Eric Ciotti, député LR, chargé de l'Intérieur au sein de son parti, a affirmé que les "black blocs" constituaient "une association de malfaiteurs à visée terroriste", et les juger doit devenir "une priorité de la politique pénale" du gouvernement, jeudi sur BFMTV.
Au lendemain des violences qui ont émaillé les manifestations du 1er mai, M. Ciotti a affirmé qu'"aujourd'hui, il faut qu'il y ait une réponse judiciaire massive" aux "black blocs".
Les "black blocs" sont "une association de malfaiteurs, au sens du code pénal". "Ils s'entraînent de façon clandestine, ils sont armés, ils ont des visées violentes, c'est même quelque part une association de malfaiteurs à visée terroriste". Vouloir "déstabiliser les institutions de la République, c'est une forme de terrorisme", a-t-il dit.
"Il faut qu'on s'attaque à ce noyau. Il y a 1.000 à 2.000 +black blocs+ dans notre pays, ils sont identifiés, ils sont connus. Il ne faut pas changer le code pénal, il y a tous les outils, il faut simplement avoir la volonté que le garde des Sceaux demande aujourd'hui qu'il y ait une priorité de politique pénale pour s'attaquer à ces groupuscules".
Fiche sur le "black bloc"
AFP
"Il faut qu'il y ait une information judiciaire d'ouverte, c'est au parquet de Paris de prendre ses responsabilités. Il y a des multitudes d'enquêtes, il y a des comparutions immédiates, il y a des sanctions, je ne le conteste pas, mais il faut changer d'échelle, il faut qu'on le fasse préalablement, que ces personnes soient interpellées, soit jugées parce qu'aujourd'hui, c'est une entreprise de l'extrême gauche de déstabilisation de la société", a-t-il insisté.
Après les municipales, les partis politiques regardent déjà en direction des élections sénatoriales, qui se tiennent en septembre 2026. Comme tous les trois ans, la moitié du Sénat sera renouvelé, avec un mode de scrutin très différent selon la taille du département.
Alors que le projet de loi relatif à la lutte contre les fraudes va reprendre son examen devant le Parlement, sept personnes ont été mises en examen, soupçonnées d’une escroquerie pour des soins indus facturés auprès de la CPAM (Caisse primaire d’assurance maladie), pour un montant de 58 millions d’euros.
Pour les sénatoriales de septembre 2026, LFI mise principalement sur le Rhône, après plusieurs victoires aux municipales. « On sera incontournables dans un grand nombre de départements », prévient le député Paul Vannier, responsable des élections de LFI, « pas fermé » à des discussions avec Les Ecologistes. Mais les principales chances de faire élire des sénateurs LFI seront lors du scrutin de 2029. Explications.
Soutien d’Éric Ciotti pendant les municipales, le sénateur LR des Alpes-Maritimes, Henri Leroy, annonce qu’il rejoint l’UDR. Il espère se représenter aux sénatoriales de septembre, cette fois sur « une liste d’union des droites », avec d’autres transfuges, ce qui pourrait bousculer les équilibres dans un département acquis de longue date aux Républicains.