LR du Sénat font officiellement bloc derrière la ligne d’autonomie définie par le bureau politique du parti. Mais dans cette campagne éclair, certains expriment leurs divergences. Après les 7 juillet, elles pourraient bien s’accentuer.

Le