Les candidats à la présidence de LR s’engageront à ne pas se présenter en 2022
Les candidats à la présidence des Républicains (LR) devront prendre "l'engagement moral" de ne pas se présenter à l'élection...

Les candidats à la présidence de LR s’engageront à ne pas se présenter en 2022

Les candidats à la présidence des Républicains (LR) devront prendre "l'engagement moral" de ne pas se présenter à l'élection...
Public Sénat

Temps de lecture :

3 min

Publié le

Mis à jour le

Les candidats à la présidence des Républicains (LR) devront prendre "l'engagement moral" de ne pas se présenter à l'élection présidentielle de 2022 par souci "d'apaisement", a convenu mardi soir la direction du parti qui a subi une déroute aux élections européennes.

"On dissocie l'élection présidentielle du parti (de) l'élection présidentielle de la nation. (...) C'est un engagement moral que l'on demande à nos candidats", a déclaré le président par intérim de LR, Jean Leonetti, à l'issue du bureau politique du parti.

LR traverse une crise profonde depuis sa débâcle au scrutin du 26 mai, où il est arrivé 4e avec 8,48% des voix.

"Ca donne à la fois un apaisement et une respiration dans le parti, tout en sachant que dans la République française chaque personne a le droit de se présenter devant les électeurs", a ajouté M. Leonetti, qui a pris par intérim les commandes de LR après la démission de Laurent Wauquiez mais ne sera pas lui-même candidat à la présidence de LR.

M. Leonetti a aussi annoncé la tenue d'une "convention" sur les "valeurs et les fondamentaux de la droite républicaine", qui se tiendra au siège de LR à Paris fin juin-début juillet, avec les responsables des fédérations, "en accord avec" l'initiative de reconstruction de la droite et du centre lancée par le président du Sénat Gérard Larcher.

Les décisions prises à cette convention "seront validées et débattues (...) dans toutes les fédérations", afin de concevoir une "charte fondamentale des valeurs" de LR à laquelle les candidats à la présidence du mouvement pourront adhérer, a précisé le dirigeant du parti.

"Ca permet d'avoir un débat constructif qui ne va pas interférer avec le débat de l'élection pour la présidence du parti qui, elle, arrivera en octobre", a-t-il fait valoir, après la validation par le bureau politique du calendrier de ce scrutin, prévu les 12-13 octobre et, en cas de deuxième tour, les 19 et 20 octobre.

Le patron des députés LR Christian Jacob, soutenu par des caciques du parti, a indiqué mardi qu'il briguerait la présidence du parti s'il incarnait "une solution" et précisé qu'il n'avait "aucune ambition" pour la présidence de la République. Le député Guillaume Peltier envisage lui aussi de se présenter à ce poste, mais il avait jugé "farfelu" l'hypothèse de ne pas pouvoir briguer en même temps l'Elysée. Bruno Retailleau, patron des sénateurs LR, pourrait aussi se présenter.

A propos des élections municipales de mars 2020, M. Leonetti a jugé "indignes" le "chantage" et le "démarchage" de la majorité auprès de militants ou de maires LR pour qu'ils prennent "l'étiquette" de la République en Marche.

"La situation a atteint une violence inouie ces derniers temps et malheureusement quelques-uns (...) cèdent facilement au chantage ou au phénomène de peur", a-t-il déploré, après l'adoption d'une résolution pour dénoncer ces "pressions". Il a assuré que LR, lui, n'exercerait "aucune pression sur aucun élu local" à ce scrutin.

Partager cet article

Dans la même thématique

Screenshot
5min

Politique

Au Cirque d’Hiver, Pierre-Yves Bournazel s’offre Edouard Philippe et Gabriel Attal pour relancer sa campagne

À un peu plus d’un mois du premier tour des municipales parisiennes, Pierre-Yves Bournazel a sorti l’artillerie lourde. En réunissant Édouard Philippe et Gabriel Attal sur la même scène du Cirque d’Hiver, le candidat centriste tente de redonner de l’élan à une campagne en difficulté, marquée par des sondages poussifs, un déficit de notoriété et le récent départ de son directeur de campagne. Reportage – Paris XIe

Le

Les candidats à la présidence de LR s’engageront à ne pas se présenter en 2022
8min

Politique

OnlyFans, Mym : dans un climat parfois tendu, le Sénat vote un texte contre l’exploitation sexuelle en ligne

Le Sénat a adopté une proposition de loi de la sénatrice LR Marie Mercier, qui vise à lutter contre les « proxénètes 2.0 », qui sévissent sur les plateformes proposant des services sexuels personnalisés. Le texte a été largement modifié, avec la création d’« une nouvelle infraction inspirée de la traite des êtres humains ». Mais cette définition sera inefficace, selon la sénatrice PS Laurence Rossignol, dont les échanges avec la rapporteure Lauriane Josende ont été particulièrement tendus.

Le

Rachida Dati, copyright : Romain David pour Public Sénat
8min

Politique

Police municipale, désendettement, métro… Rachida Dati détaille son programme pour Paris et appelle Pierre-Yves Bournazel au rassemblement

Sommée de quitter le gouvernement d'ici la fin de la semaine, Rachida Dati accélère sa campagne parisienne. Elle a dévoilé mardi 10 février un programme de rupture pour la capitale, marqué notamment par des mesures sur la propreté, la sécurité et la réduction de la dette de la ville. Derrière le socialiste Emmanuel Grégoire dans les sondages, elle exhorte Pierre-Yves Bournazel, candidat de centre-droit, à l'unité pour mettre fin à l'hégémonie de la gauche dans la capitale.

Le

Paris: Questions au gouvernement Assemblee nationale
6min

Politique

La nomination d’Amélie de Montchalin à la Cour des comptes : « Un choix politique en forme de provocation », pour Jean-François Husson

Emmanuel Macron s’apprête à nommer la ministre des Comptes publics, Amélie de Montchalin à la tête de la Cour des comptes. Un choix contesté par les élus de la chambre haute. Si les qualités de la quarantenaire ne sont pas remises en cause, les élus pointent le risque de conflit d’intérêts alors que la Cour des comptes présentera dans les mois à venir un rapport sur l’exécution du budget qu’Amélie de Montchalin a défendu.

Le